Le Japon frappé par un puissant séisme dans le Nord-Ouest
L’alerte tsunami a été levée environ deux heures et demie après le tremblement de terre. La crainte de répliques est en revanche toujours importante.
Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 16h17, mis à jour à 18h25
Carte montrant l’épicentre du séisme de magnitude 6,8 ressenti mardi 18 juin au Japon.
Un violent séisme s’est produit dans la soirée de mardi 18 juin, au large de la préfecture de Yamagata, dans le nord-ouest du Japon. L’agence de météorologie japonaise a estimé sa magnitude à 6,8. Dans l’immédiat, on ne signale ni victime ni dégâts majeurs.
Les autorités ont émis, dans un premier temps, un avis de tsunami, craignant qu’un raz-de-marée d’un mètre ne déferle sur une partie de la côte nord-ouest de l’île de Honshu. Mais l’alerte a été levée environ deux heures et demie après le tremblement de terre.
« Des secousses vraiment fortes ont été ressenties », a rapporté un commentateur de la chaîne publique NHK, qui a immédiatement interrompu ses programmes pour diffuser les informations relatives à ce séisme ressenti dans une très large partie de l’île principale d’Honshu, y compris à Tokyo. Les secousses ont notamment atteint une intensité grimpant à 6 + sur l’échelle japonaise de ressenti dans plusieurs localités, un niveau auquel il est jugé difficile de se maintenir debout.
Crainte de répliques
« Il est fort possible que se produisent de nouvelles fortes secousses, soyez vigilants », répétaient en boucle les commentateurs des chaînes de télévision, insistant sur le danger près des côtes. Les centres d’appel des services d’urgence ont été instantanément saturés, et des coupures de courant constatées, tout comme des fuites de gaz et des trains stoppés. Les compagnies d’électricité n’ont toutefois pas signalé d’anomalies dans les installations situées dans le périmètre affecté.
Le tremblement de terre s’est produit en pleine nuit dans une zone en grande partie rurale et il n’est ainsi pas facile de tout évaluer rapidement. La NHK a rapporté des glissements de terrain au moment où des habitants étaient en train d’évacuer leurs logements. Le gouvernement a monté une cellule spéciale pour suivre la situation et mettre en œuvre les dispositions nécessaires, a précisé le porte-parole de l’exécutif, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.
Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année environ 20 % des plus violents séismes recensés sur la planète. Tous les Japonais gardent en mémoire le terrible tsunami du 11 mars 2011 qui, suite à un tremblement de terre de magnitude 9 au large, avait tué 18 500 personnes et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.
C’est sous un air de Garden Party que s’est déroulée ce lundi 17 juin 2019 l’inauguration d’un circuit découverte à vocation touristique et pédagogique organisé par EdF, avec pour objectif, la découverte des nouvelles productions d’énergies nouvelles et les métiers de demain dans ce domaine.
Une nouvelle approche ludique et instructive pour présenter les énergies de demain au travers des moyens naturels à dispositions
Sans prétention d’asservir la nature, cette dernière se voit partenaire et protégée au travers d’une demande grandissante de consommation énergétique liée à une population en constante augmentation et à l’impact du réchauffement climatique
Plusieurs mesures pour les jeunes Parisiens vont être mises en place dès le 1er septembre 2019. Elles sont destinées à accompagner et à accélérer la transition écologique en incitant les jeunes parisiens et leurs familles à utiliser les transports collectifs mais aussi à soutenir le pouvoir d’achat des familles parisiennes. Tour d’horizon.
De nouvelles mesures pour le 1er septembre
Remboursement intégral de l’abonnement Imagine R des jeunes Parisiens scolarisés en maternelle ou en primaire pour l’année 2019-2020
Les familles parisiennes souscrivant un abonnement Imagine R pour leur(s) enfant(s), scolarisés de la maternelle au CM2 pour l’année scolaire 2019-2020, pourront se faire rembourser par la Ville de Paris l’intégralité du coût de cet abonnement.
Pour pouvoir bénéficier de cette aide, les enfants doivent être domiciliés à Paris. Les familles peuvent effectuer une demande de remboursement par enfant.
