"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Auteur/autrice : serge angeles Page 25 of 32

The Sea Cleaners…

Le « continent de plastique » n’existe pas, selon plusieurs scientifiques

Le navigateur Yvan Bourgnon a présenté un projet de voilier pour nettoyer les océans des tonnes de déchets plastiques qu’ils contiennent. Or, le « continent de plastique » n’existe pas sous la forme que l’imaginaire collectif se le représente.

Tout le monde est persuadé d’avoir vu les images de ces gigantesques étendues de plastiques, des déchets compacts en dérive au milieu des océans: les fameux « continents de plastique ». Pourtant, selon plusieurs spécialistes interrogés par l’émission Tout un monde de la RTS, ils n’existent pas, ou en tout cas pas comme nous nous les représentons.

« Il existe des zones de convergence où les plastiques, pour des raisons de circulation des grands courants marins, vont se concentrer. Mais les quantités de plastiques dans ces zones sont très minimes. Ce sont quelques milliers de tonnes. Ce n’est rien par rapport à la production mondiale de plastique (voir encadré)« , explique François Galgani, scientifique à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), à Bastia, et responsable d’un groupe d’experts sur les déchets marins pour l’Union européenne. « En aucun cas, il y a des continents de plastique, ni des quantités suffisantes pour justifier un ramassage ».

Quantité et qualité des déchets suffisantes?

Le voilier géant Manta du projet « Sea Cleaners », présenté en avril par le navigateur neuchâtelois Yvan Bourgnon, est ambitieux, mais les scientifiques partagent un doute sur le fait d’aller rechercher les déchets en mer. « Le principe de nettoyer est uniquement valable quand il y a une valeur à ce qu’on récupère. Si vous allez rechercher des filets au fond de la mer, on pourra les recycler. Si on récupère des déchets sur les plages, cela a une valeur patrimoniale », estime François Galgani.

Le principe de nettoyer est uniquement valable quand il y a une valeur à ce qu’on récupère François Galgani, scientifique à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer

Il relève un autre problème: « Les quantités sont-elles suffisamment importantes pour pouvoir alimenter les entreprises de recyclage? Et la qualité des déchets permet-elle le recyclage? Car, en principe, ils sont dégradés et cela peut poser des problèmes sur le plan chimique ». Sans compter le risque de capter aussi des animaux marins, comme des tortues de mer ou des poissons lunes en surface.

99% des déchets volatilisés

Pascal Hagmann, initiateur de l’ONG OceanEye, qui surveille la pollution des océans, voit « un concept très à la mode » dans le nettoyage des océans. Selon lui, cela a un sens sur le littoral ou à proximité des foyers de pollution, mais pas en pleine mer. « C’est une utopie! », dit-il. « Les concentrations de déchets y sont largement inférieures à ce que l’on imaginait. Ce sont quelques dizaines ou centaines de kilos par kilomètre carré. C’est à peu près 1% de ce qu’on s’attendait à trouver. » En clair, concevoir des bateaux à 30 millions de francs pour tenter de repêcher l’insaisissable semble démesuré.

Les concentrations de déchets y sont largement inférieures à ce que l’on imaginait. (…) C’est à peu près 1% de ce qu’on s’attendait à trouverPascal Hagmann, initiateur de l’ONG OceanEye

Pour Pascal Hagmann, la plus grande inquiétude est donc de ne pas savoir ce qu’il advient des 99% de déchets qu’on ne retrouve pas. « On ne sait pas s’ils sont fragmentés en toutes petites particules (…) s’ils sont ingérés par le plancton ou par d’autres organismes, ou s’ils sédimentent au fond des mers. On ne connaît pas tout le processus de transport de ces déchets plastiques et donc on n’est pas capable de quantifier les impacts de cette pollution. »

300 millions de tonnes de plastique par an

Le constat des scientifiques qui brise le « mythe » du « continent de plastique » n’enlève rien à l’urgence de la situation, sachant que le monde produit plus de 300 millions de tonnes de plastique chaque année et la tendance est à un doublement tous les 10 ans. Si cela continue ainsi, en 2050, on en sera à un milliard de tonnes. Et, sur cette quantité, 8 à 10 millions de tonnes sont répandues, tous les ans, dans les mers.

