Dans la zone d’évacuation de Fukushima, des porcs domestiques se sont croisés avec des sangliers sauvages. Les hybrides porc-sanglier de Fukushima révèlent un mécanisme génétique inattendu.
Quand un écosystème se retrouve brutalement vidé de toute présence humaine, la nature reprend ses droits de manière imprévisible. Les animaux domestiques abandonnés peuvent alors se mêler aux populations sauvages et bouleverser des équilibres génétiques anciens. C’est exactement ce que prouvent les hybrides porc-sanglier de Fukushima, nés d’un croisement massif et involontaire après la catastrophe nucléaire de 2011.
Des porcs domestiques libérés par la catastrophe
Après l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi en mars 2011, les habitants ont évacué la zone en urgence, laissant derrière eux leur bétail. Des porcs domestiques se sont alors échappés et ont rencontré les sangliers sauvages qui peuplaient déjà la région. En l’absence de barrières humaines, les deux espèces se sont reproduites ensemble à grande échelle. Selon l’étude parue dans le Journal of Forest Research, cette hybridation constitue l’un des plus importants croisements documentés entre porcs et sangliers.
Le professeur Shingo Kaneko, de l’université de Fukushima, a analysé 191 sangliers et 10 porcs domestiques collectés entre 2015 et 2018. Son équipe a comparé deux types de marqueurs génétiques. D’un côté, l’ADN mitochondrial, transmis exclusivement par la mère. De l’autre, l’ADN nucléaire, hérité des deux parents. Cette double lecture a permis de retracer précisément l’origine maternelle ou paternelle des gènes domestiques chez chaque animal.
Les hybrides porc-sanglier de Fukushima éliminent leurs gènes domestiques plus vite que prévu
Le résultat s’avère contre-intuitif. Les animaux portant l’ADN mitochondrial de truie, donc nés d’une lignée maternelle domestique, présentaient paradoxalement très peu de gènes porcins dans leur ADN nucléaire. Autrement dit, les lignées maternelles domestiques ont accéléré la disparition de leurs propres gènes plutôt que de les préserver. En effet, de nombreux hybrides se trouvaient déjà à plus de cinq générations du croisement initial, un rythme bien plus rapide que le cycle annuel de reproduction du sanglier.
L’explication tient au rythme reproductif. Les truies domestiques peuvent se reproduire plusieurs fois par an, contrairement aux laies sauvages qui n’ont qu’une portée annuelle. Ce trait, hérité par la lignée maternelle, a multiplié les générations. À chaque nouvelle portée croisée avec un sanglier, la part d’ADN porcin diminuait de moitié. Désormais, la majorité des hybrides sont génétiquement presque indiscernables des sangliers purs.
En d’autres temps, la déclaration d’Ursula von der Leyen selon laquelle réduire la part du nucléaire en Europe avait été une « erreur stratégique » aurait suscité de vifs débats. Mais, en ce début d’année 2026 où l’Europe redoute que les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz viennent durablement amplifier les effets de la guerre en Ukraine, l’affirmation s’apparente davantage à un constat.
By Thierry QuennehenPublished on 3 avril 2026 5h30
86%En France, le nucléaire représente 86 % de la production électrique d’EDF
Partout dans le monde, les grandes puissances se tournent en effet de nouveau vers l’énergie nucléaire. Le Japon a engagé le redémarrage de réacteurs mis à l’arrêt à l’occasion du quinzième anniversaire de l’accident de Fukushima. À l’autre bout du monde, la centrale nucléaire de Palisades, sur les bords du lac Michigan aux États-Unis, devrait être la première du pays à être remise en service après une fermeture définitive, survenue en 2022.
Derrière ces décisions, l’indépendance énergétique, mais aussi le besoin de répondre à la croissance de la consommation d’électricité des data centers.
La tendance est bien sûr antérieure au conflit récent au Moyen-Orient, mais celui-ci pourrait l’accélérer. Comme l’a justement souligné Seth Grae, dirigeant du spécialiste du combustible nucléaire Lightbridge, 2026 pourrait être un moment comparable aux chocs pétroliers des années 1970, qui avaient conduit de nombreux pays à développer les parcs nucléaires sur lesquels ils s’appuient encore aujourd’hui.
En outre, deux facteurs convergent pour rendre ce moment potentiellement décisif.
Un effort de construction de plus en plus reproductible
D’abord, la performance en matière de construction s’améliore, en particulier lorsque les réacteurs sont développés en série plutôt que comme des projets uniques. La France a adopté cette approche avec son programme de trois paires de réacteurs EPR2, qui pose les bases d’une véritable répétabilité industrielle. EDF anticipe une réduction de 30 % des coûts unitaires et de 32 mois des délais entre le premier et le dernier réacteur, grâce à l’intégration systématique des retours d’expérience.
La même logique est à l’œuvre en Chine. La construction de réacteurs standardisés par paires a permis de ramener le délai entre le « premier béton » et la connexion au réseau à 6,3 ans en moyenne, contre environ 9 ans au niveau mondial. Sur une décennie, cette approche a permis la mise en service de 37 réacteurs.
Ensuite, les capacités numériques changent la donne. Les programmes français et chinois s’appuient tous deux sur des jumeaux numériques, qui constituent l’ossature de dizaines d’applications logicielles critiques.
Le potentiel significatif des réacteurs numériques
Contrairement à ce que laisserait penser une recherche sur Google Images, le jumeau numérique d’une centrale nucléaire n’est pas un simple outil de visualisation 3D. À son niveau le plus avancé, il constitue un environnement de simulation en temps réel, capable de refléter le comportement d’une installation physique, d’anticiper les besoins de maintenance avant l’apparition de défaillances et de modéliser des phénomènes complexes sans les risques des essais réels.
Des travaux récents de chercheurs de l’Institut Chinois de l’Energie Nucléaireproposent un modèle de maturité en cinq niveaux, allant de simples représentations virtuelles à des environnements opérationnels autonomes. Ils identifient dix cas d’usage couvrant l’ensemble du cycle de vie d’une centrale. En phase de conception et de construction, les jumeaux numériques permettent d’optimiser les implantations, de détecter les conflits et de planifier les séquences de chantier, ce qui réduit les reprises et raccourcit les délais. Lors de la mise en service, ils autorisent des essais virtuels avant démarrage, ce qui diminue les risques et réduit la durée du chemin critique.