Environ 160 000 jeunes Parisiens sont potentiellement touchés par ce dispositif. Le tarif actuel de l’abonnement Imagine R pour les enfants scolarisés en maternelle ou en primaire est de 350 euros
Remboursement à 50 % de l’abonnement Imagine R.des élèves du secondaire, collégiens et lycéens
Les collégiens et lycéens domiciliés à Paris souscrivant un abonnement Imagine R pourront se faire rembourser par la Ville de Paris 50 % du coût de cet abonnement, dont les frais de dossier.
Environ 135 000 jeunes Parisiens sont visés par cette mesure
Accès gratuit aux transports en commun pour les jeunes Parisiens de moins de 20 ans en situation de handicap
Alors que dans le cadre du Pass Paris Access, les Parisiens en situation de handicap de 20 ans et plus bénéficient de la gratuité intégrale des transports en commun, seuls les déplacements liés à leur scolarité ou à leurs études sont aujourd’hui gratuits pour les parisiens de moins de 20 ans en situation de handicap.
Environ 6 000 jeunes Parisiens en situation de handicap, qui n’entrent pas dans le champ du dispositif visant les jeunes Parisiens scolarisés en maternelle ou en primaire, sont concernés par la mesure.
L’attribution d’une aide financière équivalente au coût de l’abonnement Vélib’ « V-Plus jeune » mécanique des Parisiens âgés de 14 ans à 18 ans
Le vélo est une solution complémentaire aux transports collectifs très efficace pour les déplacements parisiens. Pour faire découvrir Vélib’ aux Jeunes parisiens, il est proposé aux jeunes âgés de 14 ans à 18 ans domiciliés à Paris souscrivant un abonnement Vélib’ une aide financière d’un montant égal au coût initial de l’abonnement Vélib’ « V-Plus jeune » mécanique.
La mesure touchera environ 105 000 jeunes Parisiens et le coût initial de l’abonnement « VPlus jeune » mécanique est actuellement de 27,60 euros par an.
De nouvelles mesures pour réguler l’usage des trottinettes électriques
Mis à jour le 6 juin 2019
ACTIVER LA VOCALISATION De nouvelles mesures pour réguler l’usage des trottinettes électriques
Ce jeudi 6 juin, la Ville de Paris a annoncé de nouvelles mesures face à la multiplication anarchique dans la capitale des services de trottinettes électriques et des comportements dangereux : interdiction du stationnement sur les trottoirs, limitation de la vitesse, stabilisation du nombre de trottinettes et renforcement des appels au civisme. Ces mesures seront mises en place pour début juillet 2019.
Depuis un an, les services de trottinettes électriques se sont multipliés à Paris, de façon anarchique, en l’absence d’un cadre légal clair. Paris compte aujourd’hui 12 opérateurs et près de 20 000 trottinettes électriques en circulation. Les prévisions laissent entendre que, sans régulation, le nombre de trottinettes électriques pourraient atteindre 40 000 d’ici 2020.
En aucun cas, il ne s’agit pas de clouer au pilori ce mode de déplacement. Il fait partie des nouvelles formes de mobilité et contribue à réduire l’usage de la voiture polluante. Mais la Ville de Paris souhaite réguler encore davantage ce moyen de déplacement pour assurer la sécurité routière et pour pacifier les rues et les trottoirs.
Ce que la Ville de Paris a déjà fait
La Ville de Paris a déjà mis en place ces derniers mois des mesures, comparables à celle des autres villes françaises concernées par les trottinettes électriques, notamment à Bordeaux, Nantes ou encore Lyon. Par ailleurs, dès l’été 2018, Anne Hidalgo a alerté le Gouvernement sur la nécessité de réglementer l’usage des trottinettes électriques par une loi, car les pouvoirs actuels des maires sont limités.
La loi mobilités devait être examinée par le Parlement à la rentrée 2018. Elle a malheureusement été reportée plusieurs fois et tout laisse penser que les décrets d’application n’arriveront pas avant la rentrée 2019.
