"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Mois : avril 2018

Le train Botchan

À Propos

Le train Botchan est un train touristique reproduisant une locomotive du réseau ferroviaire d’Iyo qui fut active à partir de 1888 et pendant 67. Le modèle original était un moyen de transport essentiel des riverains. Le train actuel fonctionne au diesel, sur deux voies ferrées; l’une de Dogo Onsen à Matsuyama, et l’autre de Dogo Onsen à Komachi.

Le nom « Botchan » vient d’un roman éponyme écrit par Natsume Soseki et dont les personnages voyagent sur la locomotive d’origine. La reconstitution évacue de la vapeur par sa cheminée comme une vraie locomotive et fascine les touristes.

Le trajet est à 300 yens à plein tarif, 200 yens pour les enfants.

Accès

Pour accéder au quai, vous pouvez acheter des tickets à proximité de chacune des gares suivantes : Dogo Onsen (réseau Iyo), Matsuyama (réseaux Iyo et JR), ou Okaido (réseau Iyo). Vous pouvez acheter un ticket à l’avance ou alors à l’embarquement. Il peut y avoir de très longues files en pleine saison, auquel cas des tickets numérotés sont distribués.

Sites touristiques Le train Botchan (坊ちゃん列車 / Botchan Train)
Degré de recommandation  
Adresse 愛媛県松山市湊町4-4-1
4 Chome-4-1 Minatomachi, Matsuyama-shi, Ehime-ken
Téléphone, Fax Phone: 089-948-3323
Site web http://www.iyotetsu.co.jp/botchan/
Temps requis 20Minutes
Tarif du billet d’entrée Payant: 300Yen
Langues correspondantes anglais coréen chinois
Saisons recommandées
Printemps (mars-mai)

Été (juin-août) Automne (septembre-novembre)Hiver (décembre-février)

Clientèle cible Famille Enfant (7-17 ans) Adulte (20- ans)

 

 Le site et les blogs

Bon nombre de sites touristiques et de blogs sur le sujet. Peu ou pas d’images sur les manoeuvres de quais et les inversions de sens des machines.

À voir sur les images qui vont suivre.

 

Le Handy travel

Une révolution dans le monde de l’hôtellerie

Un hôtel aujourd’hui se doit d’offrir au monde itinérant,  bien plus qu’une nuit de sommeil.

La plus grande préoccupation pour ce secteur touristique est de maintenir la clientèle sur place en les dirigeant sur les diverses lieux et activités locales.

Le monde hôtelier risque bien de prendre à court terme la place des offices de tourisme avec cette toute nouvelle technologie entièrement gratuite pour le client.

Bien plus que des mots, une visite sur le site opérateur, pour en savoir plus en cliquant sur ce lien

https://www.handy.travel/fr

Un service que notre équipe est actuellement en train de tester pendant son séjour en asie et qui apporte dors et déjà une grande satisfaction. Un annuaire très complet de la ville, et de son environnement, dans le creux de la main.

Le plus de cet outil est qu’il est multilingue, …. et même en « français ».

Fukushima, triste anniversaire

Fukushima, triste anniversaire

31 MARS 2018

PAR OLIVIER CABANEL BLOG : LE BLOG DE OLIVIER CABANEL

Voilà déjà 7 longues années que la pire des catastrophes nucléaire s’est produite, le 11 mars 2011, à Fukushima, au Japon…Tepco tentant tout d’abord, pendant de longues semaines, de cacher la triste vérité.

Sans doute porté par une prémonition, j’écrivais, dans un article intitulé « Tchernobyl, drôle d’anniversaire, : « Si les manœuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura comme à Tchernobyl fusion du cœur, explosion, et dissémination dans l’atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies »…une demi-heure après avoir écris ces lignes, la fusion des réacteurs était devenue réalité.

Il est intéressant de relire les commentaires de quelques nucléocrates, qui, jusqu’au bout, tenteront de minimiser la situation, et j’attends encore leurs plus plates excuses…

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

De multiples problèmes ne sont toujours pas résolus…l’eau contaminée s’accumule, une partie à rejoint l’océan, avec les dommages que l’on peut imaginer, car, selon la règle du plus gros mangeant le plus petit, les premiers ont accumulé des doses radioactives posant un vrai problème de santé à ceux qui vont s’aventurer à les consommer.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/07/30/carte-nucleaire-fukushima.jpg?width=426&height=212&width_format=pixel&height_format=pixel

Cette image montre la quantité de déversements déjà effectués.

La contamination de la chaine alimentaire ne cesse de causer des dommages, et on trouve 40% d’espèces impropres à la consommation, selon les normes japonaises qui ont déjà été baissées. lien

Le consommateur a pris conscience du danger, et malgré les propos rassurant des laboratoires japonais, lesquels affirment que la contamination des poissons ne dépasse pas les normes, les poissons ne se vendent pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire.lien

http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/jpg/chaine_alimentaire_contaminee-58706.jpg

D’ailleurs d’autres constats sont encore moins rassurants.

Ainsi, des scientifiques ont constaté, dès le mois de juin 2015, une élévation de la radioactivité sur la Côte Ouest des Etats-Unis, notamment en Césium 137, et en Strontium 90, ce dernier capable de provoquer des cancers des os, et du sang.