Fukushima: 3,4 millions d’euros

Fukushima: 3,4 millions d’euros de dédommagement pour les évacués après la catastrophe nucléaire

TSUNAMI  La décision a été rendue publique par la justice nipponne ce mercredi

20 Minutes avec AFP

Le site de la centrale nucléaire Fukishima en mars 2011.
Le site de la centrale nucléaire Fukishima en mars 2011. — Ho/Tepco/AFP

Près de huit ans après les faits, elles pourront être dédommagées. Elles, ce sont les populations qui habitaient dans le nord-est du Japon et qui ont dû fuir leur maison après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011. La justice nippone a ordonné mercredi le paiement de 3,4 millions d’euros de dommages-intérêts pour l’ensemble des habitants concernés.

Le tribunal de district de Yokohama (banlieue de Tokyo) a condamné le gouvernement et la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) à verser 419,6 millions de yens à 152 résidents évacués, a déclaré une porte-parole du tribunal.

Un accident évitable

C’est la cinquième fois qu’une décision judiciaire impute en partie au gouvernement la responsabilité de cette catastrophe atomique, la plus grave depuis celle de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Selon les détails donnés par la chaîne publique NHK, le juge Ken Nakadaira a estimé que l’accident aurait pu être évité si le gouvernement et Tepco« avaient pris des mesures » face à la menace de tsunami.

C’est un raz-de-marée de 14 mètres de haut qui a provoqué le désastre en déferlant sur la centrale. Parmi les nombreux recours en justice déposés par des milliers de personnes évacuées, plusieurs autres décisions antérieures ont également abouti à établir la responsabilité conjointe du gouvernement et de Tepco, ou de Tepco seule.

Fukushima : le gouvernement japonais et Tepco condamnés à indemniser…

20 févr. 07:52 – La rédaction de LCI

Fukushima : le gouvernement japonais et Tepco condamnés à indemniser les habitants forcés d’évacuer la zone en 2011

Fukushima : le gouvernement japonais et Tepco condamnés à indemniser les habitants forcés d'évacuer la zone en 2011

Une décision de justice qui pointe une fois encore, la responsabilité du Gouvernement et de Tepco dans la catastrophe. La justice nippone a ordonné ce mercredi 20 février, le paiement de 3,4 millions d’euros de dommages-intérêts à des habitants forcés de fuir leur maison du nord-est du Japon après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima en mars 2011.

Le tribunal de district de Yokohama dans la banlieue de Tokyo a condamné le gouvernement et la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) à verser 419,6 millions de yens (soit plus de trois millions d’euros) à 152 résidents évacués, a déclaré une porte-parole du tribunal à l’AFP. C’est la cinquième fois que la justice japonaise impute en partie au gouvernement la responsabilité de cette catastrophe atomique, la plus grave depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. 

L’accident aurait pu être évité si le gouvernement et Tepco « avaient pris des mesures » face à la menace de tsunami Le juge Ken Nakadaira du tribunal de Yokohama 

Selon les détails donnés par la chaîne publique NHK, le juge Ken Nakadaira a estimé que l’accident aurait pu être évité si le gouvernement et Tepco « avaient pris des mesures » face à la menace de tsunami. C’est un raz-de-marée de 14 mètres de haut qui a provoqué le désastre en déferlant sur la centrale. Parmi les nombreux recours en justice déposés par des milliers de personnes évacuées, plusieurs autres décisions antérieures ont également abouti à établir la responsabilité conjointe du gouvernement et de Tepco, ou de Tepco seule.

Par ailleurs, dans une procédure distincte, une peine de cinq ans de prison a été requise en décembre contre trois anciens dirigeants de Tepco. Ils sont jugés pour « négligence ayant entraîné la mort ». Ces prévenus, les seuls à être jugés en personne dans le cadre de cette catastrophe, ont plaidé non coupable. Ils attendent désormais le verdict qui ne sera pas prononcé avant plusieurs mois. 