Mais force est de constater que cette régulation ne suffit pas et que des infractions continuent à être commises. Chaque semaine est marquée par un fait divers : une personne handicapée empêchée de circuler sur un trottoir, une mère de famille et son enfant bousculés en traversant la rue, une femme percutée dans un jardin et victimes de plusieurs fractures à la main. La Ville de Paris estime à juste titre que son rôle de maire est de défendre ces victimes et d’éviter qu’il y en ait davantage.
Les nouvelles mesures en vigueur au 1er juillet 2019
La maire de Paris, en lien avec les maires d’arrondissement et la Préfecture de Police, a donc décidé ce jeudi 6 juin de prendre de nouvelles mesures :
Interdiction du stationnement des trottinettes électriques sur tous les trottoirs. La maire de Paris propose au Préfet de Police de signer ensemble un arrêté. Les trottinettes électriques devront stationner sur les places de stationnement situées sur la chaussée et déjà utilisées par les voitures et les deux-roues motorisés.
Limitation de la vitesse. La Ville de Paris propose aux opérateurs que toutes les trottinettes électriques voient leur vitesse bridée à 20km/h dans toute la capitale et à 8km/h dans les aires piétonnes et les zones de rencontre [le seuil national est de 25km/h]. La circulation des trottinettes sera par ailleurs interdite dans tous les parcs et jardins.
Stabilisation du nombre de trottinettes dans Paris. La maire de Paris demande aux opérateurs de ne plus augmenter leur flotte jusqu’à l’adoption de la loi mobilités qui créera enfin le cadre légal nécessaire. Pour rappel, Paris compte aujourd’hui 12 opérateurs et près de 20 000 trottinettes électriques en circulation.
Renforcement des appels au civisme. La Mairie de Paris va recommander le port du casque aux usagers et accentuer les campagnes de prévention des accidents de la route.
Création d’un observatoire de la sécurité routière, associant la Préfecture de Police et l’AP-HP afin d’évaluer précisément l’accidentologie.
Les mesures une fois le cadre national fixé
Dès que le Gouvernement aura fixé le cadre national par la loi et par décret, la Ville de Paris lancera un appel d’offres pour limiter à 3 le nombre d’opérateurs. Cet appel d’offres fixera aussi un nombre maximum de trottinettes électriques autorisées sur le territoire de la ville. Enfin, cet appel d’offres comportera des clauses sociales et environnementales, car cette nouvelle activité économique doit être en phase avec les défis du XXIe siècle, que sont la lutte contre le travail précaire et la protection de l’environnement.
Dernière mise à jour le jeudi 6 juin 2019 Crédit photo : Joséphine Brueder / Ville de Paris
Les deux roues, électriques ou physiques, n’en finissent plus de fleurir dans les rues de Paris.
Après le « Vélib 1 », 100% mécanique, remplacé par « Vélib 2 », avec un parc mécanique et électrique, épaulé par divers autres opérateurs de vélos libres services (Goby, Oto, oBike, Smovingo etc) dont certains n’auront fait qu’une brève apparition, voici apparaitre deux nouveaux fournisseurs de « VAE » (vélo assistance électrique).
Comme leurs prédécesseurs, ils fonctionnent avec une application sur les smartphones (en téléchargement sur « Apple Store » et « Google Play »)
L’un d’eux, leader dans le transport de personnes, ainsi que dans la livraison de repas à domicile sous le label « Uber » et « Uber-Eats », ce dernier se lance dans le vélo électrique en libre service baptisé « Jump » by Uber. De couleur très vive, il permet d’être rapidement détecté aussi bien par les clients potentiels que par les autres utilisateurs des voies de circulation.
Présentation de JUMP
Les vélos JUMP
Les vélos JUMP sont équipés d’une assistance électrique au pédalage. Plus vous pédalez, plus vous allez vite. Ils sont également dotés d’un antivol et d’un GPS intégré. Ils sont ainsi faciles à trouver à proximité et à utiliser pour vous rendre où vous souhaitez.
Allez plus loin, plus vite, de façon plus amusante.
