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"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Japon : Tokyo en alerte…

Japon : Tokyo en alerte maximale avant le passage du typhon Faxai

International
METEO – Les autorités japonaises ont mis en garde les habitants de la capitale avant le passage du cyclone tropical Faxai, prévu dimanche en fin de journée. Le typhon est accompagné de rafales de vent pouvant atteindre 216 km/h. Les transports aériens et ferroviaires ont été annulés, les autorités conseillent à plus de 100.000 personnes d’évacuer.
 

Alerte cyclonique sur la capitale du Japon. Les autorités ont mis en garde les habitants de Tokyo avant le passage du violent typhon baptisé Faxai, qui doit atteindre les zones côtières entre dimanche en fin de journée, et lundi matin. 

Accompagné de rafales de vents pouvant atteindre 216 km/h, le violent cyclone tropical pourrait s’accompagner de précipitations et susciter de fortes vagues, des glissements de terrain, des inondations et des crues de rivières, selon l’Agence météorologique japonaise. Selon la même source, les vents et les pluies pourraient atteindre des niveaux « historiques ».  

En tout, ce sont près de 2.4 millions de personnes qui pourraient évacuer, sur conseil des autorités. Ces dernières ont conseillé à 40.000 familles, soit près de 100.000 personnes d’évacuer notamment les zones de Kanagawa, Shizuoka et la banlieue de Tokyo. Cet avis d’évacuation comporte une alerte de niveau quatre sur une échelle de cinq. 

Monthelon en fête

Monthelon Anniversaire from angeles serge on Vimeo.

DOMAINE. Acheté en 1989 (en haut) par Ueli Hirzel, le château sera vendu à l’association qui le gère, 30 ans et un jour après son achat. Une exposition rétrospective est à découvrir à partir de 21 heures demain et samedi.
Myriam Déborbe

Acheté sur un coup de tête, le château de Monthelon est devenu un lieu privilégié de résidences d’artistes. Ce week-end, il fêtera ses 30 ans.

En 1989, Ueli Hirzel, alors directeur d’Aladin, une troupe de cirque peu conventionnelle, sort d’une longue période de représentations du spectacle Les contes de la folie extraordinaire , notamment joué à la Cartoucherie de Vincennes. « On ne savait pas comment cela allait continuer. On avait besoin d’un endroit pour poser le matériel et réfléchir à l’avenir », se souvient le circassien. Après avoir cherché un peu partout, il pense à l’Avallonnais qu’il a déjà parcouru à vélo. « On avait une relation un peu affective avec cet endroit, on passait souvent sur la N6. »

Acheté pour l’équivalent de 200.000 euros

Une agence immobilière lui propose presque immédiatement de visiter une ancienne colonie de vacances, perchée sur la butte de Monthelon, sur les hauteurs de Montréal. « On est allé voir. Il pleuvait, c’était dégueulasse… Avec mon épouse, on était sûrs de ne jamais revenir. » Pourtant ils reviennent. Et peu après, le 8 septembre 1989, achètent le bâtiment pour 1,2 million de francs (environ 200.000 euros aujourd’hui). À l’époque, il n’y a guère plus que les quatre murs, les toilettes, l’eau et l’électricité… Six hectares de terrain également. « J’ai été séduit par l’ouverture, le ciel, l’espace avec les possibilités du terrain, la vue sur la collégiale », confie Ueli Hirzel.

Mais en arrivant, juste après avoir ouvert la porte, il jette la clé. « C’était une connerie, mais je ne pouvais plus revenir en arrière. » La clé, paraît-il, est toujours quelque part au milieu du terrain entourant la bâtisse. L’idée de ce lieu, elle, a mis un peu plus de temps à mûrir. « Au début, ce n’était pas une résidence d’artistes. Mais on a invité des gens du milieu artistique comme Jean-Paul Lefeuvre, de la première promotion du Centre national des arts du cirque de Châlons- en-Champagne. »

La première grande création de ceux qui travaillent ici sort en 1991 et s’appelle Cirque O . Elle partira en tournée pendant trois ans, pour quelque 250 représentations entre Copenhague, le Chili, l’Europe et bien sûr la France. « Dès qu’on a arrêté, on avait une espèce de vide », se souvient Ueli Hirzel. Que-Cirque-Que est donc lancée, pour cinq ans, sur les routes du monde entier : Australie, Canada, Suède, Portugal… De 1995 à 2000, la troupe donne quelque 600 représentations. « Ils ont créé un mouvement du nouveau cirque en Amérique latine », assure Laurence Lefeuvre, aujourd’hui membre du bureau de l’association de Monthelon.