En exploitation, les usages sont directement reliés à la performance, notamment via la surveillance des équipements et la maintenance prédictive. En combinant modèles physiques et données d’exploitation, par exemple via leur intégration avec un système d’EAM, les jumeaux numériques détectent les premiers signes de dégradation de composants critiques tels que les pompes, les vannes ou les générateurs de vapeur. La maintenance passe ainsi d’une logique purement calendaire à une approche où les opérateurs peuvent prioriser les interventions sur la base des risques.
Ces opérateurs humains restent en effet incontournables : dans un environnement fortement régulé, les jumeaux numériques et les modèles d’IA éclairent les décisions sans s’y substituer et l’idée d’une centrale pleinement autonome reste du domaine de la science-fiction. En revanche, au vu du niveau de maturité actuel des jumeaux numériques de centrale, la possibilité de simuler différents scénarios et de bénéficier d’une véritable aide à la décision représente déjà un progrès notable.
Cet apport est d’autant plus déterminant que la durée de vie des installations est longue. Les réacteurs actuels visent des durées d’exploitation de soixante ans, voire davantage. Les jumeaux numériques rendent cet objectif atteignable en intégrant la maintenabilité dès la conception, plutôt que de la corriger a posteriori. À l’échelle du cycle de vie, les économies potentielles se chiffrent en milliards. Au-delà du moment géopolitique
Même si le contexte est fortement favorable au nucléaire, la filière nucléaire sait devoir rester mesurée. D’une part parce que les réacteurs construits aujourd’hui n’auront pas d’effet sur la crise énergétique actuelle, et d’autre part parce que l’opinion publique à l’égard du nucléaire a connu des cycles et qu’il serait naïf de penser que la faveur actuelle ne fluctuera pas.
Il n’en demeure pas moins que le nucléaire n’a pas bénéficié d’un tel alignement de facteurs depuis des décennies. En Europe en particulier, peu d’alternatives permettent de répondre à la hausse de la demande électrique tout en restant décarbonées, économiquement viables et stratégiquement autonomes et en ayant fait le travail nécessaire pour prendre en compte les aléas climatiques.
Le parallèle avec les années 1970 est tentant. Alors comme maintenant, l’essor du nucléaire était le fruit d’une technologie arrivée à maturité et d’une rupture géopolitique. Dans les années 1970, les réacteurs à eau pressurisée et à eau bouillante s’imposaient comme des solutions industrialisables, tandis que l’approvisionnement en uranium se structurait en filière fiable et sécurisée.Aujourd’hui, une nouvelle étape pourrait s’ouvrir avec le « réacteur numérique », au moment où la construction se structure et que jumeaux numériques, systèmes EAM et intelligence artificielle apportent des gains opérationnels tangibles.
Ce moment est aussi le fruit d’un effort de long terme. À un coût élevé, les exploitants ont tiré les enseignements de Fukushima et renforcé la résilience des installations face à des événements extrêmes. Parallèlement, l’écosystème nucléaire poursuit ses travaux sur la fusion, avec des projets tels qu’ITER ou CEA, qui visent à ouvrir une nouvelle frontière énergétique.
Ainsi, ce regain d’intérêt n’est ainsi pas seulement une affaire de géopolitique. Il s’inscrit dans la continuité de décennies de travail et de rigueur opérationnelle qui font aujourd’hui du nucléaire l’un des meilleurs candidats pour une énergie abondante, indépendante et bas-carbone.
Le Japon entame le premier rejet en mer de l’année fiscale 2026
Le Japon a entamé jeudi la première phase de rejet en mer des eaux usées contaminées par la radioactivité provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, dans le cadre de l’année fiscale 2026, entamée le 1er
Selon l’exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power Company (TEPCO), il s’agit de la 19e phase de rejet en mer depuis le début de l’opération en août 2023.
Au cours de cette phase, qui s’étendra jusqu’au 20 avril prochain, environ 7.800 tonnes d’eaux usées seront rejetées, a-t-il indiqué
Le fournisseur d’électricité prévoit de rejeter au total 62.400 tonnes d’eau contaminée en huit phases au cours de l’année fiscale 2026
Frappée par un séisme de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima a subi des fusions de cœur qui ont entraîné des rejets radioactifs, provoquant un accident nucléaire de niveau 7, le plus élevé sur l’Echelle internationale des événements nucléaires et radiologiques
Malgré l’opposition de pêcheurs locaux, d’habitants et au sein de la communauté internationale, le rejet en mer des eaux contaminées par la catastrophe nucléaire de Fukushima a commencé en août 2023. A ce jour, environ 141.000 tonnes d’eaux usées ont été déversées en mer
Déclaration d’Emmanuel Macron sur France-Inter : » Si les Français ne peuvent plus aller travailler à cause du prix du carburant, il faudrait remettre en place le télétravail… ».
Ils sont forts.Très forts. Très très FORTS !
Le carburant flambe, il fait des pointes comme un dealer en fin de mois, et eux, tranquillement, ils te regardent droit dans les yeux et te sortent :
“Faites du télétravail et faites pas chier.”
Le gars qui te dit ça brûle plus de kérosène en une matinée que toi en une année MAIS BON vu qu’on vit dans un monde d’une logique implacable…
Télétravail. Ah ben oui. Évidemment. Fallait y penser.
Donc le problème, c’est pas que le litre tape les 2 balles 50. Non non.
Le problème, c’est que t’as encore l’audace de te déplacer prolo !
On va bientôt te facturer l’envie de bouger, comme un supplément bagage chez Ryanair tu VAS PLUS RIEN COMPRENDRE…
On vit une époque formidable. FORMIDABLE. Le prix monte, et c’est toi qu’on descend.
Un peu comme ces restaurants où la note augmente mais les portions disparaissent. Avant, quand un produit devenait trop cher, on cherchait à faire baisser le prix. Maintenant, on t’explique comment t’en passer.
C’est Marx qui doit danser la polka dans son caveau !
