blog de serge

"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Eaux usées contaminées de Fukushima

Le Japon entame le premier rejet en mer de l’année fiscale 2026

Le Japon a entamé jeudi la première phase de rejet en mer des eaux usées contaminées par la radioactivité provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, dans le cadre de l’année fiscale 2026, entamée le 1er

Selon l’exploitant de la centrale, Tokyo Electric Power Company (TEPCO), il s’agit de la 19e phase de rejet en mer depuis le début de l’opération en août 2023.

Au cours de cette phase, qui s’étendra jusqu’au 20 avril prochain, environ 7.800 tonnes d’eaux usées seront rejetées, a-t-il indiqué

Le fournisseur d’électricité prévoit de rejeter au total 62.400 tonnes d’eau contaminée en huit phases au cours de l’année fiscale 2026

Frappée par un séisme de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima a subi des fusions de cœur qui ont entraîné des rejets radioactifs, provoquant un accident nucléaire de niveau 7, le plus élevé sur l’Echelle internationale des événements nucléaires et radiologiques

Malgré l’opposition de pêcheurs locaux, d’habitants et au sein de la communauté internationale, le rejet en mer des eaux contaminées par la catastrophe nucléaire de Fukushima a commencé en août 2023. A ce jour, environ 141.000 tonnes d’eaux usées ont été déversées en mer

 

 

Dis-moi de quoi tu a besoin…

… Et comment t’en passer

Déclaration d’Emmanuel Macron sur France-Inter :  » Si les Français ne peuvent plus aller travailler à cause du prix du carburant, il faudrait remettre en place le télétravail… ».

 
Ils sont forts.Très forts. Très très FORTS !
Le carburant flambe, il fait des pointes comme un dealer en fin de mois, et eux, tranquillement, ils te regardent droit dans les yeux et te sortent :
“Faites du télétravail et faites pas chier.”
Le gars qui te dit ça brûle plus de kérosène en une matinée que toi en une année MAIS BON vu qu’on vit dans un monde d’une logique implacable…
Télétravail. Ah ben oui. Évidemment. Fallait y penser.
Donc le problème, c’est pas que le litre tape les 2 balles 50. Non non.
Le problème, c’est que t’as encore l’audace de te déplacer prolo !
On va bientôt te facturer l’envie de bouger, comme un supplément bagage chez Ryanair tu VAS PLUS RIEN COMPRENDRE…
On vit une époque formidable. FORMIDABLE. Le prix monte, et c’est toi qu’on descend.
Un peu comme ces restaurants où la note augmente mais les portions disparaissent. Avant, quand un produit devenait trop cher, on cherchait à faire baisser le prix. Maintenant, on t’explique comment t’en passer.
C’est Marx qui doit danser la polka dans son caveau !
 
Prochaine étape :
“Si vous ne pouvez plus vous chauffer, pensez à vibrer intérieurement.”
Ou MIEUX: Pense à te frictionner avec tes factures, frotte bien, ça chauffe autant et ça pique pareil. Parce que c’est ça leur logique. Une logique de comptable sous Xanax: on ne règle pas les problèmes, on les contourne… en supprimant les gens dedans. MAGIQUE.
Comme si pour régler les embouteillages, on supprimait les voitures… mais en gardant les péages.
 
Le maçon ? Télétravail. Il fait les fondations en Wi-Fi. C’est pas comme ça qu’ils ont fait les pyramides en Égypte P’TAIN ?! Il te monte un mur en PDF avec option pièce jointe et béton compressé en .zip. GÉNIE !
 
Le routier ? Télétravail. Il livre en visio. “Votre colis est en cours de téléchargement, merci de patienter sur l’aire de repos virtuelle.” GÉNIE !
 
L’ouvrier ? Télétravail.
Il serre des boulons sur Excel. Ctrl + S pour sécuriser la vis, Ctrl + Z si la clé ripe. GÉNIE !
 
L’infirmière ?
Télétravail. Elle envoie les piqûres en recommandé avec accusé de réception.
“Merci d’ouvrir le vaccin avec Adobe Reader.” GÉNIE !
 
L’ASH à domicile ? Télétravail. Elle met une caméra chez les vieux et les drive à distance. Désinfection en visio. Chiffon en pièce jointe. GÉNIE.
 
Le serveur ? Télétravail.
Il t’envoie ton café en JPEG et te demande si tu le veux allongé en conf-call.
GÉNIE.
 
Le coiffeur ? Télétravail. Il te fait un dégradé via filtre Instagram, avec option coupe mulet en réalité augmentée. GÉNIE.
 
Le pompier ? Télétravail. Il souffle sur les flammes via micro, “désolé on a une légère latence”. GÉNIE.
 
Le garagiste ? Télétravail. Il change ta courroie en tutoriel YouTube et te facture le lien. GÉNIE.
 
Le boulanger ? Télétravail.
Il t’envoie la baguette en NFT, croustillante mais uniquement sur écran. GÉNIE.
 
On est pas loin de voir un chirurgien opérer sur Teams avec une souris Logitech et un clavier claqué. “Scalpel… ah non pardon, j’ai un bug, ça a coupé, reconnectez-vous BORDEL ! « .
 
Et puis j’adore le discours moral derrière toute cette soupe:
“ Faites un effort merde quoi, c’est la War quand même hein ! « . Toujours les mêmes qui doivent faire des efforts. Les mêmes qui comptent les centimes à la pompe pendant que d’autres comptent les millions à la virgule près.
Les mêmes à qui on demande de serrer la ceinture pendant que d’autres changent de Smokard Armani à six smics pièce ! On te parle de sobriété Mais jamais de modération chez ceux qui encaissent. La sobriété pour les uns, le champagne 12 ans d’âge pour les autres, chacun son régime. On te parle d’écologie… Mais surtout d’écologie du pauvre.
Une écologie où ton geste compte… surtout quand il compense celui des autres. Une écologie où toi tu dois couper, réduire, limiter… pendant que les décisions, elles, continuent de rouler plein pot. Les gars font dix fois le tour du Monde dans la semaine mais c’est toi avec ta Clio 2 et tes 5 bornes pour aller trimer qui flingue la couche d’Ozone et qui bute les ours polaires sur la Banquise. FOR CHHHHUUUURE ! Comme un régime imposé au passager pendant que le chauffeur s’enfile le buffet.
C’est plus de la gestion, c’est du bricolage émotionnel. Du scotch sur une fuite nucléaire. On te transforme en solution pour éviter de traiter le problème. T’es plus un citoyen, t’es devenu un citron. Un citron qu’on presse de toutes ses forces. Et le plus beau dans tout ça ? C’est que c’est présenté comme du bon sens. Comme si c’était aussi évident que de payer plus pour avoir moins. Comme si demain, on allait te dire : “Si vous ne pouvez plus faire vos courses… essayez de moins manger.” “Si votre loyer augmente… essayez de dormir moins souvent chez vous.” “Si votre voiture consomme trop… marchez plus vite.” On déplace le curseur doucement. Toujours doucement. Comme une anesthésie mal dosée. Tu sens encore la douleur, mais on t’explique que c’est pour ton bien. Qu’il faut du temps. Eux, ils ont tout le temps qu’il faut mais NOUS… Et toi, au milieu de tout ça, tu continues. Tu bosses. Tu payes. Tu ajustes. Tu deviens expert en système D, Doctorant en débrouille-de-la-démerde, Major de promo en “ oh, on fera  avec ! ”. Parce que t’as pas le choix. Et eux, ils appellent ça une solution. Bizarre comme c’est BIZARRE. Non. Ça, c’est pas une solution. C’est un aveu. Un aveu qu’ils préfèrent adapter ta vie… plutôt que de corriger leurs décisions économiques qui nous tuent à petit feu. Un peu comme repeindre une fissure au lieu de réparer le mur. Et le pire, c’est que ça tient. Ça tient parce que c’est dit calmement. Parce que c’est emballé proprement. Parce que c’est servi avec des mots polis. Du velours sur une claque. Mais au fond, le message est simple : “Démerde-toi.”
 