Comment ça marche ?
Étape 1
Trouvez un vélo
Ouvrez l’application et choisissez Vélo pour en déverrouiller un. Ils sont situés à proximité.
Étape 2
Choisissez un vélo
Vous obtenez un code pour déverrouiller un vélo JUMP. Les prix varient selon les villes. Apprenez-en plus sur les tarifs pratiqués dans votre ville, en accédant au site Web JUMP
Étape 3
Le petit plus dans les montées
Le moteur vous aide à avancer lorsque vous pédalez. Vous gravirez les collines sans effort.
Étape 4
Verrouillez-le
Utilisez l’antivol en U pour attacher le vélo JUMP à n’importe quel range-vélos public prévu à cet effet dans votre ville. Vérifiez les exigences locales concernant les lieux de stationnement autorisés pour votre vélo JUMP.
Un autre opérateur se lance dans ce secteur avec un parc de vélos électriques uniquement de couleur bleu, se prénommant Oribiky
Les avantages des VAE ORIBIKY
Vos trajets en vélo à assistance électrique à partir de 0,10 € la minute d’utilisation
Des abonnements pour les utilisateurs réguliers
Des équipements de sécurité de hautes qualités : freins à disque, lumières LED avant et arrière, pneus anti-crevaison
Un confort de conduite unique : selle hydraulique, support pour smartphone, chargeur de téléphone portable
Le respect de la ville : la géolocalisation des emplacements de parking à vélos directement dans l’application !
Un service client directement joignable à partir de l’application
Pendant son relais à travers le pays hôte, la flamme olympique est souvent associée à des messages de paix et d’espoir et est devenue l’un des symboles les plus forts du Mouvement olympique. En 2020, la flamme olympique symbolisera non seulement l’aube d’une nouvelle ère pleine d’espoir qui éclairera notre chemin mais, à mesure que les Jeux approcheront, elle transmettra aussi à tout le Mouvement olympique la joie et la passion des Japonais.
Découvrez la torche qui sera utilisée lors du relais de la flamme olympique de Tokyo 2020 ainsi que l’emblème.
Concept du relais de la flamme olympique de Tokyo 2020
Le Comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo (Tokyo 2020) a dévoilé hui le concept du relais de la flamme olympique, « L’espoir éclaire notre chemin ». Le relais portera des messages de soutien, d’inclusion et de fraternité qui viseront à rassembler la population japonaise. Pendant son relais à travers le pays hôte, la flamme olympique est souvent associée à des messages de paix et d’espoir et est devenue l’un des symboles les plus forts du Mouvement olympique. En 2020, la flamme olympique symbolisera non seulement l’aube d’une nouvelle ère pleine d’espoir qui éclairera notre chemin mais, à mesure que les Jeux approcheront, elle transmettra aussi à tout le Mouvement olympique la joie et la passion des Japonais.
Tokyo 2020 a également annoncé que la flamme olympique sera exposée dans différents endroits du Tohoku juste après son arrivée au Japon pour que ce message d’espoir soit délivré en premier dans les régions touchées par le séisme et le tsunami de 2011. C’est seulement après que le relais de la flamme olympique commencera son périple à travers les 47 préfectures du Japon.
Relais de la torche olympique
Le relais de la torche commence à Olympie, en Grèce, où la flamme olympique est allumée par les rayons de soleil. La flamme parcourt tout le territoire grec avant d’être transportée jusqu’au pays hôte où la torche est portée jusqu’à la cérémonie d’ouverture des Jeux. La flamme olympique est mondialement reconnue comme le symbole des Jeux Olympiques et sa traversée représente les idéaux olympiques de paix, d’unité et d’amitié. Le relais de la torche permet de véhiculer les valeurs olympiques dans l’ensemble du pays hôte et sert à soulever l’intérêt et à créer l’attente vis-à-vis des Jeux. Il a fallu attendre les Jeux d’Amsterdam 1928 pour voir la première flamme olympique des Jeux modernes illuminer la vasque édifiée à l’extérieur du stade principal. Une proposition a été formulée pour poursuivre cette pratique qui perdure encore aujourd’hui. L’allumage de la flamme olympique a lieu plusieurs mois avant le début des Jeux Olympiques sur le site sacré d’Olympie près du temple d’Héra. Des centaines de personnes se relaient pour porter la torche sur une courte distance jusqu’à ce qu’elle atteigne le site principal des Jeux le jour de la cérémonie d’ouverture. Les derniers porteurs amènent la torche jusqu’au stade pour embraser la vasque olympique. La flamme reste allumée pendant toute la durée des Jeux et n’est éteinte qu’à la cérémonie de clôture.