Prochaine étape :
“Si vous ne pouvez plus vous chauffer, pensez à vibrer intérieurement.”
Ou MIEUX: Pense à te frictionner avec tes factures, frotte bien, ça chauffe autant et ça pique pareil. Parce que c’est ça leur logique. Une logique de comptable sous Xanax: on ne règle pas les problèmes, on les contourne… en supprimant les gens dedans. MAGIQUE.
Comme si pour régler les embouteillages, on supprimait les voitures… mais en gardant les péages.
Le maçon ? Télétravail. Il fait les fondations en Wi-Fi. C’est pas comme ça qu’ils ont fait les pyramides en Égypte P’TAIN ?! Il te monte un mur en PDF avec option pièce jointe et béton compressé en .zip. GÉNIE !
Le routier ? Télétravail. Il livre en visio. “Votre colis est en cours de téléchargement, merci de patienter sur l’aire de repos virtuelle.” GÉNIE !
L’ouvrier ? Télétravail.
Il serre des boulons sur Excel. Ctrl + S pour sécuriser la vis, Ctrl + Z si la clé ripe. GÉNIE !
L’infirmière ?
Télétravail. Elle envoie les piqûres en recommandé avec accusé de réception.
“Merci d’ouvrir le vaccin avec Adobe Reader.” GÉNIE !
L’ASH à domicile ? Télétravail. Elle met une caméra chez les vieux et les drive à distance. Désinfection en visio. Chiffon en pièce jointe. GÉNIE.
Le serveur ? Télétravail.
Il t’envoie ton café en JPEG et te demande si tu le veux allongé en conf-call.
GÉNIE.
Le coiffeur ? Télétravail. Il te fait un dégradé via filtre Instagram, avec option coupe mulet en réalité augmentée. GÉNIE.
Le pompier ? Télétravail. Il souffle sur les flammes via micro, “désolé on a une légère latence”. GÉNIE.
Le garagiste ? Télétravail. Il change ta courroie en tutoriel YouTube et te facture le lien. GÉNIE.
Le boulanger ? Télétravail.
Il t’envoie la baguette en NFT, croustillante mais uniquement sur écran. GÉNIE.
On est pas loin de voir un chirurgien opérer sur Teams avec une souris Logitech et un clavier claqué. “Scalpel… ah non pardon, j’ai un bug, ça a coupé, reconnectez-vous BORDEL ! « .
Et puis j’adore le discours moral derrière toute cette soupe:
“ Faites un effort merde quoi, c’est la War quand même hein ! « . Toujours les mêmes qui doivent faire des efforts. Les mêmes qui comptent les centimes à la pompe pendant que d’autres comptent les millions à la virgule près.
Les mêmes à qui on demande de serrer la ceinture pendant que d’autres changent de Smokard Armani à six smics pièce ! On te parle de sobriété Mais jamais de modération chez ceux qui encaissent. La sobriété pour les uns, le champagne 12 ans d’âge pour les autres, chacun son régime. On te parle d’écologie… Mais surtout d’écologie du pauvre.
Une écologie où ton geste compte… surtout quand il compense celui des autres. Une écologie où toi tu dois couper, réduire, limiter… pendant que les décisions, elles, continuent de rouler plein pot. Les gars font dix fois le tour du Monde dans la semaine mais c’est toi avec ta Clio 2 et tes 5 bornes pour aller trimer qui flingue la couche d’Ozone et qui bute les ours polaires sur la Banquise. FOR CHHHHUUUURE ! Comme un régime imposé au passager pendant que le chauffeur s’enfile le buffet.
C’est plus de la gestion, c’est du bricolage émotionnel. Du scotch sur une fuite nucléaire. On te transforme en solution pour éviter de traiter le problème. T’es plus un citoyen, t’es devenu un citron. Un citron qu’on presse de toutes ses forces. Et le plus beau dans tout ça ? C’est que c’est présenté comme du bon sens. Comme si c’était aussi évident que de payer plus pour avoir moins. Comme si demain, on allait te dire : “Si vous ne pouvez plus faire vos courses… essayez de moins manger.” “Si votre loyer augmente… essayez de dormir moins souvent chez vous.” “Si votre voiture consomme trop… marchez plus vite.” On déplace le curseur doucement. Toujours doucement. Comme une anesthésie mal dosée. Tu sens encore la douleur, mais on t’explique que c’est pour ton bien. Qu’il faut du temps. Eux, ils ont tout le temps qu’il faut mais NOUS… Et toi, au milieu de tout ça, tu continues. Tu bosses. Tu payes. Tu ajustes. Tu deviens expert en système D, Doctorant en débrouille-de-la-démerde, Major de promo en “ oh, on fera avec ! ”. Parce que t’as pas le choix. Et eux, ils appellent ça une solution. Bizarre comme c’est BIZARRE. Non. Ça, c’est pas une solution. C’est un aveu. Un aveu qu’ils préfèrent adapter ta vie… plutôt que de corriger leurs décisions économiques qui nous tuent à petit feu. Un peu comme repeindre une fissure au lieu de réparer le mur. Et le pire, c’est que ça tient. Ça tient parce que c’est dit calmement. Parce que c’est emballé proprement. Parce que c’est servi avec des mots polis. Du velours sur une claque. Mais au fond, le message est simple : “Démerde-toi.”
Alors oui… fais du télétravail. Reste chez toi. Consomme moins. Bouge moins. Respire moins tant qu’on y est. Oublie de respirer même ça rendra service. Et pense à sourire, ça ne consomme pas encore de carburant. Hein. Sois poli et ferme la. MERCI t’es sympa. Et surtout… pose pas trop de questions. Parce qu’à force de t’expliquer que la solution, c’est de disparaître un peu…un jour, ils vont finir par comprendre que le vrai problème, c’est pas que tu consommes trop…c’est que t’existes encore.On résiste. La bise à tous
Une décennie de résilience écologique dans les zones d’exclusion
Japon – Agence de presse Ekhbary
Les zones évacuées de Fukushima, autrefois synonymes de catastrophe, grouillent désormais d’une faune diversifiée, offrant un témoignage inattendu de la capacité de la nature à s’adapter et à prospérer même sous l’ombre de la contamination radiologique. Une nouvelle recherche révèle un écosystème vibrant qui prospère en l’absence d’activité humaine, près de dix ans après l’incident nucléairedévastateur
Une étude complète, menée par des scientifiques de l’Université de Géorgie, a révélé des preuves irréfutables de populations robustes de faune sauvage dans toute la zone d’évacuation de Fukushima. En utilisant un vaste réseau de caméras à distance, les chercheurs ont documenté plus de 20 espèces distinctes, y compris des chiens viverrins, des sangliers, des macaques japonais, des faisans, des renards et des lièvres, établissant un rebond écologique remarquable dans des zones autrefois densément peuplées par les humains.