Alors oui… fais du télétravail. Reste chez toi. Consomme moins. Bouge moins. Respire moins tant qu’on y est. Oublie de respirer même ça rendra service. Et pense à sourire, ça ne consomme pas encore de carburant. Hein. Sois poli et ferme la. MERCI t’es sympa. Et surtout… pose pas trop de questions. Parce qu’à force de t’expliquer que la solution, c’est de disparaître un peu…un jour, ils vont finir par comprendre que le vrai problème, c’est pas que tu consommes trop…c’est que t’existes encore.On résiste. La bise à tous 
 
Christophe Khider / le monde littéraire

La faune reprend ses droits à Fukushima

Une décennie de résilience écologique dans les zones d’exclusion

Japon – Agence de presse Ekhbary

La faune reprend ses droits à Fukushima : Une décennie de résilience écologique dans les zones d'exclusion

Les zones évacuées de Fukushima, autrefois synonymes de catastrophe, grouillent désormais d’une faune diversifiée, offrant un témoignage inattendu de la capacité de la nature à s’adapter et à prospérer même sous l’ombre de la contamination radiologique. Une nouvelle recherche révèle un écosystème vibrant qui prospère en l’absence d’activité humaine, près de dix ans après l’incident nucléaire dévastateur

Une étude complète, menée par des scientifiques de l’Université de Géorgie, a révélé des preuves irréfutables de populations robustes de faune sauvage dans toute la zone d’évacuation de Fukushima. En utilisant un vaste réseau de caméras à distance, les chercheurs ont documenté plus de 20 espèces distinctes, y compris des chiens viverrins, des sangliers, des macaques japonais, des faisans, des renards et des lièvres, établissant un rebond écologique remarquable dans des zones autrefois densément peuplées par les humains.

Les événements catastrophiques du 11 mars 2011 ont à jamais modifié le paysage du nord-est du Japon. Un colossal tremblement de terre de magnitude 9,0 a déclenché un tsunami dévastateur, coûtant la vie à plus de 20 000 personnes et déplaçant des centaines de milliers d’autres. Les fusions ultérieures à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont libéré d’importantes quantités de matériaux radioactifs, nécessitant l’évacuation de plus de 100 000 habitants et la création d’une vaste zone d’exclusion. Bien que le coût humain ait été immense, ces zones désormais désertes sont paradoxalement devenues des havres pour une variété d’espèces animales, remettant en question les perceptions conventionnelles de la récupération environnementale dans les paysages post-nucléaires.

James Beasley, professeur associé au Savannah River Ecology Laboratory et à la Warnell School of Forestry and Natural Resources, a souligné l’importance de ces découvertes. « Nos résultats représentent la première preuve que de nombreuses espèces de faune sauvage sont maintenant abondantes dans toute la zone d’évacuation de Fukushima, malgré la présence de contamination radiologique », a déclaré Beasley. Cette déclaration souligne un changement critique dans la compréhension de la façon dont les écosystèmes réagissent aux perturbations anthropiques graves, en particulier lorsque la présence humaine est brusquement supprimée.

La méthodologie de recherche était méticuleuse, impliquant 106 sites de caméras placés stratégiquement dans trois zones distinctes : les zones avec les niveaux de contamination les plus élevés où l’accès humain était strictement interdit, les zones avec des niveaux de contamination intermédiaires où l’activité humaine était restreinte, et les zones où l’habitation humaine était autorisée. Sur une période de 120 jours, ces caméras ont capturé un nombre étonnant de 267 000 photographies, brossant un tableau détaillé de la résurgence du règne animal.

Parmi les observations les plus frappantes, on note la prolifération des sangliers. Un nombre impressionnant de 46 000 images de sangliers ont été enregistrées, dont plus de 26 000 ont été capturées dans les zones complètement inhabitées. En contraste frappant, seulement environ 13 000 images ont été prises dans les zones restreintes et à peine 7 000 dans les zones actuellement habitées. Ces données suggèrent fortement que l’absence de perturbation humaine, plutôt que la présence de radiations, est le principal moteur de l’augmentation de l’activité de la faune dans la zone d’exclusion. Des tendances similaires ont été observées pour d’autres espèces comme les chiens viverrins, la martre japonaise (un animal ressemblant à une belette) et les macaques japonais, qui ont également montré des nombres plus élevés dans les territoires inhabités ou restreints.

Beasley a approfondi la dynamique écologique en jeu, soulignant comment les espèces généralement « en conflit » avec les populations humaines – comme les sangliers, connus pour la destruction des cultures et l’agression potentielle – ont prospéré le plus remarquablement dans les régions évacuées. Ce phénomène indique une désescalade du conflit homme-faune, permettant à ces animaux d’étendre leurs aires de répartition et leurs populations sans les pressions de la chasse, de la destruction de l’habitat ou de la compétition directe pour les ressources.

L’étude de Fukushima établit des parallèles avec les observations à long terme de la zone d’exclusion de Tchernobyl, un autre site d’un grave accident nucléaire où la faune, y compris les loups, les élans et les ours, a également prospéré au cours des décennies suivant la catastrophe. Les deux cas suggèrent une interaction complexe entre l’exposition aux radiations et les puissants avantages écologiques découlant de la suppression des pressions humaines. Bien que la recherche de Fukushima surveille de manière exhaustive l’impact radiologique sur les populations de faune sauvage dans leur ensemble, les scientifiques notent prudemment qu’elle ne fournit pas d’évaluation de la santé des animaux individuels. Des investigations supplémentaires sur les impacts cellulaires et génétiques seraient nécessaires pour comprendre pleinement les conséquences biologiques à long terme pour ces espèces résilientes.

Publiée dans la prestigieuse revue Journal of Frontiers in Ecology and the Environment, cette étude révolutionnaire contribue de manière significative à notre compréhension de la récupération des écosystèmes, des interactions homme-faune et du pouvoir durable de la nature. Elle sert de puissant rappel que si l’humanité est aux prises avec les conséquences de ses erreurs technologiques, le monde naturel trouve souvent sa propre voie remarquable vers la résurgence, transformant les sites de tragédie en sanctuaires inattendus.

(Multimédia) Fukushima : plus de 55.000 tonnes d’eaux contaminées ont été rejetées dans l’océan en 2025

   

French.news.cn

2026-03-25 à 11:52

Photo prise le 22 août 2023 montrant la plage de Tsurishihama couverte de mauvaises herbes dans la ville de Shinchi, dans la préfecture japonaise de Fukushima. (Xinhua/Zhang Xiaoyu)

La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.

TOKYO, 25 mars (Xinhua) — La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.

Selon TEPCO, la centrale a procédé à sept cycles de rejet au cours de l’exercice 2025, qui s’est déroulé d’avril 2025 à mars 2026. Les eaux usées déversées dans l’océan contenaient environ 16.000 milliards de becquerels de tritium radioactif.

La société prévoit de procéder à huit cycles de rejet au cours de l’exercice 2026, pour un volume total estimé à environ 62.400 tonnes.