Extrait : « les radiations dans le poisson sont si terribles que le poisson sauvage pêché en Alaska, le Hareng du Pacifique, et le poisson blanc Canadien ont été trouvé en sang, avec des tumeurs cancéreuses tout au long du corps ». lien

http://www.finalscape.com/wp-content/uploads/2017/03/fukushima.jpg

Un groupe d’étude s’est occupé de la question, et Nicolas Fisher, de l’Université Stony Brooks (état de New York) confirme la présence de césium 134 et de césium 137.

Daniel Madigan, l’écologiste qui a dirigé l’étude affirme : « le thon emmagasine le maximum de radiation et l’apporte à travers le plus grand océan du monde. Nous étions vraiment surpris de voir cela dans son ensemble et encore plus surpris de voir le taux mesuré dans chacun des poissons ».

Pas étonnant dès lors que les japonais, et pas seulement eux, éprouvent quelque appréhension à consommer du thon, ce qui on s’en doute est dommageable au commerce japonais, et la situation ne risque pas de s’améliorer, vu que le césium 137 à une période (demi-vie) de 30 ans, c’est dire qu’il va poser un problème pendant au moins un siècle… lien

Or les techniciens de Fukushima, au-delà de ce qui déjà été rejeté dans l’Océan, se trouvent devant un stock d’un million de tonnes d’eau radioactive, et ils ont le projet de le rejeter progressivement dans l’Océan, en assurant qu’ils pouvaient traiter cette eau, a part le Tritium. lien

Encore faut-il que ce soit possible, car jusqu’à présent les tentatives de traitement de cette eau ont toutes échoué…

Areva avait en 2014 proposé un dispositif de décontamination, que Tepco a finalement décidé d’abandonner, vu le peu de résultats. lien

Quant aux robots divers et variés qui ont tenté d’intervenir pour au moins savoir l’état des fonds de cuve dévastés, le taux de radiation est si élevé qu’il empêche toute mission de longue durée, et a part les quelques images glanées récemment par l’un d’eux, avant de tomber en panne, on ne peut pas dire que les opérations aient été couronnées de succès. lien

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2017/07/20/cover-r4x3w1000-5970aaf98fef1-170719-06.jpg

Sur le chapitre des finances et des milliards déjà dépensés, tout comme ceux à venir, on atteint des sommets.

En octobre 2016, une estimation très optimiste du démantèlement faite par les autorités japonaises dépassait 17 milliards d’euros, contredisant celle de 2014. lien

En effet,  le gouvernement japonais l’avait déjà estimé à 42 milliards d’euros, alors que Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’Université Ritsumeikanavait multiplié par 2 le chiffre initial, soit 80 milliards d’euros. lien

Depuis, les milliards ont fait des petits, car en ajoutant au prix du démantèlement celui du dédommagement des riverains et de la décontamination de l’environnement, la facture grimpe à 170 milliards. lien

Et encore faudrait-il que la décontamination soit possible…

Pas étonnant dès lors que, contre l’avis du premier ministre japonais, la très grande majorité des citoyens nippons ne veulent plus entendre parler du nucléaire.

La sortie du nucléaire n’est pas seulement demandée par le peuple, mais aussi par le prince Akishino, son épouse Kiko, appelant à manifester pour s’opposer à l’atome, soutenus par les anciens premiers ministres Junichiro Koizumi, Mohiriro Hosokawa, et même Naoto Kan, celui-là même qui dirigeait le pays au moment de la catastrophe. lien

Et où en sommes-nous en France ?…

Les promesses du grenelle de l’environnement censées promouvoir le remplacement du nucléaire par les énergies propres ont fait long feu…lien

Des EPR sont prévus pour remplacer les vieilles centrales, alors qu’ils ont couté au moins 3 fois plus cher que prévu…celui de Flamanville est doté d’une cuve dont l’acier pose quelques problèmes, ce qui n’a pas empêché l’autorité de sécurité de le valider. lien

Récemment, l’ASN (autorité de sureté nucléaire) a validé un générateur de vapeur défectueux à Fessenheim…alors que la centrale doit être bientôt fermée. lien

Ne parlons pas des autres vieilles centrales qui subissent des pannes à répétition, des fuites, équipées de tuyauteries rouillées… lien

A Bugey, à 30 km de Lyon, Une nouvelle fuite a été signalée le 7 mars. lien

Ce qui fait dire à d’honorables responsables, qu’un accident nucléaire grave n’est plus à écarter en France, le président de l’ANCCLI (association nationales des comités et commission locales d’information), Jean Claude Delalonde en l’occurrence, ayant déclaré : « en France, les conséquences d’un accident nucléaire pourraient être pires qu’à Tchernobyl ou Fukushima ». lien

Alors que Hulot a reculé sur l’objectif de la transition énergétique (lien), Macron va aux Indes pour vendre des EPR…mais il ne communique que sur le photovoltaïque. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le feu qui te brûlera c’est celui qui te chauffe ».

Le 13 mars, une émission tv sur le sujet ici (à 14h40)

Le dessin illustrant l’article est de Cabu

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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