Le parcours de la flamme des Jeux de Tokyo est connu. Le comité d’organisation l’a dévoilé samedi 1er juin, ainsi que les uniformes qui seront portés par les 10 000 porteurs du flambeau sur les différents relais. Comme annoncé plus tôt, le relais de la flamme débutera débutera le 16 mars 2020 au J-Village de Fukushima, un centre national d’entraînement de football, fortement touché par le tsunami de 2011. Il passera ensuite par Okuma, où se trouve une partie du complexe nucléaire de Fukushima, et par le château de Kumamoto. La flamme olympique traversera les 47 préfectures du Japon, depuis Hokkaido au nord de l’archipel, jusqu’à l’île d’Okinawa au sud. Pas moins de 98 % de la population japonaise réside à un maximum d’une heure de trajet du parcours. La flamme olympique passera notamment par le Mémorial de la paix à Hiroshima, et par le mont Fuji. Son parcours durera 121 jours jusqu’au 24 juillet 2020, où la flamme sera allumée dans le stade de Tokyo pendant la cérémonie d’ouverture. Quant à l’uniforme des porteurs de la flamme, il a été conçu par le couturier Daisuke Obana. Il sera en partie fabriqué à partir de bouteilles en plastique recyclées
Unité 3 de Fukushima Daiichi : le transfert du combustible de la piscine a commencé
Quand le bâtiment réacteur n°3 de Fukushima Daiichi a explosé le 14 mars 2011, il y avait 566 assemblages dans la piscine de refroidissement : 514 de combustible usé et 52 de combustible neuf. Depuis, ces 100 tonnes de combustible sont restées une menace dans un bâtiment déstructuré, malgré l’habillage récent, sans enceinte de confinement. Avec quelques années de retard par rapport aux prévisions, Tepco vient de commencer à retirer ces assemblages pour les transférer dans la piscine commune du site.
Or, malgré tous ses efforts de communication, Tepco n’a jamais expliqué la succession d’explosions qui ont eu lieu en 2011 dans ce bâtiment réacteur n°3 en provoquant l’émoi du monde entier. L’opérateur n’a pas plus montré l’état des combustibles de la piscine de refroidissement, sinon par de rares photos prises à quelques endroits de la piscine. C’est pourquoi il est intéressant de suivre l’évolution de ce transfert d’assemblages, opération qui est programmée pour durer deux ans.
PF
Ecorché du réacteur 3 (capture vidéo + légendes)
Comme pour le réacteur 4, Tepco a reconstruit une toiture sur le bâtiment détruit en 2011 et a installé de nouveaux équipements permettant le transfert : une machine de chargement de combustible qui transfère les assemblages et une grue sur pont roulant qui transporte les conteneurs du niveau 5 au niveau du sol.
Un crochet au bout d’un long bras permet de sortir chaque assemblage de son logement dans les paniers. Sept assemblages de combustible neuf ont été gérés du 15 au 23 avril 2019 ; ils ont été placés un à un dans un conteneur de transport à l’aide de la machine de chargement de combustible. Ce conteneur est un grand fût cylindrique blindé de plomb. Une fois chargé, il est fermé, sorti de la piscine et chargé sur un camion qui le mène à la piscine commune. Là, il est plongé dans l’eau, ouvert, et les assemblages sont placés dans un panier.
