Rendez-Vous était donné ce vendredi 21 février 2020 organisée par l’association « Sauvegarde de la Haute Vallée du Serein », avec un exposé sur l’éolien et son principe de mise en place.
Exposé animé par Monsieur Jean-Marie VIRELY, chercheur et enseignant à l’École Normale Supérieure de Cachan.
Un survol complet sur l’ensemble des acteurs liés à cette fière de l’énergie renouvelable. Exposé suivi d’un question-réponse.
Comment Apple parvient à convaincre les grands groupes de passer des PC aux Mac
Longtemps réservé aux métiers créatifs ou aux cadres, l’ordinateur d’Apple commence à se faire une plus grande place dans les entreprises face aux PC sous Windows.
Equiper ses salariés d’ordinateurs d’Apple, les fameux Mac, a longtemps été l’apanage des métiers de la création, de l’édition ou encore de la communication. Mais dans l’écrasante majorité des cas, c’est Windows de Microsoft qui domine le marché professionnel. Pourtant, la marque à la pomme multiplie les efforts pour se faire une plus grande place dans l’entreprise malgré des tarifs bien plus élevés à l’achat que les PC classiques.
Son premier fait d’arme a été de convaincre la direction d’IBM qui a longtemps été son ennemi juré dans le marché des ordinateurs. Mais cela fait bien longtemps que le groupe américain ne fabrique plus de hardware, sa branche PC ayant été vendue au chinois Lenovo.
Reste que « Big Blue » a déployé depuis 2016 plus de 100.000 Mac en interne. Un développement motivé par une raison claire: selon IBM, les Macs se révèlent finalement moins coûteux pour la DSI (direction informatique) que les PC du point de vue des coûts d’entretien et de maintenance.
Et c’est sur ce point qu’Apple entend insister (et le faire savoir). Apple a ainsi commandé une étude au cabinet Forrester Research menée auprès de sept grandes entreprises internationales montrant que, sur trois ans, le coût moyen d’un Mac est inférieur de 628 dollars à celui d’un PC en termes de support et de coûts opérationnels. Il serait également inférieur de 50 dollars en coûts matériel et logiciel, malgré un surcoût à l’achat de 500 dollars.
Un coût d’usage moins élevé
Un constat validé par la Coopérative informatique des agents d’assurance Aviva qui a entamé une réflexion sur son parc d’ordinateurs en 2012. « Le déploiement des Mac a débuté en 2012 avec à date 2.800 iMac et 1.200 MacBook Air déployés, soit le plus grand parc de Mac déployé en entreprise en France », nous explique Frédéric Monnier, directeur général délégué.
« Nous nous sommes questionnés sur le coût de la licence Windows, sur l’assurance software et sur les coûts de déploiements. La solution Mac est moins chère malgré un prix d’acquisition du device plus élevé. Il faut en effet prendre en compte la pérennité de la qualité des machines ». La conclusion semble nette puisque « finalement, le Mac est moins cher à l’utilisation et on gagne plus à la revente : 40% du prix du neuf ».
A l’usage, les gains sont également importants, le responsable souligne : « on a conservé 60 mois le premier parc de Mac installés, la performance est restée la même dans le temps, même après les mises à jour. En termes de productivité, c’est top, il n’y pas d’écrans bleus sur Mac ! On a évalué que le Mac est plus fiable, d’ailleurs nous constatons cette fiabilité notamment au niveau du démarrage des machines, 10 fois plus rapide dans le temps par rapport à un PC Windows XP ».
De quoi également générer des économies au niveau de la maintenance: « Nous avons ainsi divisé par deux l’équipe de maintenance à travers une baisse de la demande auprès du prestataire externe » ajoute Frédéric Monnier. « Cela n’a pas entraîné de destruction d’emplois mais les ressources ont pu être réaffectées à d’autres missions postes ».
Le cloud a tout changé
Reste l’épineuse question du logiciel. Si le Mac est longtemps resté aux portes des entreprises c’est parce que la plupart des progiciels (logiciels professionnels) étaient d’abord pensés et optimisés pour Windows. Mais le cloud a tout changé. Les applications sont désormais hébergées à l’extérieur de l’entreprise, ne dépendent plus du système d’exploitation de la machine et les ordinateurs y accèdent via Internet. « Nous avons investi dans l’applicatif en 2015 avec des solutions de comptabilité ou de messagerie (en 2012) dans le cloud. Toutes nos données sont dans le cloud ou en mode Saas (software as a service, NDLR) », explique le responsable.