Malgré les inquiétudes et l’opposition généralisées de la communauté internationale, le Japon a unilatéralement lancé le rejet en mer des eaux contaminées de la centrale en août 2023. A ce jour, 18 cycles de rejet ont été effectués, avec un volume cumulé d’environ 141.000 tonnes rejetées en mer.■

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

21 mars 2026
 
Photo panoramique de l’espace en dessous du trou (créée en assemblant des captures d'écran)

Photo panoramique de l’espace en dessous du trou (créée en assemblant des captures d’écran)

La compagnie Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a diffusé le 19 mars 2026 des images montrant un trou dans la cuve du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Ces images ont été prises par une caméra embarquée sur un drone miniature. C’est la première fois que le fond de la cuve du réacteur 3, qui a subi une fusion du cœur, est filmé d’aussi près. La cuve est la partie centrale du réacteur, où le combustible nucléaire réagit pour chauffer l’eau. Les images montrent des structures délabrées recouvertes de corium (combustible et matières fondues). Les investigations se sont déroulées du 5 au 19 mars.

 

Ces images exceptionnelles ont été enregistrées par des micro-drones de seulement 12 x 13 centimètres et pesant 95 g chacun, déployés afin de recueillir des données visuelles, radiologiques et structurelles à l’intérieur du réacteur n° 3. Volant un par un, les drones télécommandés ont été manœuvrés avec précaution autour des équipements endommagés et des débris pour atteindre l’enceinte de confinement primaire et le fond de la cuve sous pression.

 

Plan du 1er niveau de l’enceinte de confinement de l’unité 3. Les numéros renvoient aux prises de vues ci-dessous.

Plan du 1er niveau de l’enceinte de confinement de l’unité 3. Les numéros renvoient aux prises de vues ci-dessous.

Repère 1 : porte d’accès à la cuve de confinement (Entrée X2)

Repère 1 : porte d’accès à la cuve de confinement (Entrée X2)

Repère 2 : entrée X1-B de l’enceinte de confinement

Repère 2 : entrée X1-B de l’enceinte de confinement

Repère 3 : entrée pour accéder à l’intérieur du socle

Repère 3 : entrée pour accéder à l’intérieur du socle

Repère 4 : porte X1-A

Repère 4 : porte X1-A

Repère 5 : intérieur du conduit X-6

Repère 5 : intérieur du conduit X-6

Repère 6 : vue intérieure du socle depuis son entrée : on aperçoit la plateforme effondrée en bas de l'image et le support du mécanisme de contrôle des barres de commandes en haut

Repère 6 : vue intérieure du socle depuis son entrée : on aperçoit la plateforme effondrée en bas de l’image et le support du mécanisme de contrôle des barres de commandes en haut

Le 14 mars 2011, le fond de la cuve en acier du réacteur 3, qui a un diamètre intérieur de 5,5 mètres et une épaisseur de fond de 14 centimètres, avait fondu sous l’effet de la chaleur du combustible incontrôlable. Des dépôts de corium sont visibles partout, de couleur orangée à brunâtre et en forme de stalactites ou de grappes, suspendus à une structure supportant le mécanisme d’entraînement des barres de contrôle au fond de la cuve. Selon le journaliste Takeshi Yamakawa, une inspection à l’aide d’un robot sous-marin avait confirmé en 2017 qu’un tuyau de 28 centimètres de diamètre (le tube guide de la barre de contrôle), qui aurait dû se trouver à l’intérieur de la cuve, était tombé au fond, révélant ainsi la formation d’un trou assez important. Cependant, au vu des images et vidéos de cette dernière inspection, il est plus juste de dire que le fond s’est effondré, plutôt que simplement que le trou était « assez important ».

 

Explications provisoires de Tepco ci-dessous (traductions automatiques) :

 

Précisions :

RPV signifie « reactor pressure vessel » : cuve sous pression de réacteur

CR signifie « control rod » : barre de contrôle (ou « tige de commande » sur le schéma du réacteur)

CRD signifie « Control Rod Drive » : mécanisme de contrôle des barres de commandes. De l’eau peut être injectée dans le réacteur à travers les tubes guides des barres.

Par ailleurs, les traducteurs utilisent le mot « piédestal » pour « pedestal » en anglais. Je traduis habituellement par « socle ». C’est un mur cylindrique en béton armé qui supporte la cuve du réacteur.

Enfin, « dépôts » et « adhésions » sont des mots utilisés par Tepco pour nommer pudiquement le corium qui a crépi toutes les structures, sans doute lors du meltdown et des explosions.

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

Dans l’image ci-dessus, on observe le dessin en pointillé d’un grand trou de 2 m de diamètre. Tepco a pris soin de ne pas diffuser d’image claire de cette cavité qui témoigne de la faillite de ce process atomique pour faire bouillir de l’eau. Il avait omis aussi de signaler un trou dans le BR1 en 2024 (voir ici).

Un autre trou avait été trouvé en 2017 dans le BR2 (voir ici).

Maintenant, on sait que chaque réacteur à un trou. On avance…

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

Tepco prévoit de commencer le démantèlement complet des débris de l’unité n° 3 à partir de 2037. La méthode proposée consistera à faire tomber les débris de la cuve par le haut au fond de l’enceinte de confinement du réacteur, puis à les récupérer à l’aide d’un équipement inséré latéralement. Une carte 3D sera créée à partir des images vidéo enregistrées et servira de référence pour l’opération de retrait à grande échelle.

Grappes de corium (capture d'écran, vidéo Tepco)

Grappes de corium (capture d’écran, vidéo Tepco)

Barres de contrôle du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)

Barres de contrôle du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)

Pour comparaison, les barres de contrôle sous le réacteur 4 de Fukushima Daini (Reuters/Kyodo)

Pour comparaison, les barres de contrôle sous le réacteur 4 de Fukushima Daini (Reuters/Kyodo)

Tout le monde sait très bien qu’il ne sera pas possible de tenir ces délais, tant la radioactivité est grande et le procédé complexe. Pour l’heure, Tepco a juste réussi à récupérer 0,9 g de corium en 15 ans et il en reste 880 tonnes dans les bas-fonds des réacteurs 1, 2 et 3… Mais il est de bon ton de faire semblant et d’annoncer qu’il sera possible de tenir les délais de démantèlement prévus juste après la catastrophe.

Tepco pense franchir une première étape dès cet été. L’entreprise envisage de déployer un bras robotisé de 22 mètres de long pour prélever des échantillons de matières radioactives. Les travaux de démantèlement, de décontamination et d’indemnisation, dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliers de milliards de yens (En 2024, Tepco avait déjà reçu 11 283 milliards de yens soit l’équivalent de 70 milliards d’euros), constituent un projet de longue haleine qui se poursuivra en théorie jusqu’au milieu du siècle, mais plus probablement durant au moins un siècle. Tout cela aux frais du contribuable japonais puisque Tepco, ne pouvant assumer ses charges, a été nationalisé dès 2012.

Selon une étude publiée en septembre 2024, sur plus de 200 réacteurs arrêtés dans le monde, seuls 11 d’une puissance de 100 mégawatts ou plus ont été entièrement démantelés. Environ 200 autres devraient atteindre la fin de leur durée de vie opérationnelle au cours des 20 prochaines années. Le véritable coût du nucléaire va alors apparaître au grand jour. Toshi Yanagihara, expert travaillant pour l’Institut international d’ingénierie nucléaire de l’université de Fukui, spécialisé dans la gestion des débris de combustible nucléaire et des déchets radioactifs, a souligné dans le site Bloomberg que, malgré les progrès réalisés, l’état final de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeurait incertain. Il cite notamment le fait que le site de stockage définitif des déchets radioactifs produits lors du démantèlement n’a pas encore été déterminé. Car, comme partout dans le monde, on ne sait pas quoi faire des déchets radioactifs et personne ne veut de poubelle radioactive.