Ce transfert va prendre beaucoup de temps car le bâtiment réacteur 3 est encore fortement radioactif et tout se fait à distance avec des grues radiocommandées. Or ces manipulations nécessitent une très grande attention car tout se joue au millimètre ; il faut éviter tout choc ou précipitation. Voici une série de captures d’écran tirées d’une vidéo de Tepco montrant les différentes phases.
Vue aérienne du réacteur 3 côté est (capture vidéo)
Le bâtiment réacteur 3 vu du sol (capture vidéo Tepco)
Les opérateurs travaillent à 500 m de distance de la piscine (capture vidéo Tepco). Il faut dire qu’il ne fait pas bon rester trop longtemps au bord de cette piscine où l’on enregistre toujours, malgré le nettoyage et la protection de l‘eau, une dose de plus de 700 µSv/h.
Prise de mesure au bord de la piscine du BR3 (capture vidéo Tepco)
Matériel de chargement de combustible et de transfert de conteneur (capture vidéo Tepco)
Vue 1 de la piscine de combustible (capture vidéo Tepco)
Vue 2 de la piscine de combustible (capture vidéo Tepco)
Vue 3 de la piscine de combustible (capture vidéo Tepco)
Vue 4 de la piscine de combustible (capture vidéo Tepco)
Un assemblage de combustible neuf est sorti de son panier (capture vidéo Tepco)
On remarque qu’il existe des dépôts solides clairs en forme de gouttes collés sur les parois extérieures du panier dont la taille varie entre 2 et 8 cm. Le site Simply Info estime qu’il s’agit de la même substance dont on a constaté visuellement la présence dans l’enceinte de confinement sous la cuve du réacteur en 2015. Simply Info explique qu’il pourrait s’agir d’éclaboussures de matière ressemblant à de la pierre ponce qui aurait pu se former avec la fonte du béton du fond de l’enceinte de confinement lors du melt-through. Cette hypothèse de formation de rhyolithe est intéressante ; toutefois, on imagine mal quel trajet auraient pu prendre ces éclaboussures entre le fond de l’enceinte de confinement et la piscine de combustible, alors que l’on a constaté que les dalles antimissiles surmontant de puits de cuve étaient restées en place.
Assemblage placé dans le conteneur de transfert dans la piscine de combustible du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)
On remarque deux choses sur cette image de l’assemblage : 1. Sa base a une couleur noire puis une couleur grise différente de la couleur générale de l’enveloppe. Ces différences de couleur sont également visibles sur une autre image au moment de la sortie du conteneur d’un autre assemblage. Une hypothèse est que ce niveau noir corresponde à un niveau de vase en fond de piscine qui pourrait provenir de résidus qui sont tombés dans la piscine le jour de l’explosion ; on se souvient que le nuage provoqué par l’explosion principale était très sombre et que beaucoup de choses avaient atterri dans la piscine, dont la machine de chargement de combustible.
2. L’assemblage a subi une corrosion : on remarque deux trous. Etant donné qu’il s’agit d’assemblages de combustible neuf, on peut se demander de quelle manière ils ont pu être détériorés. Tepco nous donnera peut-être un jour une explication.
Le conteneur est visible au fond de la piscine ; le bras porte un assemblage (capture vidéo Tepco).
La grue sort le conteneur de la piscine du réacteur 3 (capture vidéo Tepco).
Le conteneur est transféré à l’extérieur (capture vidéo Tepco).
Le camion portant le conteneur s’approche de la piscine commune (capture vidéo aérienne Kyodo news).
Le conteneur est placé dans la piscine commune (capture vidéo Tepco).
Machine de chargement de la piscine commune (capture vidéo Tepco).
Piscine commune et bras de la machine de chargement (capture vidéo Tepco).
Assemblage retiré du conteneur de transfert dans la piscine commune (capture vidéo Tepco)
Le septième assemblage est rangé dans un panier de la piscine commune (capture vidéo Tepco).
Les élections européennes 2019 pose un réel problème, en matière d’affichage, pour les municipalités et notamment les petites communes dont les budgets sont relativement restreints.