La destruction totale ou partielle des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi, à 210 km de Tokyo, a forcé des dizaines de milliers d’habitants à abandonner leur maison. Un grand nombre d’entre eux sont encore installés dans d’autres régions du pays, ne pouvant pas ou préférant ne pas rentrer chez eux par peur des radiations.

Fukushima: Toshiba au contact…

Ce robot développé par Toshiba est allé au contact du combustible radioactif de Fukushima

Par Sarah Sermondadaz le 13.02.2019 à 17h53

Au Japon, Tepco a pu téléguider un robot tactile qui a manipulé le combustible radioactif de la centrale de Fukushima. Une étape importante pour démanteler la centrale.

Robot Toshiba pour Fukushima

Ce robot est allé au contact du combustible radioactif de la centrale de Fukushima.YOUTUBE/TOSHIBA

Ce n’est pas la première fois qu’un engin est envoyé à la recherche du combustible radioactif dans l’un des 3 réacteurs ravagés de la centrale nucléaire de Fukushima, siège d’une catastrophe nucléaire le 11 mars 2011. En 2017, un robot muni d’une caméra avait, par exemple, permis d’identifier une partie du cœur fondu du réacteur n°3. Mais le 13 février 2019 marque une étape inédite.

Un robot spécialement développé pour l’occasion par Toshiba, l’IRID (International research institute for nuclear decommisioning) et l’électricien japonais Tepco (opérateur de la centrale accidentée) est allé au contact du combustible du réacteur n°2. L’opération qui a débuté à 7h du matin heure locale, s’est déroulée « comme prévu », a annoncé Tepco sur Twitter. « Aucune fluctuation significative de la radio-activité n’a été détectée pendant l’opération, qui n’a eu aucun impact sur les niveaux extérieurs à l’enceinte de confinement »

Un robot muni d’une pince, d’une caméra et d’un dosimètre

Crédits : Toshiba

La particularité de ce robot ? Il n’est pas seulement muni d’une caméra, mais surtout d’une pince articulée, qui lui sert à saisir les dépôts de combustibles à analyser. De quoi lui permettre d’évaluer ensuite leur température et leur niveau de radioactivité, grâce au dosimètre et au thermomètre embarqués. Il s’agit en réalité d’une évolution d’un robot déjà utilisé en 2017 pour explorer le réacteur n°2. 

PINCE. « En utilisant le fruit de nos précédentes investigations, nous avons ajouté un mécanisme de pince pour toucher les dépôts radioactifs et évaluer leur état », a indiqué Toshiba, cité par le site World Nuclear News. La nouvelle version du robot mesure ainsi environ 30 cm de long, pour 10 cm de diamètre. Un câble de quatre mètres permet d’assurer la transmission des images, et le contrôle à distance. De quoi lui permettre d’aller au contact : selon la fiche d’information de Toshiba, le dispositif peut résister à des doses de rayonnement allant jusqu’à 1000 Gy (Gray), qui entraîneraient la mort quasi-instantanée pour l’homme.

Vidéo de démonstration (hors de la centrale) du robot

L’espoir de démanteler les réacteurs avec des robots tactiles

« Jusqu’à présent, nous avions simplement visualisé à la caméra les dépôts de combustible. Il nous fallait savoir s’ils pouvaient être saisis et retirés sans se briser en plus petits morceaux », a expliqué Jun Suzuki, qui intervient sur le projet pour Toshiba, à Japan Today« lI était important de toucher le combustible afin de voir si nous pouvions envisager dans le futur d’en retirer des échantillons. »

Au total, plus d’une vingtaine de robots téléguidés ont déjà été utilisés à des fins d’exploration pour parcourir les différents circuits des trois réacteurs de Fukushima-Daiichi, là où les niveaux de radioactivité empêchent toute inspection humaine. Une autre dizaine de robots sont également exploités pour le démantèlement de la centrale à proprement parler. Mais le circuit primaire, directement au contact du combustible nucléaire, demeure évidemment l’élément le plus difficile à décontaminer. 