Pierre Fetet

 

(Sources : tepco.co.jp, iwate-np.co.jp, bloomberg.com/jp, fukushima.eu.org, english.mathrubhumi.com)

MàJ : 22/03/2026 – Ajout du 2e paragraphe et de 3 photos.

 

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Vidéos des investigations réalisées dans le réacteur 3 les 12 et 19 mars 2026

 

FUKUSHIMA 2026

 

 

Retour du nucléaire au Japon

15 ans, après, la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est de retour au Japon.

D’après un sondage auprès de la population, 51% seraient favorables à son retour comme cela est expliqué dans une émission diffusée le 14 mars 2026 sur ARTE …(à lire en plein écran)

Le fugu, poisson de l’espoir pour les pêcheurs de Fukushima

Publié le 20 février 2023

pêcheurs déchargent leur pêche de fugu dans le port de de Matsukawaura
Des pêcheurs déchargent leur pêche de fugu dans le port de de Matsukawaura, le 19 janvier 2023 au Japon © AFP Philip FONG

Soma (Japon) (AFP) – Masahiro Ishibashi et ses collègues sont satisfaits: une nouvelle fois, ils rentrent au port avec leurs bateaux remplis de fugu, un poisson qui, une fois débarrassé de son poison mortel, est un mets d’exception de la gastronomie japonaise.

Les pêcheurs déchargent leur cargaison de fugu bien gras et tachetés de noir. Leurs familles, qui les attendaient, s’empressent de ramasser des poissons ayant glissé sur le quai: ils sont trop précieux pour être gaspillés.

« Nous pêchons des poissons attrayants et attirons l’attention des consommateurs. Nous pouvons leur montrer que le poisson de Fukushima est sûr et délicieux », se félicite M. Ishibashi, interrogé par l’AFP.

Leurs abondantes prises de fugu sont l’une des rares bonnes nouvelles pour ces pêcheurs depuis le terrible tsunami de 2011 et l’accident nucléaire de Fukushima qui s’est ensuivi à une cinquantaine de kilomètres de leur port de Matsukawaura, près de la petite ville de Soma (nord-est du Japon).

Des poissons fugu dans le port de Matsukawaura, le 16 janvier 2023 au Japon
© AFP Philip FONG

Des restrictions drastiques ont été appliquées pendant des années sur la vente de produits de la mer de Fukushima, comme ils risquaient de présenter des niveaux anormaux de radioactivité.

L’industrie locale de la pêche en a été très affectée, d’autant que ces mesures n’ont souvent pas suffi à rassurer les consommateurs, et les limitations ont seulement été levées depuis deux ans.

Une potentielle manne touristique

Les pêcheurs de Fukushima se sont récemment recentrés sur le fugu, en apprenant la pêche à la palangre, une technique adaptée à la capture de ce poisson. Leurs prises de fugu ont décuplé en trois ans, atteignant plus de 30 tonnes en 2022.

Yoshimasa Kanno, restaurateur à l’hôtel Minatoya, prépare un plat à base de fugu, le 19 janvier 2023 à Fukushima, au Japon
© AFP Philip FONG

Yoshimasa Kanno, un hôtelier-restaurateur local, est « ravi » de cette manne potentielle pour le tourisme dans le département.

« On avait l’habitude de servir du crabe des neiges en hiver. Cet endroit était connu pour cela. Mais depuis l’accident (nucléaire, NDLR) les pêcheurs ne peuvent plus en prendre autant qu’avant » car leurs zones de pêche ont été réduites, explique-t-il.

« Le fugu est délicieux et peut être servi à un bon prix », souligne M. Kanno, en train de préparer l’un de ces poissons pour en faire des sashimi (lamelles de poisson cru) et des fritures.

Ce poisson-globe contient un poison extrêmement puissant, la tétrodotoxine, qui paralyse les muscles et entraîne l’arrêt respiratoire de celui qui l’ingère.

Une potentielle manne touristique

Le fugu est toutefois autorisé à la consommation au Japon, mais il ne peut être préparé que par des chefs dotés d’une licence spéciale comme M. Kanno.

Le spectre de l’eau de Fukushima

Mais une nouvelle menace plane désormais sur l’avenir des pêcheurs de Fukushima.

Les autorités japonaises ont donné leur feu vert pour rejeter progressivement dans l’océan Pacifique plus d’un million de tonnes d’eau contaminée provenant de la centrale de Fukushima, les capacités de stockage sur le site arrivant à saturation.

pêcheurs déchargent leur pêche dans le port matsukawauara
Des pêcheurs déchargent leur pêche dans le port de Matsukawaura, le 19 janvier 2023 au Japon
© AFP Philip FONG

Provenant de la pluie, de nappes souterraines ou des injections d’eau nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs nucléaires de la centrale entrés en fusion en 2011, ces énormes masses d’eau ont été en grande partie dépolluées mais le tritium n’a pas pu être éliminé.

Selon des experts, ce radionucléide n’est dangereux qu’à hautes doses concentrées.

Une situation a priori exclue dans le cas d’un rejet en mer étalé sur plusieurs décennies, l’option retenue par Tepco, l’opérateur de la centrale. Le processus doit démarrer cette année, sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Pour Masahiro Ishibashi, cette solution est inacceptable. « Nous avons vraiment travaillé dur pour regagner la confiance des consommateurs, mais cela va anéantir nos efforts », redoute-t-il.

Le pêcheur Masahiro Ishibashi sur le port de Matsukawaura, le 19 janvier 2023 à Fukushima, au Japon
© AFP Philip FONG

Pour soigner l’image de leurs produits, les associations de pêche de Fukushima continuent de contrôler volontairement les niveaux de radioactivité de toutes leurs prises et s’imposent des normes plus sévères que celles des autorités publiques.

Si les eaux de la centrale de Fukushima sont évacuées dans l’océan, « je crains fort que la pêche dans cette région ne s’en remette pas », confie aussi le chef cuisinier Yoshimasa Kanno.

© AFP

Japon : 4 fois plus de morts suite au Covid chez les 65-80 ans à cause de la vaccination ?

19 février 2023 Christine Tasin 0


Le Pr Masanori Fukushima porte plainte contre contre l’État japonais

Le Japon connaît un contexte général de hausse de la mortalité. Certains scientifiques et médecins, après avoir constaté une inflammation générale de l’organisme chez certaines personnes décédées ainsi que des anomalies au niveau du système immunitaire, s’interrogent sur un lien possible avec les injections vaccinales anti-Covid-19. En parallèle, le professeur émérite de médecine Masanori Fukushima, déclare porter plainte contre l’État japonais qui a fait la promotion de vaccins. Or, loin de réduire la mortalité par Covid, cette dernière aurait été multipliée par quatre pour la tranche d’âge des 65-80 ans

Depuis un an, l’archipel japonaisl non affiche un excès inquiétant de la P mortalité de sa population. La courbe des décès, au plus bas en mars-avril 2021, commence à monter vers le mois de mai 2021. Si elle est restée dans des limites « acceptables » jusqu’au début de l’année 2022, on constate une très vive accélération des décès à partir dès mars-avril de cette même année.

Une hausse inquiétante de la mortalité

Un phénomène qui n’est pas propre au Japon puisque l’ensemble des pays du bloc occidental, mais également Israël, certains pays d’Amérique du Sud enregistrent des décès supplémentaires par rapport à « une année normale ».