Les événements catastrophiques du 11 mars 2011 ont à jamais modifié le paysage du nord-est du Japon. Un colossal tremblement de terre de magnitude 9,0 a déclenché un tsunami dévastateur, coûtant la vie à plus de 20 000 personnes et déplaçant des centaines de milliers d’autres. Les fusions ultérieures à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont libéré d’importantes quantités de matériaux radioactifs, nécessitant l’évacuation de plus de 100 000 habitants et la création d’une vaste zone d’exclusion. Bien que le coût humain ait été immense, ces zones désormais désertes sont paradoxalement devenues des havres pour une variété d’espèces animales, remettant en question les perceptions conventionnelles de la récupération environnementale dans les paysages post-nucléaires.
James Beasley, professeur associé au Savannah River Ecology Laboratory et à la Warnell School of Forestry and Natural Resources, a souligné l’importance de ces découvertes. « Nos résultats représentent la première preuve que de nombreuses espèces de faune sauvage sont maintenant abondantes dans toute la zone d’évacuation de Fukushima, malgré la présence de contamination radiologique », a déclaré Beasley. Cette déclaration souligne un changement critique dans la compréhension de la façon dont les écosystèmes réagissent aux perturbations anthropiques graves, en particulier lorsque la présence humaine est brusquement supprimée.
La méthodologie de recherche était méticuleuse, impliquant 106 sites de caméras placés stratégiquement dans trois zones distinctes : les zones avec les niveaux de contamination les plus élevés où l’accès humain était strictement interdit, les zones avec des niveaux de contamination intermédiaires où l’activité humaine était restreinte, et les zones où l’habitation humaine était autorisée. Sur une période de 120 jours, ces caméras ont capturé un nombre étonnant de 267 000 photographies, brossant un tableau détaillé de la résurgence du règne animal.
Parmi les observations les plus frappantes, on note la prolifération des sangliers. Un nombre impressionnant de 46 000 images de sangliers ont été enregistrées, dont plus de 26 000 ont été capturées dans les zones complètement inhabitées. En contraste frappant, seulement environ 13 000 images ont été prises dans les zones restreintes et à peine 7 000 dans les zones actuellement habitées. Ces données suggèrent fortement que l’absence de perturbation humaine, plutôt que la présence de radiations, est le principal moteur de l’augmentation de l’activité de la faune dans la zone d’exclusion. Des tendances similaires ont été observées pour d’autres espèces comme les chiens viverrins, la martre japonaise (un animal ressemblant à une belette) et les macaques japonais, qui ont également montré des nombres plus élevés dans les territoires inhabités ou restreints.
Beasley a approfondi la dynamique écologique en jeu, soulignant comment les espèces généralement « en conflit » avec les populations humaines – comme les sangliers, connus pour la destruction des cultures et l’agression potentielle – ont prospéré le plus remarquablement dans les régions évacuées. Ce phénomène indique une désescalade du conflit homme-faune, permettant à ces animaux d’étendre leurs aires de répartition et leurs populations sans les pressions de la chasse, de la destruction de l’habitat ou de la compétition directe pour les ressources.
L’étude de Fukushima établit des parallèles avec les observations à long terme de la zone d’exclusion de Tchernobyl, un autre site d’un grave accident nucléaire où la faune, y compris les loups, les élans et les ours, a également prospéré au cours des décennies suivant la catastrophe. Les deux cas suggèrent une interaction complexe entre l’exposition aux radiations et les puissants avantages écologiques découlant de la suppression des pressions humaines. Bien que la recherche de Fukushima surveille de manière exhaustive l’impact radiologique sur les populations de faune sauvage dans leur ensemble, les scientifiques notent prudemment qu’elle ne fournit pas d’évaluation de la santé des animaux individuels. Des investigations supplémentaires sur les impacts cellulaires et génétiques seraient nécessaires pour comprendre pleinement les conséquences biologiques à long terme pour ces espèces résilientes.
Publiée dans la prestigieuse revue Journal of Frontiers in Ecology and the Environment, cette étude révolutionnaire contribue de manière significative à notre compréhension de la récupération des écosystèmes, des interactions homme-faune et du pouvoir durable de la nature. Elle sert de puissant rappel que si l’humanité est aux prises avec les conséquences de ses erreurs technologiques, le monde naturel trouve souvent sa propre voie remarquable vers la résurgence, transformant les sites de tragédie en sanctuaires inattendus.
Photo prise le 22 août 2023 montrant la plage de Tsurishihama couverte de mauvaises herbes dans la ville de Shinchi, dans la préfecture japonaise de Fukushima. (Xinhua/Zhang Xiaoyu)
La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.
TOKYO, 25 mars (Xinhua) — La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.
Selon TEPCO, la centrale a procédé à sept cycles de rejet au cours de l’exercice 2025, qui s’est déroulé d’avril 2025 à mars 2026. Les eaux usées déversées dans l’océan contenaient environ 16.000 milliards de becquerels de tritium radioactif.
La société prévoit de procéder à huit cycles de rejet au cours de l’exercice 2026, pour un volume total estimé à environ 62.400 tonnes.