Fukushima: Un robot touche…

Fukushima: Un robot touche pour la première fois du combustible fondu

NUCLEAIRE  Des opérations avaient déjà été réalisées sur le site de la catastrophe nucléaire japonaise, mais aucun contact physique n’avait été établi avec le combustible contaminé

L.Br. avec AFP

Publié le 13/02/19 à 11h17 — Mis à jour le 13/02/19 à 11h23

En 2018, Tepco organise une visite des journalistes de la centrale nucléaire détruite sept ans plus tôt.
En 2018, Tepco organise une visite des journalistes de la centrale nucléaire détruite sept ans plus tôt. — TORU HANAI / POOL / AFP

L’opération est inédite. La compagnie d’électricité japonaise Tepco a envoyé ce mercredi un robot dans un des réacteurs de la centrale ravagée de Fukushima pour y « toucher » le combustible fondu. Une première depuis la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011.

« Aucune fluctuation significative de la concentration de substances radioactives dans la poussière n’a été observée au cours de l’enquête et il n’y a pas eu d’impact sur l’extérieur », a indiqué l’entreprise Tepco (Tokyo Electric Power). En somme, tout s’est passé comme prévu selon Tepco après une opération spéciale qui a débuté vers 7 heures locales a duré environ cinq heures. Ce travail a été réalisé dans le réacteur 2, l’un des trois dans lesquels le combustible a fondu. De précédentes investigations avaient été faites dans l’enceinte de confinement dans laquelle s’est échoué le combustible, mais uniquement des observations distantes avec caméras et robots. Cela avait permis de repérer une partie de la matière fondue.

Un contrôle « tactile »

C’est le retrait de ces « débris », d’un niveau de radioactivité exceptionnelle, qui constituera la tâche la plus ardue du démantèlement de ces installations mises en péril il y a bientôt huit ans, le 11 mars 2011, par un gigantesque tsunami sur la côte nord-est du Japon. « Cette fois, c’est un contrôle tactile », a expliqué Tepco dans une présentation mise en ligne. Un robot amélioré, conçu par Toshiba, va aller toucher ce combustible.

La partie au contact des débris ressemble à un gros flotteur au bout d’un câble qui est descendu au-dessus du combustible en étant télécommandé depuis une salle de contrôle. Cet engin est équipé d’un système de mesure de radiations, d’un thermomètre, d’une caméra et d’un éclairage. « Nous ne ferons cette fois pas de prélèvement », a précisé un responsable de Tepco dans une vidéo sur le site internet de la compagnie.

« Si nous parvenons par exemple à évaluer la dureté et d’autres caractéristiques de ces débris, ce seront des informations très utiles pour préparer les opérations d’extraction », avait-il ajouté en amont. Les cœurs des réacteurs 1 à 3 ont fondu au moment de l’accident et doivent être refroidis en permanence. L’exploitant Tepco est toujours en train d’étudier les moyens nécessaires pour en extirper le combustible. Cette opération ne débutera pas au mieux avant 2021 dans une première tranche, et Tepco a en outre bien d’autres casse-tête à résoudre, dont celui des quantités massives d’eau en partie contaminée stockées dans des citernes installées sur le site.

Prochain accident nucléaire : les radionucléides

2 février 2019

Prochain accident nucléaire : les radionucléides que nous mangerons et respirerons

Prochain accident nucléaire : les radionucléides que nous mangerons et respirerons

En 2011, je m’interrogeais sur les radionucléides de Fukushima et le fait que Tepco ne communiquait que sur l’iode 131 : la réponse était qu’il fallait laisser croire qu’un accident nucléaire était un problème à court terme ; en effet, l’iode 131 ayant une demi-vie de 8 jours, on n’en verrait plus la trace au bout d’environ 80 jours. Ce qui permettait à Thierry Charles (IRSN) d’affirmer aux médias sans sourciller que les Japonais évacués allaient pouvoir revenir chez eux au bout de trois mois (Le Monde, 11 avril 2011).

On a facile à comprendre pourquoi l’industrie nucléaire civile et militaire ne communique pas sur l’ensemble des radionucléides : il faut laisser les masses dans l’ignorance… Pas de recherche des radioéléments, pas d’étude épidémiologique, pas de problème ! 