Au Japon, ces niveaux élevés de mortalité surgissent dans un contexte de poursuite de l’épidémie, même si depuis le 20 janvier 2023, le Premier ministre japonais Fumio Kishida, considérant que l’épidémie de Covid-19 est beaucoup moins virulente qu’elle n’a pu l’être, a annoncé son intention de rétrograder au printemps prochain le Covid-19 de la catégorie 2 – qui le plaçait au même niveau que la tuberculose – à la catégorie 5, un indice de dangerosité qui classe le virus au même niveau que la grippe saisonnière.

Cependant, l’épidémie est-elle la cause principale de cette hausse de la mortalité ? Tout dépend de ce que l’on entend par « cause principale ». Si l’on prend la cause directe, c’est-à-dire la mortalité par Covid, en examinant les chiffres affichés sur le site Johns Hopkins University, on constate que ceux-ci ne sont pas très élevés comparés à ceux de certains pays occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, France). Depuis trois ans, il y aurait eu un peu plus de 71 000 décès liés à l’infection par Sars-CoV-2 dans ce pays qui compte 125 millions d’habitants.

Cas de décès de mortalité par Covid au Japon

Pourtant, la fin de l’année 2022 a été marquée par la reprise de l’épidémie de Covid-19 et un taux de mortalité en nette augmentation. Face à ce phénomène, les autorités ont peu réagi, préférant mettre en avant le taux de vaccination important puisqu’à la fin de l’année 2022, de 700 000 à un million de personnes se sont vaccinées chaque jour, faisant de l’archipel, l’un des pays les plus vaccinés du G7.

Cas et décès par Covid de 2020 à 2023

Cependant, à cette cause directe de la mortalité, il en existe d’autres qui, elles aussi, pourraient être liées à l’épidémie de Sars-CoV-2.

En premier lieu, comme pour de nombreux pays de l’OCDE, la hausse de la mortalité au Japon pourrait être attribuée, d’une part à la chute de la prise en charge des personnes, par l’annulation de certains rendez-vous médicaux de patients, ce qui aurait entraîné des retards de diagnostic et une surmortalité, et d’autre part à la réduction des interactions sociales, avec des conséquences graves sur la santé mentale de certaines personnes.

Par ailleurs, selon les autorités, même si ce pays est l’un des rares à ne pas avoir connu une chute de l’espérance de vie, cette surmortalité serait due à la propagation du variant BQ1 et à un taux insuffisant de rappel vaccinal avec les boosters bivalents destinés à protéger les personnes des sous-variants d’Omicron. La tranche d’âge des 80-90 ans aurait représenté 40,55% de la mortalité par Covid et les plus de 90 ans, 34,76%.

Enfin, même si les causes des décès peuvent être multifactorielles, et si l’évolution de la courbe de mortalité doit être interprétée avec beaucoup de prudence, lorsqu’on croise la courbe de la vaccination avec celle de la mortalité, on ne peut pas exclure que la vaccination fasse également partie des causes de la hausse de l’incidence des décès à court et moyen terme.

Courbe de la vaccination au Japon

Cette hypothèse peut d’autant moins être écartée aujourd’hui alors que certains effets indésirables parfois mortels sont désormais reconnus par les autorités qui ont commencé à indemniser les familles concernées par la perte d’un de leur membre.

Par ailleurs, les analyses de certains professeurs de médecine pourraient faire craindre un endommagement du système immunitaire des personnes vaccinées susceptibles de développer des infections plus graves que celles qui ne sont pas vaccinées (voir ci-dessous).

Vers une reconnaissance des effets secondaires post-vaccinaux

Selon la loi japonaise sur la vaccination, les vaccins contre le Sars-CoV-2 sont considérés comme ad hoc, entendez par là, destinés expressément à un usage spécifique.

Cette disposition particulière permet de commencer à indemniser les familles dont l’un des membres a été victime d’un effet indésirable suite à une injection vaccinale dès lors que l’imputabilité de la preuve a pu être établie. En effet, lorsque le lien est prouvé, les descendants de la personne décédée à cause du vaccin peuvent recevoir une indemnité forfaitaire de 44,2 millions de yens (310 000 euros environ) et une somme de 212 000 yens (1 500 euros environ) pour contribuer aux frais d’obsèques.

Le 26 juillet 2022, un groupe d’experts du ministère de la Santé japonais a accordé pour la première fois une indemnité forfaitaire à la famille d’une personne décédée après que cette dernière a développé une réaction allergique puis une crise cardiaque après une injection de vaccin contre le Covid-19.

En dépit des comorbidités préexistantes, notamment d’accidents ischémiques transitoires que présentait cette femme, le ministère n’a pas communiqué sur la date de la vaccination et le nombre de doses, estimant qu’une relation de cause à effet entre les problèmes de santé ultérieurs et le vaccin ne pouvait pas être niée dans cette affaire. Par ailleurs, les autorités ont déclaré qu’« une relation de causalité scientifiquement rigoureuse n’est pas nécessaire ».

Au-delà, de cet exemple emblématique de reconnaissance d’un effet indésirable ayant entraîné le décès de la personne, à cette date, au Japon, 3 680 personnes avaient déjà vu leur demande d’indemnisation du préjudice lié à la vaccination acceptée. Parmi tous les dossiers, 850 dossiers avaient reçu un avis favorable et 62 dossiers ont été refusés. Par ailleurs, les décisions concernant 16 autres personnes, dont certaines sont décédées, ont été reportées.

La hausse de la mortalité couplée à la reconnaissance de l’existence d’effets indésirables liés à la vaccination ont conduit certains scientifiques et médecins à étudier les liens de causalité entre la vaccination et l’augmentation des décès, notamment en analysant les mécanismes biologiques et physiologiques qui pourraient être à l’origine des réactions graves pouvant entraîner la mort des personnes après avoir reçu une injection de vaccin anti-Covid-19 à ARN messager.

Les constats biologiques, physiologiques et cliniques des scientifiques et des médecins

La température anormalement élevée des personnes décédées

Dans une vidéo mise en ligne en décembre 2022, deux chercheurs japonais analysent les mécanismes physiologiques induits par les vaccins expérimentaux à ARN messager et qui ont pu causer des réactions indésirables graves, voire entraîner la mort de sujets vaccinés dans certains cas.

Masataka Nagao, médecin légiste attaché à la faculté de médecine de l’université d’Hiroshima, pratique des autopsies sur plus d’une centaine de corps par an.

Il a constaté que les personnes décédées après une injection de vaccin anti-Covid-19 présentaient une température du corps anormalement élevée.

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« La première chose qui m’a interpellée, c’est que la température des cadavres était très élevée lorsqu’ils ont été examinés par la police. Les températures corporelles étaient anormalement élevées, autour de 33 ou 34 degrés Celsius, ce qui n’est pas normal. Normalement, au stade de l’autopsie, la température du corps est de 20 degrés. La température du corps était très élevée au moment de la mort. La température était supérieure à la normale, c’est-à-dire supérieure à 40 degrés Celsius », a-t-il déclaré.

En examinant le profil génétique, l’équipe de recherche du Pr Nagao a pu constater qu’il existait des anomalies au niveau du système immunitaire et que ces dérèglements pouvaient être la cause de réactions inflammatoires fortes.

À partir de l’analyse que ces équipes ont effectué des données génétiques recueillies sur les patients décédés, le Pr Nagao pense que le vaccin peut être responsable de troubles immunitaires ayant entraîné une inflammation dans le corps et dont le signe clinique principal était cette hausse de la température corporelle au-dessus de 40° Celsius.