Malgré les inquiétudes et l’opposition généralisées de la communauté internationale, le Japon a unilatéralement lancé le rejet en mer des eaux contaminées de la centrale en août 2023. A ce jour, 18 cycles de rejet ont été effectués, avec un volume cumulé d’environ 141.000 tonnes rejetées en mer.■
Photo panoramique de l’espace en dessous du trou (créée en assemblant des captures d’écran)
La compagnie Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a diffusé le 19 mars 2026 des images montrant un trou dans la cuve du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Ces images ont été prises par une caméra embarquée sur un drone miniature. C’est la première fois que le fond de la cuve du réacteur 3, qui a subi une fusion du cœur, est filmé d’aussi près. La cuve est la partie centrale du réacteur, où le combustible nucléaire réagit pour chauffer l’eau. Les images montrent des structures délabrées recouvertes de corium (combustible et matières fondues). Les investigations se sont déroulées du 5 au 19 mars.
Ces images exceptionnelles ont été enregistrées par des micro-drones de seulement 12 x 13 centimètres et pesant 95 g chacun, déployés afin de recueillir des données visuelles, radiologiques et structurelles à l’intérieur du réacteur n° 3. Volant un par un, les drones télécommandés ont été manœuvrés avec précaution autour des équipements endommagés et des débris pour atteindre l’enceinte de confinement primaire et le fond de la cuve sous pression.
Plan du 1er niveau de l’enceinte de confinement de l’unité 3. Les numéros renvoient aux prises de vues ci-dessous.
Repère 1 : porte d’accès à la cuve de confinement (Entrée X2)
Repère 2 : entrée X1-B de l’enceinte de confinement
Repère 3 : entrée pour accéder à l’intérieur du socle
Repère 4 : porte X1-A
Repère 5 : intérieur du conduit X-6
Repère 6 : vue intérieure du socle depuis son entrée : on aperçoit la plateforme effondrée en bas de l’image et le support du mécanisme de contrôle des barres de commandes en haut
Le 14 mars 2011, le fond de la cuve en acier du réacteur 3, qui a un diamètre intérieur de 5,5 mètres et une épaisseur de fond de 14 centimètres, avait fondu sous l’effet de la chaleur du combustible incontrôlable. Des dépôts de corium sont visibles partout, de couleur orangée à brunâtre et en forme de stalactites ou de grappes, suspendus à une structure supportant le mécanisme d’entraînement des barres de contrôle au fond de la cuve. Selon le journaliste Takeshi Yamakawa, une inspection à l’aide d’un robot sous-marin avait confirmé en 2017 qu’un tuyau de 28 centimètres de diamètre (le tube guide de la barre de contrôle), qui aurait dû se trouver à l’intérieur de la cuve, était tombé au fond, révélant ainsi la formation d’un trou assez important. Cependant, au vu des images et vidéos de cette dernière inspection, il est plus juste de dire que le fond s’est effondré, plutôt que simplement que le trou était « assez important ».
Explications provisoires de Tepco ci-dessous (traductions automatiques) :
Précisions :
RPV signifie « reactor pressure vessel » : cuve sous pression de réacteur
CR signifie « control rod » : barre de contrôle (ou « tige de commande » sur le schéma du réacteur)
CRD signifie « Control Rod Drive » : mécanisme de contrôle des barres de commandes. De l’eau peut être injectée dans le réacteur à travers les tubes guides des barres.
Par ailleurs, les traducteurs utilisent le mot « piédestal » pour « pedestal » en anglais. Je traduis habituellement par « socle ». C’est un mur cylindrique en béton armé qui supporte la cuve du réacteur.
Enfin, « dépôts » et « adhésions » sont des mots utilisés par Tepco pour nommer pudiquement le corium qui a crépi toutes les structures, sans doute lors du meltdown et des explosions.
Dans l’image ci-dessus, on observe le dessin en pointillé d’un grand trou de 2 m de diamètre. Tepco a pris soin de ne pas diffuser d’image claire de cette cavité qui témoigne de la faillite de ce process atomique pour faire bouillir de l’eau. Il avait omis aussi de signaler un trou dans le BR1 en 2024 (voir ici).
Un autre trou avait été trouvé en 2017 dans le BR2 (voir ici).
Maintenant, on sait que chaque réacteur à un trou. On avance…
Tepco prévoit de commencer le démantèlement complet des débris de l’unité n° 3 à partir de 2037. La méthode proposée consistera à faire tomber les débris de la cuve par le haut au fond de l’enceinte de confinement du réacteur, puis à les récupérer à l’aide d’un équipement inséré latéralement. Une carte 3D sera créée à partir des images vidéo enregistrées et servira de référence pour l’opération de retrait à grande échelle.
Grappes de corium (capture d’écran, vidéo Tepco)
Barres de contrôle du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)
Pour comparaison, les barres de contrôle sous le réacteur 4 de Fukushima Daini (Reuters/Kyodo)
Tout le monde sait très bien qu’il ne sera pas possible de tenir ces délais, tant la radioactivité est grande et le procédé complexe. Pour l’heure, Tepco a juste réussi à récupérer 0,9 g de corium en 15 ans et il en reste 880 tonnes dans les bas-fonds des réacteurs 1, 2 et 3… Mais il est de bon ton de faire semblant et d’annoncer qu’il sera possible de tenir les délais de démantèlement prévus juste après la catastrophe.
Tepco pense franchir une première étape dès cet été. L’entreprise envisage de déployer un bras robotisé de 22 mètres de long pour prélever des échantillons de matières radioactives. Les travaux de démantèlement, de décontamination et d’indemnisation, dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliers de milliards de yens (En 2024, Tepco avait déjà reçu 11 283 milliards de yens soit l’équivalent de 70 milliards d’euros), constituent un projet de longue haleine qui se poursuivra en théorie jusqu’au milieu du siècle, mais plus probablement durant au moins un siècle. Tout cela aux frais du contribuable japonais puisque Tepco, ne pouvant assumer ses charges, a été nationalisé dès 2012.
Selon une étude publiée en septembre 2024, sur plus de 200 réacteurs arrêtés dans le monde, seuls 11 d’une puissance de 100 mégawatts ou plus ont été entièrement démantelés. Environ 200 autres devraient atteindre la fin de leur durée de vie opérationnelle au cours des 20 prochaines années. Le véritable coût du nucléaire va alors apparaître au grand jour. Toshi Yanagihara, expert travaillant pour l’Institut international d’ingénierie nucléaire de l’université de Fukui, spécialisé dans la gestion des débris de combustible nucléaire et des déchets radioactifs, a souligné dans le site Bloomberg que, malgré les progrès réalisés, l’état final de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeurait incertain. Il cite notamment le fait que le site de stockage définitif des déchets radioactifs produits lors du démantèlement n’a pas encore été déterminé. Car, comme partout dans le monde, on ne sait pas quoi faire des déchets radioactifs et personne ne veut de poubelle radioactive.