Dernièrement, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a demandé au gouvernement nippon « de se débarrasser de l’eau stockée à Fukushima » (Reuters, 13 novembre 2018), c’est-à-dire en rejetant le poison dans le Pacifique. Près d’un million de tonnes d’eau contaminée sur le site de la centrale de Fukushima 8 ans après le début de la catastrophe, ça fait tache ! Cette injonction de l’organisme international fait ainsi l’affaire du gouvernement de Shinzō Abe car, au niveau de la com’, les JO de 2020 doivent être nickel. 

Et pourtant, le problème est loin d’être réglé. L’eau contaminée, dont le traitement est très difficile – on se rappelle qu’Areva s’était fait jeter par Tepco en 2014 pour incompétence en la matière – contient une infinité de radioéléments qu’on ne sait pas ou qu’on ne veut pas éliminer (comme le tritium). Seuls une soixantaine de radionucléides ont été plus ou moins bien extraits de cette soupe mortelle qui peut encore en contenir plus d’une centaine. 

J’édite ce billet d’une part pour que personne ne reste dans l’ignorance de ce que s’apprêtent à accomplir Tepco et le gouvernement japonais, de concert avec l’AIEA, et d’autre part pour rappeler qu’un accident nucléaire grave provoque généralement un nuage radioactif composé de centaines de radionucléides. Pour la prochaine catastrophe, personne ne pourra plus ignorer non plus la longue liste de ces éléments que nous allons plus ou moins inhaler et ingérer, sous la forme de nanoparticules, selon la distance où nous serons du point de rejet. Et si la contamination est trop élevée, on change les normes : en Europe, c’est le vieux traité Euratom qui fixe à huis clos les niveaux de radioactivité autorisés dans les aliments en cas de catastrophe nucléaire. 

J’ai retrouvé une partie de cette liste de radionucléides (Cf. illustration en haut de page) dans un rapport du CEA de 1980, « Irradiation externe pendant et après le passage d’un nuage radioactif », publié quelques mois avant un accident de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux (qu’EDF avait tenu secret à l’époque). Ce rapport mentionne les 276 radionucléides qui semblent être les plus importants (sic) lors d’un rejet radioactif d’une installation nucléaire. Mais, comme le cérium 144 dont on peine à connaître l’impact sanitaire, la plupart de ces éléments ne sont pas suffisamment étudiés.

Bien évidemment, comme me l’a suggéré un lecteur, il faudrait retirer de cette liste les produits de fission de très courtes et courtes périodes (Cf. tableau ci-dessous) car, si les rejets se produisent plusieurs heures après l’accident comme à Fukushima, ils ont alors complètement disparu. Toutefois, les premiers liquidateurs de Tchernobyl, pompiers et employés de la centrale qui ont éteint les incendies des toits des réacteurs, ont été exposés à une grande partie du cocktail du tableau. A chaque accident sa spécificité. A noter enfin qu’en cas d’explosion atomique de nature militaire, l’ensemble des produits de fission sont aussi présents dans les retombées de court terme, notamment quand les explosions ont lieu à très basse altitude, voire au sol, comme lors des premiers tests de bombe H dans le Pacifique, d’où l’irradiation massive des équipages des 992 thoniers japonais qui pêchaient autour de Bikini.

Pierre Fetet

En enlevant les produits de fission de très courtes et courtes périodes, il reste encore 113 radionucléides.

En enlevant les produits de fission de très courtes et courtes périodes, il reste encore 113 radionucléides.

La CRIIRAD reçoit bientôt Naoto KAN

La CRIIRAD reçoit bientôt le 1er Ministre qui affronta Fukushima

La rencontre aura lieu à Valence le 18 février 2019. Alors que les Présidents de la France se sont montrés arrogants et hautains quant à Fukushima, Mr Naoto Kan, qui a dû gérer la catastrophe en temps réel, consacre maintenant sa vie à la sortie du nucléaire. Il a demandé à rencontrer la CRIIRAD.

Il faut revoir l’émission « Cellule de Crise » du 20 février 2017, De Paris à Fukushima : Les secrets d’une catastrophe, pour comprendre toute l’arrogance de la France nucléaire, représentée par Sarkozy, lors de la catastrophe de Fukushima. Ce documentaire montre une France nucléaire qui s’est couverte de ridicule.