Le nombre particulièrement important des listes de candidatures, au nombre de 33, cette année 2019, ainsi qu’au regard de la législation concernant l’affichage de celles ci, les élus locaux doivent répondre à deux problèmes majeurs, la place et le nombre, tout en respectant la législation en matière d’affichage électoral.
Si la place se résout globalement sans trop de soucis, le nombre quand à lui, invite à trouver des solutions, bien différentes d’une commune à l’autre, comme le montre les images ci dessous.
Le casse tête des afficheurs
l’Isle sur Serein
Provency
Massangis
Santigny
À en juger, tant par la taille que par le support, les équipes d’afficheurs vont devoir faire preuve de créativité, dans certains cas.
Au Japon, une personne sur trois a 65 ans ou plus. L’archipel grisonne mais innove par la même occasion. Contraint et forcé, il invente une nouvelle société. Et bouscule notre regard sur le troisième âge. Aujourd’hui, «l’instinct de vie» des personnes âgées dévoilée en photo par un livreur de bentos.
L’actu Libé, tous les matins.
Au début, ce fut le choc. Les odeurs qui agrippent le nez dès que la porte s’ouvre. Celles du renfermé, des ordures, de la pisse. Des souvenirs de vie qui s’effilochent en vrac sur le sol ou les étagères. Parfois même les sacs-poubelles qui s’amassent au rez-de-chaussée, l’habitant qui se réfugie à l’étage. Et, partout, l’immense solitude qui envahit les lieux. Atsushi Fukushima a pris peur. Etudiant en photographie de l’université des arts d’Osaka, il n’avait aucun projet en tête, il recherchait juste un petit boulot pour financer ses cours. Il avait opté pour la livraison de bentos (boîtes repas) aux personnes âgées. «A l’époque, il y a quinze ans, on commençait à parler du vieillissement de la société japonaise. J’avais envie de voir à quoi ça ressemblait»,dit-il sobrement. De toute évidence, il ne s’attendait pas à voir ça.
Ses photos, exposées dans le cadre de KG+, le off du festival Kyotographie à Kyoto, dévoilent des scènes de vie ou de survie que l’archipel ne montre pas. Une porte s’entrouvre. Un homme gît à terre, les cheveux étoilés de flocons de duvet. Une femme reçoit un baiser de son chat sur le front. Des bentos vides. Des pieds sur un lit. L’une fait un joli sourire édenté. L’autre tourne le dos. De vieux clichés noir et blanc. Des papiers classés, entassés. Des existences entières ratatinées dans des logements surannés et des corps flétris…
Atsushi Fukushima aurait bien tourné les talons. «Mais je devais rentrer chez les gens pour donner les bentos, rester un peu pour pouvoir écrire un court rapport sur leur situation.» Alors il a franchi les seuils un à un, jour après jour. Il a commencé à discuter. Ecouter. «Rien ne m’est jamais arrivé», lui a dit un vieil homme. «A quoi bon», lui a rétorqué un autre devant son repas. Pendant six mois, Atsushi Fukushima n’est pas allé plus loin. Puis son patron lui a suggéré de réagir en photographe, de témoigner. Il s’est donc fait livreur de bentos avec un appareil en bandoulière. Mais pendant six autres mois, il n’a pas pris une photo.
Quand il a commencé à appuyer sur le déclencheur, ses clients amusés ont pris la pose. Le livreur a aussi volé des clichés. «A quoi bon demander l’autorisation, le lendemain ils avaient tout oublié…» Avec ce travail mené patiemment sur dix ans, le photographe basé à Kanagawa vient de remporter le prix KG+. Ses clichés semblent s’appesantir sur une triste réalité. L’auteur de 38 ans affirme qu’il n’en est rien. «Le corps vieillit, pas le regard. Ces gens me regardaient avec des yeux vifs. Ils m’ont transmis tant de choses ! Je suis arrivé avec un préjugé, celui de prendre en photo des gens seuls, solitaires, abandonnés. Mais les êtres humains sont coriaces. Même à terre, couchées dans des journaux, ces personnes mangeaient leurs bentos, elles voulaient vivre ! Ces images sont positives. J’ai découvert avec elles la beauté de l’instinct de vie.»