15 ans, après, la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est de retour au Japon.
D’après un sondage auprès de la population, 51% seraient favorables à son retour comme cela est expliqué dans une émission diffusée le 14 mars 2026 sur ARTE …(à lire en plein écran)
Soma (Japon) (AFP) – Masahiro Ishibashi et ses collègues sont satisfaits: une nouvelle fois, ils rentrent au port avec leurs bateaux remplis de fugu, un poisson qui, une fois débarrassé de son poison mortel, est un mets d’exception de la gastronomie japonaise.
Les pêcheurs déchargent leur cargaison de fugu bien gras et tachetés de noir. Leurs familles, qui les attendaient, s’empressent de ramasser des poissons ayant glissé sur le quai: ils sont trop précieux pour être gaspillés.
« Nous pêchons des poissons attrayants et attirons l’attention des consommateurs. Nous pouvons leur montrer que le poisson de Fukushima est sûr et délicieux », se félicite M. Ishibashi, interrogé par l’AFP.
Leurs abondantes prises de fugu sont l’une des rares bonnes nouvelles pour ces pêcheurs depuis le terrible tsunami de 2011 et l’accident nucléaire de Fukushima qui s’est ensuivi à une cinquantaine de kilomètres de leur port de Matsukawaura, près de la petite ville de Soma (nord-est du Japon).
Des restrictions drastiques ont été appliquées pendant des années sur la vente de produits de la mer de Fukushima, comme ils risquaient de présenter des niveaux anormaux de radioactivité.
L’industrie locale de la pêche en a été très affectée, d’autant que ces mesures n’ont souvent pas suffi à rassurer les consommateurs, et les limitations ont seulement été levées depuis deux ans.
Une potentielle manne touristique
Les pêcheurs de Fukushima se sont récemment recentrés sur le fugu, en apprenant la pêche à la palangre, une technique adaptée à la capture de ce poisson. Leurs prises de fugu ont décuplé en trois ans, atteignant plus de 30 tonnes en 2022.
Yoshimasa Kanno, un hôtelier-restaurateur local, est « ravi » de cette manne potentielle pour le tourisme dans le département.
« On avait l’habitude de servir du crabe des neiges en hiver. Cet endroit était connu pour cela. Mais depuis l’accident (nucléaire, NDLR) les pêcheurs ne peuvent plus en prendre autant qu’avant » car leurs zones de pêche ont été réduites, explique-t-il.
« Le fugu est délicieux et peut être servi à un bon prix », souligne M. Kanno, en train de préparer l’un de ces poissons pour en faire des sashimi (lamelles de poisson cru) et des fritures.
Ce poisson-globe contient un poison extrêmement puissant, la tétrodotoxine, qui paralyse les muscles et entraîne l’arrêt respiratoire de celui qui l’ingère.
Une potentielle manne touristique
Le fugu est toutefois autorisé à la consommation au Japon, mais il ne peut être préparé que par des chefs dotés d’une licence spéciale comme M. Kanno.
Le spectre de l’eau de Fukushima
Mais une nouvelle menace plane désormais sur l’avenir des pêcheurs de Fukushima.
Les autorités japonaises ont donné leur feu vert pour rejeter progressivement dans l’océan Pacifique plus d’un million de tonnes d’eau contaminée provenant de la centrale de Fukushima, les capacités de stockage sur le site arrivant à saturation.
Provenant de la pluie, de nappes souterraines ou des injections d’eau nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires de la centrale entrés en fusion en 2011, ces énormes masses d’eau ont été en grande partie dépolluées mais le tritium n’a pas pu être éliminé.
Selon des experts, ce radionucléide n’est dangereux qu’à hautes doses concentrées.
Une situation a priori exclue dans le cas d’un rejet en mer étalé sur plusieurs décennies, l’option retenue par Tepco, l’opérateur de la centrale. Le processus doit démarrer cette année, sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Pour Masahiro Ishibashi, cette solution est inacceptable. « Nous avons vraiment travaillé dur pour regagner la confiance des consommateurs, mais cela va anéantir nos efforts », redoute-t-il.
Pour soigner l’image de leurs produits, les associations de pêche de Fukushima continuent de contrôler volontairement les niveaux de radioactivité de toutes leurs prises et s’imposent des normes plus sévères que celles des autorités publiques.
Si les eaux de la centrale de Fukushima sont évacuées dans l’océan, « je crains fort que la pêche dans cette région ne s’en remette pas », confie aussi le chef cuisinier Yoshimasa Kanno.
Le Pr Masanori Fukushima porte plainte contre contre l’État japonais
Le Japon connaît un contexte général de hausse de la mortalité. Certains scientifiques et médecins, après avoir constaté une inflammation générale de l’organisme chez certaines personnes décédées ainsi que des anomalies au niveau du système immunitaire, s’interrogent sur un lien possible avec les injections vaccinales anti-Covid-19. En parallèle, le professeur émérite de médecine Masanori Fukushima, déclare porter plainte contre l’État japonais qui a fait la promotion de vaccins. Or, loin de réduire la mortalité par Covid, cette dernière aurait été multipliée par quatre pour la tranche d’âge des 65-80 ans
Depuis un an, l’archipel japonaisl non affiche un excès inquiétant de la P mortalité de sa population. La courbe des décès, au plus bas en mars-avril 2021, commence à monter vers le mois de mai 2021. Si elle est restée dans des limites « acceptables » jusqu’au début de l’année 2022, on constate une très vive accélération des décès à partir dès mars-avril de cette même année.
Une hausse inquiétante de la mortalité
Un phénomène qui n’est pas propre au Japon puisque l’ensemble des pays du bloc occidental, mais également Israël, certains pays d’Amérique du Sud enregistrent des décès supplémentaires par rapport à « une année normale ».