L’année passée Mr Naoto Kan est venu en France, mais il n’a été reçu ni à l’Elysée, ni à Matignon, comme si les dirigeants français n’avaient rien à apprendre de la gestion d’une catastrophe nucléaire.

Maintenant d’aucuns tentent de manipuler le mouvement des « gilets jaunes » pour lancer un débat contre la prolifération des éoliennes, avec comme argument majeur l’intermittence de la production éolienne. Ce à quoi, j’ai répondu en commentaire aujourd’hui sur le site LeFigaro:

« Quand une centrale nucléaire française jalousera la soudaine notoriété de Fukushima ou de Tchernobyl, ce sera comme au Japon: non pas un arrêt intermittent, mais un arrêt brutal du nucléaire ! Les allemands ont tiré les leçons, mais la France nucléaire est suffisante et préfère attendre SA propre catastrophe nucléaire made in France, pour décider l’abandon du nucléaire. »

En France, les sociétés McPhy et H2Gen participent (surtout à l’étranger) à des réalisations de « power to gas » qui consistent à utiliser les surplus d’électricité gracieusement offerts par l’éolien et le photovoltaïque (quand la production est excédentaire par rapport à la consommation) pour stocker l’énergie ainsi produite sous la forme d’hydrogène. Mais voilà, la France est tellement engluée dans le nucléaire que des pépites comme ces 2 sociétés ont des revenus minables au regard de ce qu’il devrait être si la France avait pris la juste mesure de transition énergétique.

Annonce de la CRIIRAD à ses adhérents

Rencontre de Mr Naoto Kan avec la CRIIRAD
le 18 février 2019

Projection/débat à 20h, cinéma Le Navire à Valence

Rencontre avec la CRIIRAD

Mr Naoto Kan était premier Ministre du Japon au moment du tsunami de mars 2011 et de l’explosion des réacteurs de la centrale de Fukushima Daichi. Il doit alors faire face à une situation inédite, extrêmement complexe et que d’aucuns estimaient improbable.

Il a manifesté le désir de rencontrer la CRIIRAD et de visiter notre laboratoire. C’est ainsi que nous le recevrons, dans l’après-midi du 18 février 2019. Une conférence de presse sera organisée à l’issue, toujours à la CRIIRAD.

Mr Kan sera accompagné des distributeurs du film « Le couvercle du soleil » et du journaliste Kolin Kobayashi, correspondant du journal « Days Japan ». Michèle Rivasi participera également à cette rencontre.

Naoto Kan, 1er Ministre du Japon en 2011
Naoto Kan, 1er Ministre du Japon en 2011

Le retour à Fukushima

Agence Science-PresseJeudi 24 janvier 2019N

Huit ans après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, la majorité des anciens habitants a reçu l’autorisation d’y retourner, et l’interdiction pour les autres pourrait être levée d’ici 2020. Une autorisation que plusieurs reçoivent avec soulagement, et quelques-uns avec inquiétude.

Deux cent mille personnes avaient été évacuées en toute hâte, en mars 2011. Aujourd’hui, 122 000 ont d’ores et déjà reçu l’autorisation de rentrer, dont plusieurs, rapporte le Scientific American, sont des personnes âgées, « soulagées de recommencer leurs vies ».

Le risque appartient-il depuis longtemps au passé ? Ça dépend sous quel angle on l’analyse. Au Japon comme aux États-Unis, on estime qu’une personne absorbe en moyenne, par des sources naturelles, 3,1 mSv (milliSieverts) de radiations par année (une moyenne de 2,4 mSv en France), en plus de trois autres mSv, pour la plupart ce serait par des tests médicaux. Ce dernier chiffre peut varier considérablement suivant l’état de santé : à titre d’exemple, selon le CNRS français, un scanner de l’abdomen correspond à 10 mSv. Or, le niveau le plus élevé mesuré dans les zones autour de Fukushima où les gens ont été autorisés à rentrer, est de 5 mSv par an. En théorie donc, on n’est pas dans la zone de danger, mais les normes internationales sont généralement de 1 mSv, alors que le gouvernement japonais a haussé sa propre norme à 20 mSv — conduisant plusieurs à reprocher au gouvernement de vouloir trop précipiter les retours.