Après ces cinq années de voyages, se pose la question du devenir du château de Monthelon. « Pour les dix ans, on a fait une grosse fête, avec beaucoup de monde, et là c’est devenu clair », se souvient Ueli Hirzel. Le château allait devenir un lieu de création, accueillant des artistes pour une semaine ou davantage.

Environ 50 compagnies accueillies chaque année

« On a pu financer le château grâce à des gros succès. Mais le deal, c’était de vendre si on n’arrivait plus à financer », poursuit Ueli Hirzel. Le plus gros des frais passe en travaux et en entretien. En 2006, le château est mis en vente. « Le ministère de la culture, la DRAC et la Région ont décidé de nous soutenir. » Se pose alors la question de la forme que doit prendre la structure. Et la meilleure réponse est celle de l’association. Les statuts sont déposés fin 2008. « On a été très attentifs aux statuts, pour bien exprimer les souhaits et les centres d’intérêt de Monthelon. »

Ce souhait, c’est celui d’un lieu où les artistes puissent prendre le temps de créer leurs œuvres, sans avoir à se soucier d’obligations de rendu ni de finances. Car « on ne paie pas pour travailler », plaisante Ueli Hirzel. Aujourd’hui, c’est l’association qui gère le château et les résidences d’artistes. Quelque 50 compagnies y passent chaque année. Monthelon se porte bien, à tel point que l’association rachètera le château qui l’a vue naître ce lundi 9 septembre. Trente ans et un jour après son acquisition. 

Fukushima: l’eau radioactive s’accumule

Fukushima : comment se débarrasser de l’eau radioactive qui s’accumule ?

Depuis 2011, plus d’un million de mètres cubes d’eau radioactive s’accumulent sur le site de Fukushima. Or, d’ici 2022, la centrale nucléaire aura atteint sa capacité maximale de stockage.

Par Publié le 05 septembre 2019 à 16h30 – Mis à jour le 05 septembre 2019 à 17h52

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 et un puissant tsunami dévastaient la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Quelques jours plus tard, de premiers rejets radioactifs étaient détectés et plus de 100 000 personnes évacuées. Depuis, la situation reste précaire. Pour éviter de nouvelles fuites radioactives, les réacteurs doivent être refroidis en permanence. Depuis la catastrophe, ils sont donc arrosés tous les jours : un million de mètres cubes d’eau y ont été déversés en 2019, soit l’équivalent de 400 piscines olympiques.
Le problème, c’est qu’en arrosant les réacteurs cette eau récupère des particules radioactives et devient, à son tour, radioactive. Or les réservoirs installés pour contenir toute cette eau contaminée commencent à manquer : selon Tepco, qui exploite la centrale, le site aura atteint sa capacité maximale de stockage en 2022. Alors, que faire de toute cette eau radioactive ? Explications avec des experts internationaux du sujet.
Sources :
Le site et les articles du chercheur Ken Buesseler : https://bit.ly/2lBSS19
Le rapport des experts sur les options envisagées de 2016 : https://bit.ly/2lupt9f
Notre reportage il y a un an sur le chantier de démantellement de la centrale : https://bit.ly/2jZoHk8

Asia Balluffier

 

 

Le mal aimé

Drôle de coïncidence

Y a t’il une coïncidence entre ces deux événements? 

La réponse se trouve en chacun de nous.

Pour celui qui adhère au « politiquement incorrect », la réponse serait, semble-t-il , sans ambiguïté.

Fukushima: eau radioactive

Le Japon veut déverser des millions de tonnes d’eau radioactive de Fukushima dans le Pacifique

Le Japon envisage de rejeter dans l’océan Pacifique des millions de tonnes d’eau irradiée suite à la triple fusion du 11 mars 2011 de la centrale nucléaire de Fukushima. La Corée du Sud s’inquiète.

Les deux nations ont toujours eu des relations compliquées et conflictuelles. Et cette histoire ne va rien arranger. Récemment, on apprenait que la centrale de Fukushima n’aura bientôt plus assez d’espace pour contenir son eau irradiée. Selon les autorités japonaises, la seule « option réaliste » pour s’en débarrasser est « un rejet contrôlé » dans l’océan Pacifique. Plusieurs milliards de litres d’eau hautement radioactive (tritium) seraient concernés. Une intention qui ne passe pas auprès des associations environnementales et de Séoul.