Au Japon, ces niveaux élevés de mortalité surgissent dans un contexte de poursuite de l’épidémie, même si depuis le 20 janvier 2023, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, considérant que l’épidémie de Covid-19 est beaucoup moins virulente qu’elle n’a pu l’être, a annoncé son intention de rétrograder au printemps prochain le Covid-19 de la catégorie 2 – qui le plaçait au même niveau que la tuberculose – à la catégorie 5, un indice de dangerosité qui classe le virus au même niveau que la grippe saisonnière.
Cependant, l’épidémie est-elle la cause principale de cette hausse de la mortalité ? Tout dépend de ce que l’on entend par « cause principale ». Si l’on prend la cause directe, c’est-à-dire la mortalité par Covid, en examinant les chiffres affichés sur le site Johns Hopkins University, on constate que ceux-ci ne sont pas très élevés comparés à ceux de certains pays occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, France). Depuis trois ans, il y aurait eu un peu plus de 71 000 décès liés à l’infection par Sars-CoV-2 dans ce pays qui compte 125 millions d’habitants.
Pourtant, la fin de l’année 2022 a été marquée par la reprise de l’épidémie de Covid-19 et un taux de mortalité en nette augmentation. Face à ce phénomène, les autorités ont peu réagi, préférant mettre en avant le taux de vaccination important puisqu’à la fin de l’année 2022, de 700 000 à un million de personnes se sont vaccinées chaque jour, faisant de l’archipel, l’un des pays les plus vaccinés du G7.
Cependant, à cette cause directe de la mortalité, il en existe d’autres qui, elles aussi, pourraient être liées à l’épidémie de Sars-CoV-2.
En premier lieu, comme pour de nombreux pays de l’OCDE, la hausse de la mortalité au Japon pourrait être attribuée, d’une part à la chute de la prise en charge des personnes, par l’annulation de certains rendez-vous médicaux de patients, ce qui aurait entraîné des retards de diagnostic et une surmortalité, et d’autre part à la réduction des interactions sociales, avec des conséquences graves sur la santé mentale de certaines personnes.
Par ailleurs, selon les autorités, même si ce pays est l’un des rares à ne pas avoir connu une chute de l’espérance de vie, cette surmortalité serait due à la propagation du variant BQ1 et à un taux insuffisant de rappel vaccinal avec les boosters bivalents destinés à protéger les personnes des sous-variants d’Omicron. La tranche d’âge des 80-90 ans aurait représenté 40,55% de la mortalité par Covid et les plus de 90 ans, 34,76%.
Enfin, même si les causes des décès peuvent être multifactorielles, et si l’évolution de la courbe de mortalité doit être interprétée avec beaucoup de prudence, lorsqu’on croise la courbe de la vaccination avec celle de la mortalité, on ne peut pas exclure que la vaccination fasse également partie des causes de la hausse de l’incidence des décès à court et moyen terme.
Cette hypothèse peut d’autant moins être écartée aujourd’hui alors que certains effets indésirables parfois mortels sont désormais reconnus par les autorités qui ont commencé à indemniser les familles concernées par la perte d’un de leur membre.
Par ailleurs, les analyses de certains professeurs de médecine pourraient faire craindre un endommagement du système immunitaire des personnes vaccinées susceptibles de développer des infections plus graves que celles qui ne sont pas vaccinées (voir ci-dessous).
Vers une reconnaissance des effets secondaires post-vaccinaux
Selon la loi japonaise sur la vaccination, les vaccins contre le Sars-CoV-2 sont considérés comme ad hoc, entendez par là, destinés expressément à un usage spécifique.
Cette disposition particulière permet de commencer à indemniser les familles dont l’un des membres a été victime d’un effet indésirable suite à une injection vaccinale dès lors que l’imputabilité de la preuve a pu être établie. En effet, lorsque le lien est prouvé, les descendants de la personne décédée à cause du vaccin peuvent recevoir une indemnité forfaitaire de 44,2 millions de yens (310 000 euros environ) et une somme de 212 000 yens (1 500 euros environ) pour contribuer aux frais d’obsèques.
Le 26 juillet 2022, un groupe d’experts du ministère de la Santé japonais a accordé pour la première fois une indemnité forfaitaire à la famille d’une personne décédée après que cette dernière a développé une réaction allergique puis une crise cardiaque après une injection de vaccin contre le Covid-19.
En dépit des comorbidités préexistantes, notamment d’accidents ischémiques transitoires que présentait cette femme, le ministère n’a pas communiqué sur la date de la vaccination et le nombre de doses, estimant qu’une relation de cause à effet entre les problèmes de santé ultérieurs et le vaccin ne pouvait pas être niée dans cette affaire. Par ailleurs, les autorités ont déclaré qu’« une relation de causalité scientifiquement rigoureuse n’est pas nécessaire ».
Au-delà, de cet exemple emblématique de reconnaissance d’un effet indésirable ayant entraîné le décès de la personne, à cette date, au Japon, 3 680 personnes avaient déjà vu leur demande d’indemnisation du préjudice lié à la vaccination acceptée. Parmi tous les dossiers, 850 dossiers avaient reçu un avis favorable et 62 dossiers ont été refusés. Par ailleurs, les décisions concernant 16 autres personnes, dont certaines sont décédées, ont été reportées.
La hausse de la mortalité couplée à la reconnaissance de l’existence d’effets indésirables liés à la vaccination ont conduit certains scientifiques et médecins à étudier les liens de causalité entre la vaccination et l’augmentation des décès, notamment en analysant les mécanismes biologiques et physiologiques qui pourraient être à l’origine des réactions graves pouvant entraîner la mort des personnes après avoir reçu une injection de vaccin anti-Covid-19 à ARN messager.
Les constats biologiques, physiologiques et cliniques des scientifiques et des médecins
La température anormalement élevée des personnes décédées
Dans une vidéo mise en ligne en décembre 2022, deux chercheurs japonais analysent les mécanismes physiologiques induits par les vaccins expérimentaux à ARN messager et qui ont pu causer des réactions indésirables graves, voire entraîner la mort de sujets vaccinés dans certains cas.
Masataka Nagao, médecin légiste attaché à la faculté de médecine de l’université d’Hiroshima, pratique des autopsies sur plus d’une centaine de corps par an.