« Ces seules données montrant que les gènes impliqués dans la réponse immunitaire étaient hyperactifs, ne permettent pas de conclure que les vaccins sont la cause de la mort, mais ne le mettent pas hors de cause. Je peux dire que c’est une zone grise, et nous pensons que l’administration de ces vaccins est suffisamment reliée à des réactions anormales du système immunitaire. »

La suppression du système immunitaire

Dans cette même vidéo, un autre grand professeur, Shigetoshi Sano, expert en dermatologie de la faculté de médecine de l’université de Kochi, a évoqué la découverte de protéines Spike à l’emplacement de lésions cutanées et d’autres problèmes de peau sur des patients vaccinés.

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« La protéine Spike issue du vaccin a été trouvée dans la peau », a expliqué le professeur Sano en montrant une diapositive montrant une région vert vif sur une lésion rendue visible par un colorant spécial. Cette technique sert à visualiser les régions où l’on peut détecter une inflammation et constater qu’elles sont « inondées » de protéines Spike.

« Les protéines Spike sont dispersées localement, elles suppriment localement le système immunitaire, ce qui a pour conséquence de faciliter la réactivation du virus de l’herpès. (…) La fonction des protéines Spike pour produire des réactions indésirables est la formation de caillots sanguins », a expliqué le Pr Sano. « Et pire encore, les protéines Spike peuvent aussi induire localement une inflammation ».

Interrogé par rapport à l’affaiblissement du système immunitaire et à la possibilité de contracter plus facilement des infections, le Pr Sano, après un bref moment d’hésitation, a répondu :

« Vous avez raison. Je ne sais pas si je devrais dire cela, mais il a été constaté que les personnes vaccinées sont plus susceptibles de contracter le coronavirus que les personnes non vaccinées. Parfois, des choses qui ne sont pas bonnes sont introduites dans le corps humain. La vaccination peut empêcher notre système immunitaire global de lutter contre ces mauvaises choses ».

La plainte contre l’État japonais déposée par le professeur Masanori Fukishima

Tandis que les investigations de scientifiques et de médecins se poursuivent, Masanori Fukushima, professeur émérite de médecine à l’université de Kyoto, dans une allocution prononcée dans un hôpital universitaire le 2 février 2023, a annoncé porter plainte contre l’État japonais qui a fait la promotion du vaccin, une décision d’une extrême gravité, selon lui. Il n’hésite pas à accuser le ministère de la Santé de fraude et dénonce un problème « historiquement grave qui menace l’existence même de la nation japonaise ».

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« Aujourd’hui, nous avons déposé une plainte contre le gouvernement japonais pour l’annulation de l’action administrative. Aujourd’hui, il est d’une importance fondamentale pour le gouvernement japonais de collecter et de divulguer en permanence des données exactes. Cependant, j’ai été témoin du récent scandale de fraude commis par le ministère de la Santé. Je dois réaliser qu’il s’agit d’un problème historiquement grave qui menace l’existence même de la nation japonaise. En tant que médecin et scientifique, je n’ai pas eu d’autre choix que d’oser engager une action en justice. Il va sans dire qu’il est absolument important de divulguer les données du monde réel sur l’efficacité et la sécurité de la vaccination contre le virus du Covid-19. En effet, ces données sont directement liées à la santé, aux moyens de subsistance et à l’économie de la population. Par conséquent, je pense que le gouvernement japonais, c’est-à-dire le ministère de la Santé, doit divulguer ces données de manière appropriée au public.

Jetez un coup d’œil aux données pour les groupes de 65-69 ans et de 70-79 ans. Il est surprenant de constater que le nombre de nouvelles infections ou de cas positifs pour 100 000 personnes est quatre fois plus élevé chez les personnes vaccinées deux fois que chez les personnes non vaccinées. Regardez également les données fournies par le conseil consultatif en septembre 2021. Le taux de mortalité des personnes non vaccinées et les taux de mortalité des personnes vaccinées à une dose et à deux doses ont été décrits correctement. D’après la description en rouge, la vaccination a effectivement réduit le taux de mortalité des personnes âgées de plus de 65 ans. Cependant, pour tous les âges, la vaccination a démontré l’effet inverse, entraînant une augmentation du taux de mortalité. Il s’agit d’un phénomène paradoxal. En tant que telles, les données sur les taux de mortalité avaient déjà été publiées dans des documents officiels. 

Cependant, dans les données de l’année dernière, le ministère de la Santé a supprimé toutes ces informations. En fait, la vaccination a été recommandée sur la base de l’explication suivante : la vaccination ne prévient pas l’infection, mais la vaccination prévient les maladies graves et réduit le taux de mortalité.

Cependant, sur la base des données publiées par le Conseil consultatif en septembre 2021, la base pour recommander la vaccination pour tous les âges ne devrait plus exister. Malgré cela, le ministère de la Santé a poursuivi la vaccination. Je considère qu’il s’agit d’une grave crise nationale. C’est pourquoi j’ai décidé d’intenter un procès cette fois-ci. »

https://www.francesoir.fr/societe-sante/japon-mortalite-covid-professeur-masanori-fukushima-plainte

Catastrophe nucléaire de Fukushima : quelles conséquences ?

Nucléaire

Le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami frappaient le Japon, causant la mort de plus de 18 000 personnes. À ce lourd bilan sont venues s’ajouter les terribles conséquences d’un accident survenu à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Dix ans après, quels sont les impacts de la catastrophe nucléaire de Fukushima ? Pourquoi des centaines de kilomètres carrés de terres restent aujourd’hui encore inhabitables ? Comment mesurer les effets à long terme de cette catastrophe nucléaire ? Autant de questions dont les réponses sont complexes, loin des raisonnements simplificateurs et du mythe du « Fukushima, zéro mort ».

Un magasin dans le district de Namie, situé entre 5 et 15 km au nord de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Namie compte près de 20 000 habitants qui ont été évacués le 12 mars 2011.

Combien de morts l’accident nucléaire de Fukushima a-t-il causé ?

Selon un bilan officiel des services de police japonais en 2012, le séisme et le tsunami de Tohoku survenus le 11 mars 2011 ont entraîné la mort de 18 079 personnes. Ce chiffre a été par la suite revu à la hausse : interrogée par des journalistes de Libération, l’ambassade du Japon en France donnait l’estimation suivante au 1er mars 2018 : 19 630 décès et 2 569 disparus, très majoritairement dus au séisme et au tsunami.

Officiellement, les rayonnements radioactifs dus à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima-Daiichi n’ont fait pour leur part qu’un seul mort direct à ce jour. Le ministère de la Santé japonais a en effet reconnu comme étant directement lié aux rayonnements radioactifs le décès d’un employé de la centrale, à la suite d’un cancer du poumon, ainsi que deux malades de cancers de la thyroïde et trois atteints de leucémie. Début 2021, aucun décès ou pathologie parmi la population civile n’avait encore été officiellement reconnu par les autorités japonaises comme étant explicitement dû aux effets des radiations nucléaires, bien que des dossiers de demande de reconnaissance soient en cours.

Circulez, y a rien à voir ? Pas si simple… Si en 2013 et 2016, le Comité scientifique des Nations unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCEAR) ne relevait « pas d’augmentation observable des taux de cancer chez les travailleurs », ni « d’impact sur les malformations à la naissance ou les effets héréditaires » (des affirmations maintenues dans un rapport annexe daté de 2020), le comité onusien recommandait bien « de maintenir un suivi médical à long terme de la population exposée en ce qui concerne certaines maladies, pour avoir une bonne idée de l’évolution de leur état de santé ».