17 ans pour diluer cette eau contaminée

« Déverser cette eau dans l’océan est l’option la moins chère et la plus rapide, et nous sommes convaincus que c’est ce que fera [le Japon]. Une fois que cette eau contaminée et ce tritium seront dans l’océan, ils suivront les courants marins et se retrouveront partout, y compris dans la mer à l’est de la Corée, a déclaré Chang Mari, représentante de l’ONG Greenpeace en Corée. On estime qu’il faudra attendre dix-sept ans pour que cette contamination radioactive soit assez diluée pour atteindre un niveau sûr. Les Coréens sont très inquiets. Nous avons besoin du soutien de la communauté internationale pour stopper le gouvernement japonais. C’est un problème qui concerne le monde entier ».

Cette semaine, le ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud s’est également inséré dans le débat, convoquant un responsable de l’ambassade japonaise pour obtenir davantage d’informations. « Notre gouvernement reconnaît très gravement l’impact que les résultats de l’élimination de l’eau contaminée de l’usine de Fukushima pourraient avoir sur la santé et la sécurité des citoyens des deux pays et, par extension, sur l’ensemble des pays reliés le long de l’océan », pouvait-on lire dans un communiqué.

fukushima
 
Crédits : IAEA Imagebank

Le problème du tritium

Ces millions de tonnes d’eau de refroidissement contaminée sont pour le moment retenus dans 960 réservoirs en acier. Cette eau a déjà été nettoyée de 62 radionucléides (atomes qui ont un excès d’énergie nucléaire), ne laissant que du tritium – un isotope radioactif de l’hydrogène. Le problème, c’est que le système permettant la décontamination de l’eau ne fonctionne pas avec le tritium, qui a une affinité chimique avec l’eau. Rappelons que nous considérons le tritium comme cancérigène et mutagène pour l’Homme en cas d’exposition à de très fortes doses. De l’ordre du giga-becquerel.

Cette décision, si elle est prise, ne devrait pas l’être dans l’immédiat. Les autorités japonaises devront dans un premier temps établir un calendrier, un budget, voire même la méthode à utiliser. De son côté, la société Tokyo Electric Power Co (ou Tepco), qui exploite la centrale, a déclaré qu’elle manquerait d’espace pour construire plus de réservoirs de stockage dans environ trois ans.

ISLEXPO 2019

Exposition à L’Isle sur Serein

Beaucoup de nouveautés pour cette 21 ème édition de « L’Islexpo », avec notamment, une équipe de décorateurs et fresquistes qui ont répondu à l’invitation du président du Comité d’Animation, organisateur de l’événement.

Des nouveaux artistes régionaux ont également accepté l’invitation, sans oublier quelques fidèles exposants des premiers jours.

Une belle participation du public également, en hausse de 20% par rapport à l’année précédente. De quoi réjouir et encourager les organisateurs.

 

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Monthelon 2019

Les Rencontres de Monthelon

Une fois de plus les résidents du château de Monthelon ont émerveillé le public lors des « Rencontres de Monthelon » pour cette nouvelle édition 2019 intitulée

« Le goût du miel »

Résumé en image

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Invisibles retombées

Sans des organisations indépendantes du lobby nucléaire, nous ne saurions pas grand-chose de la pollution radioactive. L’une d’elles, la Criirad, se mobilise depuis 1986 pour fournir des relevés fiables et informer la population des risques. Coup de projecteur sur 4 vidéos incontournables qui font le résumé de ce que l’on doit savoir sur les retombées.

« Les catastrophes nucléaires comme celles de Tchernobyl et de Fukushima entrainent des rejets massifs de substances radioactives dans l’environnement et une contamination durable de vastes territoires. Elles s’accompagnent des mensonges sur la gravité des contaminations et sur l’ampleur des risques sanitaires. Les manipulations sont d’autant plus aisées que la radioactivité ne se voit pas. Compte tenu de son parc nucléaire vieillissant, la France est particulièrement concernée par les risques nucléaires. Produit par l’association CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité) et réalisé par Cris Ubermann, le film « Invisibles Retombées » s’appuie sur les missions conduites par le laboratoire de la CRIIRAD au Japon, pour rendre palpable cette radioactivité invisible et les conséquences pour les populations touchées par les retombées. Il rend compte des rencontres avec les habitants des zones contaminées et des mesures des niveaux de radiation effectuées à leur côté.

Dans sa version sur Youtube, le film est découpé en 4 séquences d’une dizaine de minutes :

Séquence 1 : « Des citoyens face aux mensonges » La CRIIRAD a été créée en 1986, en réaction aux mensonges du gouvernement français sur l’intensité des retombées radioactives sur le territoire français. Les travaux de son laboratoire ont permis d’établir les véritables cartes des retombées radioactives. En mars 2011, au moment de la catastrophe de Fukushima, la CRIIRAD est sollicitée par des citoyens japonais qui souhaitent se doter de radiamètres pour mesurer la radioactivité ambiante.