Il a constaté que les personnes décédées après une injection de vaccin anti-Covid-19 présentaient une température du corps anormalement élevée.
« La première chose qui m’a interpellée, c’est que la température des cadavres était très élevée lorsqu’ils ont été examinés par la police. Les températures corporelles étaient anormalement élevées, autour de 33 ou 34 degrés Celsius, ce qui n’est pas normal. Normalement, au stade de l’autopsie, la température du corps est de 20 degrés. La température du corps était très élevée au moment de la mort. La température était supérieure à lanormale, c’est-à-dire supérieure à 40 degrés Celsius », a-t-il déclaré.
En examinant le profil génétique, l’équipe de recherche du Pr Nagao a pu constater qu’il existait des anomalies au niveau du système immunitaire et que ces dérèglements pouvaient être la cause de réactions inflammatoires fortes.
À partir de l’analyse que ces équipes ont effectué des données génétiques recueillies sur les patients décédés, le Pr Nagao pense que le vaccin peut être responsable de troubles immunitaires ayant entraîné une inflammation dans le corps et dont le signe clinique principal était cette hausse de la température corporelle au-dessus de 40° Celsius.
« Ces seules données montrant que les gènes impliqués dans la réponse immunitaire étaient hyperactifs, ne permettent pas de conclure que les vaccins sont la cause de la mort, mais ne le mettent pas hors de cause. Je peux dire que c’est une zone grise, et nous pensons que l’administration de ces vaccins est suffisamment reliée à des réactions anormales du système immunitaire. »
La suppression du système immunitaire
Dans cette même vidéo, un autre grand professeur, Shigetoshi Sano, expert en dermatologie de la faculté de médecine de l’université de Kochi, a évoqué la découverte de protéines Spike à l’emplacement de lésions cutanées et d’autres problèmes de peau sur des patients vaccinés.
« La protéine Spike issue du vaccin a été trouvée dans la peau », a expliqué le professeur Sano en montrant une diapositive montrant une région vert vif sur une lésion rendue visible par un colorant spécial. Cette technique sert à visualiser les régions où l’on peut détecter une inflammation et constater qu’elles sont « inondées » de protéines Spike.
« Les protéines Spike sont dispersées localement, elles suppriment localement le système immunitaire, ce qui a pour conséquence de faciliter la réactivation du virus de l’herpès. (…) La fonction des protéines Spike pour produire des réactions indésirables est la formation de caillots sanguins », a expliqué le Pr Sano. « Et pire encore, les protéines Spike peuvent aussi induire localement une inflammation ».
Interrogé par rapport à l’affaiblissement du système immunitaire et à la possibilité de contracter plus facilement des infections, le Pr Sano, après un bref moment d’hésitation, a répondu :
« Vous avez raison. Je ne sais pas si je devrais dire cela, mais il a été constaté que les personnes vaccinées sont plus susceptibles de contracter le coronavirus que les personnes non vaccinées. Parfois, des choses qui ne sont pas bonnes sont introduites dans le corps humain. La vaccination peut empêcher notre système immunitaire global de lutter contre ces mauvaises choses ».
La plainte contre l’État japonais déposée par le professeur Masanori Fukishima
Tandis que les investigations de scientifiques et de médecins se poursuivent, Masanori Fukushima, professeur émérite de médecine à l’université de Kyoto, dans une allocution prononcée dans un hôpital universitaire le 2 février 2023, a annoncé porter plainte contre l’État japonais qui a fait la promotion du vaccin, une décision d’une extrême gravité, selon lui. Il n’hésite pas à accuser le ministère de la Santé de fraude et dénonce un problème « historiquement grave qui menace l’existence même de la nation japonaise ».
« Aujourd’hui, nous avons déposé une plainte contre le gouvernement japonais pour l’annulation de l’action administrative. Aujourd’hui, il est d’une importance fondamentale pour le gouvernement japonais de collecter et de divulguer en permanence des données exactes. Cependant, j’ai été témoin du récent scandale de fraude commis par le ministère de la Santé. Je dois réaliser qu’il s’agit d’un problème historiquement grave qui menace l’existence même de la nation japonaise. En tant que médecin et scientifique, je n’ai pas eu d’autre choix que d’oser engager une action en justice. Il va sans dire qu’il est absolument important de divulguer les données du monde réel sur l’efficacité et la sécurité de la vaccination contre le virus du Covid-19. En effet, ces données sont directement liées à la santé, aux moyens de subsistance et à l’économie de la population. Par conséquent, je pense que le gouvernement japonais, c’est-à-dire le ministère de la Santé, doit divulguer ces données de manière appropriée au public.
Jetez un coup d’œil aux données pour les groupes de 65-69 ans et de 70-79 ans. Il est surprenant de constater que le nombre de nouvelles infections ou de cas positifs pour 100 000 personnes est quatre fois plus élevé chez les personnes vaccinées deux fois que chez les personnes non vaccinées. Regardez également les données fournies par le conseil consultatif en septembre 2021. Le taux de mortalité des personnes non vaccinées et les taux de mortalité des personnes vaccinées à une dose et à deux doses ont été décrits correctement. D’après la description en rouge, la vaccination a effectivement réduit le taux de mortalité des personnes âgées de plus de 65 ans. Cependant, pour tous les âges, la vaccination a démontré l’effet inverse, entraînant une augmentation du taux de mortalité. Il s’agit d’un phénomène paradoxal. En tant que telles, les données sur les taux de mortalité avaient déjà été publiées dans des documents officiels.
Cependant, dans les données de l’année dernière, le ministère de la Santé a supprimé toutes ces informations. En fait, la vaccination a été recommandée sur la base de l’explication suivante : la vaccination ne prévient pas l’infection, mais la vaccination prévient les maladies graves et réduit le taux de mortalité.
Cependant, sur la base des données publiées par le Conseil consultatif en septembre 2021, la base pour recommander la vaccination pour tous les âges ne devrait plus exister. Malgré cela, le ministère de la Santé a poursuivi la vaccination. Je considère qu’il s’agit d’une grave crise nationale. C’est pourquoi j’ai décidé d’intenter un procès cette fois-ci. »