Plusieurs études scientifiques, passées au peigne fin par l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (ACRO) dans un rapport publié en mars 2021 montrent désormais clairement une forte augmentation du nombre de cancers de la thyroïde chez les jeunes de la préfecture de Fukushima. Mais l’interprétation de ces données reste délicate et suscite de vives controverses. L’ACRO résume ainsi la situation : « Si, dix ans après la catastrophe de Fukushima, il n’est toujours pas possible de tirer des conclusions définitives sur les raisons de [cette] augmentation […], il n’est plus possible d’exclure que des cancers puissent être induits par les radiations ».

Comme dans toute situation de crise, l’absence de référentiel avant l’accident, les difficultés de collecte des données, les changements de protocoles, la multiplication des opérations de dépistage (et donc des cancers dépistés) et la dispersion des populations touchées compliquent la tâche. La nature des données et leur interprétation suscitent depuis plusieurs années déjà de sérieuses interrogations, que ce soit de la part d’experts de l’IRSN ou d’organisations de médecins comme « Physicians for social responsability » (PSR) et « International Physicians for the Prevention of Nuclear War » (IPPN).

L’une des grandes incertitudes sur l’impact sanitaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima concerne les effets à long terme de faibles doses de radioactivité. Cela fait l’objet de plusieurs études, menées notamment par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), non seulement dans le cadre de l’accident nucléaire de Fukushima mais aussi plus largement. Comme le précise la Commission internationale de protection radiologique, en matière de radioactivité, « il n’y a pas de seuil en dessous duquel il n’y a aucun effet ». C’est également ce que rappelle l’Organisation mondiale de la santé.

Combien de personnes ont dû être évacuées en raison de la catastrophe nucléaire de Fukushima ?

Ce bilan sanitaire officiel jusque-là limité durant les premières années consécutives à l’accident nucléaire de Fukushima a fait dire à certains que ce sont la « peur du nucléaire » et des évacuations jugées « inutiles » qui auraient tué, et non les radiations. Une conclusion hâtive et simplificatrice, sur un problème beaucoup plus complexe et durable.

N’aurait-il pas fallu évacuer ces dizaines de milliers de personnes ? Fallait-il laisser la population consommer les produits contaminés provenant de Fukushima ? Les mesures prises au lendemain de la catastrophe ont très probablement permis de limiter les conséquences de l’accident sur la population. « Les conséquences de cet accident nucléaire seront vraisemblablement moins dramatiques qu’à Tchernobyl sur le plan environnemental et sanitaire, pour plusieurs raisons, affirmait en 2012 le directeur de la crise à l’IRSN, Didier Champion, d’abord parce qu’une partie du panache radioactif s’est dirigée vers l’océan où les effets de diffusion limitent la contamination. Et aussi parce que les populations ont été évacuées dès le 12 mars dans la zone dangereuse des vingt kilomètres ».

Pour donner quelques chiffres, au lendemain de la catastrophe, 70 000 personnes provenant du premier cercle de 20 kilomètres autour de la centrale ont été évacuées. Au total, ce sont plus de 160 000 personnes qui ont été contraintes de quitter la région depuis 2011. Tout cela sans compter les personnes évacuées provenant de zones contaminées en dehors de la zone d’évacuation officielle et dont l’estimation varie selon les sources.

Nécessaires afin de limiter autant que possible les conséquences sanitaires sur les populations, ces évacuations ont évidemment eu un impact psychologique, social et économiqueconsidérable pour des milliers de familles qui ont dû tout quitter du jour au lendemain. Début 2021, la préfecture de Fukushima, selon les chiffres officiels rapportés par l’ACRO, comptabilisait 2 317 décès indirects dus à des suicides ou à une dégradation des conditions de santé suite à l’évacuation.

Des terres inhabitables à Fukushima pour combien de temps encore ?

Ces évacuations ne sont qu’une des facettes du désastre au long court que représente une catastrophe nucléaire telle que celle de Fukushima. Elle se poursuit encore. Dix ans plus tard, des terres restent durablement contaminées.

La superficie des zones évacuées est passée de 1 150 km2 (8,3% de la superficie de la préfecture de Fukushima) en 2013 à 336 km2 (2,5% de la superficie de la préfecture de Fukushima) en mars 2020. Si sur le papier on peut penser à une bonne nouvelle, en réalité, leszones rouvertes aux habitant·es sont pour la plupart encore contaminées. Pour parer à cela, le ministère de l’Environnement japonais compte trois catégories de décontamination des sols :

  • les « zones résidentielles », où les maisons et leurs environs immédiats ont bénéficié d’opérations de décontamination,
  • les « zones agricoles », où les champs ont été décontaminés, mais par leurs abords,
  • les « zones sauvages », traitées de manière encore plus superficielle, ont été déclarées « décontaminées » après que les feuilles et les branches tombées ont été enlevées jusqu’à 20 mètres du bord de la zone.

Bien que ces efforts de décontamination aient démontré une certaine efficacité dans la réduction des niveaux de radiation, il suffit d’avancer de quelques mètres dans les bois à flanc de montagne pour que le niveau de radioactivité redevienne très élevé. « Contrairement aux plaines agricoles et résidentielles, ces zones boisées et montagneuses n’ont pas été décontaminées, pour des raisons de coût et parce que ce serait très difficile techniquement, rappelle Olivier Evrard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, dans un entretien pour le journal du CNRS. Or, celles-ci couvrent les trois-quarts de la surface touchée par le panache radioactif. » Les forêts des zones contaminées constituent donc encore un réservoir de césium potentiel qui pourrait contaminer les cours d’eau, suite à l’érosion des sols, aux glissements de terrain et aux crues, comme lors des typhons qui frappent souvent la région.

À Namie, une ville en partie en dehors de la zone d’exclusion, une équipe de l’Agence japonaise de l’énergie atomique (JAEA) et des chercheurs de l’université de Tsukubaa ont identifié plusieurs endroits où les niveaux de radiation sont encore bien plus élevés que l’objectif de décontamination à long terme fixé par le gouvernement, à savoir 0,23 microsieverts par heure.

Comment gérer les millions de mètres cubes de déchets nucléaires de Fukushima ?

D’autres problématiques autour de la décontamination des sols se posent à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima. Aujourd’hui, en plus du coût exorbitant de l’opération (l’ACRO estime le coût total de la procédure et du stockage des déchets à environ 45 milliards de dollars), sa lenteur et son efficacité relative, cette décontamination est encore incomplète et pose d’énormes problèmes de stockage.

Ce sont en 2021, 14 millions de mètres cubes de sols contaminés qui ont été placés dans des sacs toujours entreposés à l’air libre, et donc soumis aux aléas climatiques de plus en plus fréquents. En 2019, une dizaine de ces sacs ont été emportés par une rivière lors du passage du typhon Hagibis.

 

À cela s’ajoute, la gestion des déchets générés par le refroidissement des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. En 2019, Tepco comptait encore plus d’un million de mètres cubes d’eau radioactive entreposés sans solution dans l’enceinte de la centrale. Certains fûts fuient et d’ici 2022, Tepco estime que ce site aura atteint sa capacité maximale.