Séquence 2 : « Mission en territoire contaminé » En mai 2011, la CRIIRAD se rend au Japon et apporte des appareils qui permettent de contrôler la radioactivité des aliments. Quelques semaines après les retombées, le césium radioactif s’est infiltré jusqu’à une dizaine de centimètres de profondeur dans le sol.

Séquence 3 : « L’irradiation permanente » Les rayonnements gamma émis par les substances radioactives déposées sur les surfaces traversent les murs et irradient les habitants même lorsqu’ils sont à l’intérieur des bâtiments. Les habitants sont confrontés à des choix dramatiques : rester sur un territoire contaminé ou prendre la décision de le quitter.

Séquence 4 : « L’impossible décontamination » La décontamination totale n’est pas possible. Les populations vont donc être exposées pendant des décennies. En cohérence avec les recommandations internationales prises sous l’impulsion du lobby nucléaire français, les autorités Japonaises ont multiplié par 20 les normes de radioactivité acceptables en cas de retombées radioactives. Pour Naoto Kan, premier ministre du Japon au moment de la catastrophe de Fukushima, il faut tout mettre en œuvre pour sortir du nucléaire. »

Japon : un séisme

Japon : un séisme secoue la région de Fukushima

Ressentie jusqu’à Tokyo, la secousse est survenue au large de Fukushima, théâtre en 2011 d’une terrible catastrophe nucléaire causée par un tsunami meurtrier.

 En avril 2011, un séisme majeur et le tsunami qu'il avait soulevé avait provoqué une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima.
En avril 2011, un séisme majeur et le tsunami qu’il avait soulevé avait provoqué une catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima. YOSHIKAZU TSUNO / POOL / AFP
 
 
Le 4 août 2019 à 13h25, modifié le 4 août 2019 à 16h27

Un séisme de magnitude 6,3 a fait trembler ce dimanche la préfecture japonaise de Fukushima, tristement célèbre pour l’accident nucléaire qui avait suivi le séisme et le tsunami meurtriers d’avril 2011.

La secousse, survenue à une cinquantaine de kilomètres de la côte est d’Honshu, principale île de l’archipel nippon, et près de 40 km de profondeur, a été ressentie jusqu’à Tokyo, à 250 km plus au sud. Aucune alerte au tsunami n’a toutefois été déclenchée.

NHK WORLD News ✔@NHKWORLD_News
 

A strong earthquake has rocked Japan’s northeastern prefectures of Fukushima and Miyagi.The Japan Meteorological Agency says the quake registered 5 minus on the country’s seismic intensity scale of zero to seven.The agency says there is no threat of a tsunami.

Vidéo intégrée
 
 

Le tremblement de terre n’aurait fait ni blessé ni dommage, selon un premier bilan de l’Agence météorologique du Japon.

La circulation des trains à grande vitesse Shinkansen a été temporairement interrompue dans la région, selon la radio-TV publique NHK . Aucune anomalie n’a été détectée sur les installations nucléaires, y compris la centrale de Fukushima-Daiichi, a-t-elle ajouté.

 

A l’arrêt depuis l’accident de 2011, trois de ses réacteurs, entrés en fusion suite à la mise hors service du système de refroidissement, sont encore en cours de refroidissement. La zone est largement contaminée.

Fukushima est-il sûr?

Fukushima est-il sûr pour les Jeux olympiques?

Le nouveau stade national au coucher du soleil, Tokyo. (Shutterstock / kawamura_lucy)

 

Le relais de la flamme olympique de 2020 débutera à Fukushima: un lieu plus souvent associé aux tremblements de terre, aux tsunamis et aux catastrophes nucléaires de 2011 que les sports internationaux. Ce n’est pas un hasard: l’emplacement est censé transmettre un récit de la relance et l’idée que Fukushima est un lieu sûr à visiter, à vivre et bien sûr à faire des affaires. Les jeux olympiques de baseball et de softball, qui se dérouleront également à Fukushima, ont pour objectif de marteler le message de ces «Jeux olympiques de la récupération», comme les organisateurs de Tokyo 2020 les ont désignés à la maison.

Mais après une visite à Fukushima, leurs revendications semblent pour le moins discutables. En fait, toute cette configuration est un acte profondément cynique de politique «post-vérité». Fukushima n’est pas encore en sécurité et aucune rhétorique ensoleillée de la part des bigwigs olympiques ni des politiciens japonais ne peut le faire.