Au-delà des impacts physiques sur lesquels on débat encore, les impacts psychologiques de l’évacuation, eux, ont pu être mesurés. Une étude américano-japonaise parue en 2014 fait état d’une hausse des cas d’alcoolisme et de dépression chez les évacués, notamment chez des personnes de santé fragile déménagées à plusieurs reprises. À l’inverse, les premiers retours sont déjà vieux de cinq ans : dès mai 2013, les résidents de communautés côtières situées à 40 km de l’ancienne centrale, ont réouvert leurs commerces et les trains ont repris leurs anciennes routes.

Un dernier impact mesurable est celui de l’érosion de la confiance : 80 % des Japonais veulent que leur pays sorte du nucléaire, selon un sondage réalisé l’automne dernier par l’ancien Commissariat à l’énergie atomique.

Fukushima: problèmes de mesure…

Il y aura toujours des problèmes de mesure de la radioactivité, il faut beaucoup de rigueur

Polémiques à propos d’articles scientifiques relatifs aux doses prises par les habitants de Daté

 Afin de rassurer sa population, le maire de Daté, dans la province de Fukushima, a soutenu la mise en place d’un programme d’enregistrement des doses par des dosimètres individuels (glass badges) distribués aux habitants. Il veut démontrer que les doses reçues sont inférieures à 5 mSv/an, ce qui plus que la limite en temps normal, fixée à 1 mSv/an, mais inférieur à la limite de 20 mSv/an fixée par le Japon après la catastrophe pour définir sa politique d’évacuation (lire nos explications sur les normes). La commune est située à une soixantaine de kilomètres de la centrale de Fukushima daï-ichi. Elle n’a pas été évacuée, mais elle a été touchée par les retombées radioactives. Et quelques points chauds découverts tardivement ont entraîné l’évacuation de plus d’une centaine de foyers. De nombreuses autres familles sont aussi parties par elles-mêmes. Le programme de surveillance de la population est considéré comme pilote par le CEPN et l’IRSN qui l’ont accompagné et soutenu via les projets “Ethos in Fukushima” et “ICRP dialogues”. Il a déjà fait l’objet de polémiques que nous avons rapportées : les dosimètres distribués ne mesurent pas la même grandeur que les radiamètres utilisés jusqu’alors pour établir le zonage radioactif. Ils donnent des valeurs 30 à 40% inférieures, sans que cela ait été expliqué aux populations. La compagnie qui fournit les dosimètres l’a reconnu.Lire l’article complet du 16 janvier sur le site de l’ACRO, ici

Publié par Philippe Hillion à 05:44

L’Isle sur Serein Vœux 2019

Sur un air de déclin

Un bien bel article de la presse locale sur la cérémonie des vœux 2019 quoi relate très exactement le discours du maire Alain Chaplot.

Un discours essentiellement axé sur l’année passée, en ne relatant que de l’actif. quelques travaux de voirie, la restauration du retable de l’église Saint Martin, le transfert du terrain de tennis. Les plus anciens conseillers se souviendront que ce terrain de tennis avait déjà fait l’objet de débats en 1987, à l’époque ou la municipalité avait contracté un bail emphytéotique avec les anciens propriétaires du château.

Pas un mot sur le dépeuplement de la commune en baisse de 1,9% selon le dernier recensement

Pas un mot, non plus, sur tous les bâtiments municipaux vides, à commencer par la « Grange Mosele », l’ancienne école primaire, l’ancien cabinet dentaire laissé à l’abandon depuis le transfert du cabinet. Pour ce dernier un projet de démolition semblerai une solution envisagée par le conseil. Seul bémol, le prix de la démolition avoisinerait 45 à 50 000€.

Un déclin qui touche également le conseil municipal lui-même à en croire l’absentéisme de ce dernier.

8/15 aux vœux 2019
7/15 au CM du 13/12 2019

Et pour 2019…

Les quelques projets d’aménagements 2019 par la voie du maire

Cette soirée de vœux se terminera par un discours plein d’espoir de André VILLIERS, député de la 2ème circonscription de L’Yonne, avant de clôturer sur le verre de l’amitié.

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