S’en suit la fameuse question : comment se débarrasser de toute cette eau contaminée ?Construire un nouveau site de stockage ? Enfouir cette eau très profondément sous terre ? Actuellement, l’option envisagée par les autorités japonaises est de déverser petit à petit l’eau (décontaminée en partie seulement) dans l’océan Pacifique. Sauf que 80% de cette eau n’a pas été traitée de façon à limiter la radioactivité des rejets en mer. Une catastrophe pour la pêcherie et les habitant·es de la préfecture de Fukushima qui sont, dans leur majorité, opposés aux rejets dans l’océan. Le rapporteur spécial de l’ONU spécialiste des droits humains dans la gestion et de l’élimination des substances et déchets dangereux a fait savoir ses doutes quant au rejet en mer des eaux contaminées. Le gouvernement a donc décidé de reporter l’annonce de sa décision.

Vue aérienne d’une zone de stockage des déchets nucléaires issus de la décontamination des sols dans les forêts de la région montagneuse d’Iitate, préfecture de Fukushima, Japon © Greenpeace / Jeremy Sutton-Hibbert

Enfin, le démantèlement de la centrale de Fukushima-Daiichi est un véritable casse-tête.Dans le cas d’une centrale n’ayant subi aucun dommage, certaines zones doivent rester sous haute surveillance pendant une longue période avant de pouvoir être démantelées en toute sécurité, en raison des niveaux élevés de radioactivité subsistant. À Fukushima- Daiichi, le démantèlement s’avère encore plus complexe : Tepco et le gouvernement japonais ne savent toujours pas comment extraire le combustible restant des cuves des réacteurs, et il n’existe pas encore de plans détaillés concernant le traitement et le stockage des déchets. On ignore si et quand ils pourront être récupérés… Les réacteurs 1 à 3 de Fukushima- Daiichi contiennent chacun au moins 200 à 300 tonnes de combustible en fusion. Une mauvaise manipulation risque de provoquer d’autres accidents ou une exposition dangereuse des ouvriers aux radiations.

 

Ni charbon, ni nucléaire : quelles leçons tirer de Fukushima ?

Comme si ces difficultés ne suffisaient pas, la population japonaise subit aujourd’hui les conséquences d’une politique énergétique qui a trop longtemps ignoré les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables.

Suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, le Japon a dû mettre un terme brutal à l’utilisation de l’énergie nucléaire en fermant les 54 réacteurs du pays. Cette transition éclair, sans aucune anticipation des autorités, a conduit le gouvernement japonais à relancer la filière du charbon au détriment d’une politique de long terme alliant sobriété, efficacité et diversification des sources d’énergies renouvelables. Par ailleurs, depuis le retour du parti libéral démocrate au pouvoir, le gouvernement japonais n’a pas caché ses intentions de revenir d’ici 2030 à un mix énergétique incluant plus de 20% de nucléaire. Un projet tout à fait contestable, compte tenu de la vétusté des centrales nucléaires actuelles dont la plupart ne redémarreront pas, de la lenteur de la construction de nouveaux réacteurs (une quinzaine d’années), des coûts extrêmement élevés et de la dangerosité du nucléaire décuplée dans un pays comme le Japon soumis à des aléas naturels fréquents.

Par ailleurs, si les réacteurs nucléaires n’ont pas tous redémarré, dix ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, c’est aussi et surtout pour des questions de rentabilité, le nucléaire étant non seulement risqué mais de plus en plus cher. Les nouvelles normes fixées à la suite de l’accident nucléaire de Fukushima nécessitent des travaux coûteux que les compagnies concernées ne souhaitent pas faire, faute de rentabilité. Une fois encore, le choix du nucléaire, dont les coûts de maintenance ne cessent d’augmenter, conduit à une impasse dangereuse, faute d’avoir pris le tournant des énergies renouvelables dont les coûts ont inversement baissé. À rebours de l’Histoire, le Japon recourt aujourd’hui de nouveau aux énergies fossiles, ajoutant un désastre à un autre.

Ce retour au charbon doit servir de contre-exemple aux autres pays lourdement nucléarisés, à commencer par la France. Il faut dès à présent anticiper la fermeture des réacteurs nucléaires vieillissants pour ne pas à avoir à rallumer des centrales à charbon ou importer du gaz dans l’urgence, faute de capacité de production renouvelable suffisante. Il est urgent pour la France de sortir de sa dépendance extrême vis-à-vis du nucléaire, d’engager une réduction massive de la consommation énergétique, d’accélérer le déploiement des alternatives renouvelables, et d’anticiper la reconversion des travailleurs et travailleuses de la filière nucléaire.

La catastrophe nucléaire de Fukushima et la situation actuelle du Japon dans son ensemble montrent bien que sa politique énergétique, qui a trop longtemps privilégié les énergies fossiles et le nucléaire, mène dans une impasse.

Fukushima : Les eaux contaminées très faiblement au tritium, bientôt rejetées en mer par le Japon

CATASTROPHE Le tritium est un radionucléide ne pouvant être traité par les technologies actuellement disponibles, mais sa dilution en mer est déjà pratiquée au Japon et à l’étranger par des installations nucléaires en activité

20 Minutes avec AFP – 
Un employé de Tepco à Fukushima, le 16 décembre 2022.
Un employé de Tepco à Fukushima, le 16 décembre 2022. — Kentaro Tominaga/AP/SIPA

Polémique en cours. Les conséquences du tsunami du 11 mars 2011 se font encore bien sentir au Japon. Le gouvernement nippon a reconfirmé vendredi qu’il comptait démarrer cette année le rejet dans l’océan Pacifique d’eaux contaminées de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi, un projet controversé localement et critiqué aussi par des pays voisins.

Plus d’un million de tonnes d’eau contaminée au tritium sont actuellement entassées dans plus d’un millier de citernes sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (nord-est du Japon), dont les capacités de stockage arrivent à saturation. Les pêcheurs locaux redoutent des conséquences négatives de cette opération sur la réputation de leurs prises auprès des consommateurs. Et le projet a aussi été critiqué par des pays voisins comme la Chine et la Corée du Sud, ainsi que par des organisations environnementales comme Greenpeace.

Une dilution en mer déjà pratiquée ailleurs

Ce projet a déjà reçu des avis favorables de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui le supervise, et du régulateur nucléaire japonais l’an dernier. Prévue pour s’étaler sur plusieurs décennies, l’opération devrait débuter « ce printemps ou cet été », après un « rapport complet » de l’AIEA ainsi que l’achèvement et la vérification des préparatifs sur place, a déclaré vendredi devant la presse le porte-parole du gouvernement Hirokazu Matsuno. « L’ensemble du gouvernement fera les plus grands efforts pour garantir la sûreté (du processus, NDLR) et prendre des mesures préventives contre les fausses rumeurs », a-t-il ajouté.

Le tritium est un radionucléide ne pouvant être traité par les technologies actuellement disponibles. Cependant sa dilution en mer est déjà pratiquée au Japon et à l’étranger par des installations nucléaires en activité.

Pas de danger pour les humains à faible dose

La quantité d’eau tritiée accumulée à Fukushima est toutefois impressionnante. Car elle provient de la pluie, de nappes souterraines ou des injections d’eau nécessaires pour refroidir les cœurs de plusieurs réacteurs nucléaires de Fukushima Daiichi entrés en fusion à cause du tsunami du 11 mars 2011, qui avait heurté la centrale de plein fouet.

L’opérateur de la centrale, Tepco, est en train de construire un conduit sous-marin d’environ un kilomètre de long pour évacuer les eaux tritiées plus loin de la côte. Selon des experts, le tritium n’est dangereux pour les humains qu’à hautes doses concentrées, une situation a priori exclue en cas d’un rejet en mer étalé sur une très longue période. L’AIEA a aussi déjà estimé que ce projet allait se faire « en pleine conformité avec les normes internationales » et qu’il ne causerait « aucun dommage à l’environnement ».

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