Nous nous sommes rendus à Fukushima dans un bus rempli de journalistes, de cinéastes et d’activistes du monde entier. Nous étions accompagnés par le professeur Fujita Yasumoto, qui portait un dosimètre, un appareil qui enregistre les niveaux de rayonnement. À deux heures de route avant de frapper Fukushima, son dosimètre indiquait 0,04; tout ce qui dépasse 0,23, nous a-t-il dit, était dangereux. L’aiguille a fait un bond supplémentaire à l’approche des centrales nucléaires et des opérations de nettoyage connexes. À l’extérieur du centre d’archives de déclassement, il s’est déplacé dans un territoire non sécurisé avec une valeur de 0,46 avant de passer à un niveau vraiment alarmant de 3,77 alors que nous approchions du réacteur de l’unité 1 de Fukushima Daiichi, l’un des trois réacteurs qui ont fondu. La course à la flamme olympique doit actuellement traverser certaines de ces zones fortement contaminées.

Lorsque nous sommes entrés dans Fukushima, nous avons commencé à voir ce qui ressemblait à des sacs poubelles noirs remplis de terre arable radioactive qui avait été ramassée par des ouvriers. La plupart d’entre eux parcourent de grandes distances pour se rendre à Fukushima. Des milliers de ces sacs – que les habitants appellent des « pyramides noires » – sont empilés les uns sur les autres, mais les travailleurs qui travaillent ne portent pas de costume de protection anti-moustique. Une partie de la pile de sacs a de la végétation. La vue des plantes qui pénètrent dans la boue toxique pourrait être considérée comme un signe d’espoir, mais pour d’autres, c’est un signe de danger, faisant craindre que le vent ne souffle les parties les plus contaminées de la couche arable dans la partie moins irradiée. parties de la ville.

Aucune personne rencontrée ici n’a acheté la ligne du premier ministre japonais Shinzo Abe à partir de 2013, lorsqu’il avait tenté d’apaiser les inquiétudes des électeurs du Comité international olympique en leur disant que la situation à Fukushima était «sous contrôle». Hiroko Aihara, journaliste indépendant basé à Fukushima nous a dit: «Le gouvernement a poussé la propagande au détriment de la vérité. Au Japon, les gens sont divisés sur la gravité de la situation. Mais pour les personnes qui vivent ici, la crise, le nettoyage et la contamination continuent. ”

Les études scientifiques sur la sécurité de Fukishima sont actuellement très controversées. Cependant, «dans sa hâte de réagir à la situation d’urgence, deux mois après l’accident, le gouvernement japonais a relevé le seuil d’exposition admissible de 1 mSv par an, une référence internationale, à 20 mSv. Les personnes évacuées craignent maintenant que la détermination d’Abe de mettre l’accident de Daiichi derrière le pays compromette la santé publique, en particulier chez les enfants, qui sont plus vulnérables. « 

Nous avons également parlé avec Masumi Kowata. C’est une personne remarquable et la seule femme du conseil municipal de la ville d’Okuma, qui compte 12 personnes, à Fukushima. Elle est également la seule personne au conseil à s’exprimer sur les dangers de l’énergie nucléaire. Kawata vivait à Fukushima quand Abe a prononcé son discours. Elle a déclaré: «Les choses n’étaient absolument pas« sous contrôle »et rien n’était encore terminé. Le rayonnement nucléaire est encore très élevé. Une seule petite partie est en cours de nettoyage. La région élargie est toujours une zone d’évacuation. Il y a encore des radiations dans la région. Pendant ce temps, nous accueillons les Jeux olympiques. « 

Le cynisme de l’image de marque «des Jeux olympiques de la reprise» se retrouve également dans les rues de Fukushima. De nombreuses personnes sont toujours déplacées et vivent en dehors de la préfecture; ils sont dans le, bien que le total exact n’a pas été déterminé. Quel que soit le nombre, il ne fait aucun doute que la partie de la préfecture entourant la fusion nucléaire semble vide. Dans un pays avec un manque remarquable de bâtiments délabrés, ils effacent visiblement le paysage de Fukushima. Ce qui a été détruit par le tremblement de terre, le tsunami et la fusion nucléaire n’a pas été reconstruit. De nombreuses entreprises ont également été «abandonnées par leur propriétaire», ce qui explique parfaitement l’état de la situation. Les foyers et les entreprises – avec les signes qui s’effondrent pour les titans de la culture d’entreprise japonaise – Sony, Mitsubishi et Honda – restent vacants.

En dépit de cette scène sombre, Kowata déborde d’énergie de combat. «Les habitants sont venus me voir et m’ont dit de dire au monde ce qui se passe réellement», a-t-elle déclaré. «C’est là que j’ai la force. Il y a des gens qui tombent malades. Il y a des gens qui meurent de stress. Le monde doit savoir. »

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