Quant à la sécurité, si les machines d’Apple ont longtemps été épargnées par les pirates, ce n’est plus le cas aujourd’hui. « PC ou Mac, aujourd’hui, c’est pareil. On utilise les mêmes applicatifs de protection et de même niveau de sécurité, il n’y pas de bénéfice particulier », confirme Frédéric Monnier.
Si le Mac peut se révéler moins cher à l’usage, il constitue également parfois un argument pour attirer les jeunes diplômés. Notamment dans certains métiers dans les technologies (développeurs, codeurs…), où les entreprises ont du mal à recruter. C’est la politique choisie par EngieIT. « 60% des étudiants font toutes leurs études sur Mac. Dans un contexte d’attractivité des talents, il était important pour Engie d’avoir une réponse à cela », souligne Stéphane Hamy, Directeur du workplace chez Engie IT.
Un argument pour attirer les jeunes talents
« Mais il n’y a pas que les millennials qui sont visés par cette réponse. En effet, il existe de nombreuses personnes en entreprise qui seraient plus à l’aise par l’utilisation d’un Mac au travail. Il faut donc s’adapter à cette diversification des usages », poursuit le responsable. « Nous avons donc voulu laisser le choix au collaborateur. Chaque entité du groupe décide ou pas de laisser le choix aux salariés. Nous avons tous à gagner à laisser le choix au collaborateur de choisir l’environnement de travail dans lequel il se sent le plus à l’aise et avec lequel il sera de fait plus performant. »
Clairement, ici le point n’est pas économique « mais l’image que l’on donne est très différente », ajoute Stéphane Hamy. « Sécurité, performances, coût : ce ne sont pas ces arguments qui ont poussé à ce choix. Mais bien la volonté d’offrir un choix à chacun de nos collaborateurs mais aussi pour séduire les jeunes recrues ».
Pour autant, comme chez Aviva, la question de la durée de vie des Mac et de la revente des machines ont pesé. « On fait des économies sur la partie support et sur la valeur résiduelle du Mac après 4 ans. On atteint un équilibre économique. Nous voulions arrêter d’investir dans l’obsolescence et c’est clair que la durée de vie des Mac est plus longue ».
Politique zéro carbone
Dernier argument qui a convaincu la direction d’EngieIT, l’écologie. Car Apple s’attache à faire des efforts en la matière: « Nous avons été également sensibles à la politique zéro carbone des Mac, l’utilisation d’aluminium recyclé pour fabriquer entièrement les châssis des Mac, l’absence de matériaux toxiques…, c’est un argument de choix ».
Apple entend donc bien faire passer le message et mettre en avant, chose très rare, ces témoignages. Reste que la firme à la pomme reste encore très discrète sur sa part de marché réelle dans les entreprises face au mastodonte Microsoft.
Ce vélo électrique français en libre-service est le premier au monde conçu pour circuler à deux
Ce vélo deux places du marché, le Double Pony sera lancé en 2020 à Angers, Bordeaux, Oxford ainsi qu’à Paris, si Pony remporte l’appel à projets en cours. – Pony
Pascal SAMAMA – journaliste
Avec l’interdiction de circuler à deux sur une trottinette, le le français Pony, spécialisé dans les deux-roues en libre service, a développé un vélo électrique doté de deux sièges. Grâce à ses deux batteries, son autonomie atteint 90 km avec une charge totale de 250 kilos.
Les trottinettes sur lesquelles on monte à deux, c’est désormais interdit. Mais le français Pony a trouvé le moyen de séduire les urbains qui veulent pouvoir continuer se déplacer à deux sur un seul engin. Ce spécialiste de la location en libre-service de deux-roues a créé le Double Pony, un vélo à assistance électrique conçu pour transporter -confortablement- un passager.
Le design n’est pas des plus élégants, mais l’engin est robuste. S’inspirant des mobylettes d’antan, il est équipé d’un « pouf » sur le porte-bagage ainsi que deux cale-pieds. Le passager peut soit enlacer le conducteur, soit se tenir aux poignées installées de parts et d’autres du cadre.
« Il permet aussi de transporter un bagage ou un animal de compagnie », assure Pony. L’engin est équipé de filets permettant d’installer deux sacs de chaque côté.
Un faible rayon de braquage
Malgré la charge qu’il peut supporter (180 kg à l’arrière, plus le poids du conducteur), le Double Pony n’est pas beaucoup plus long qu’un vélo classique (183 centimètres). Rien à voir avec un tandem. Son poids est en revanche conséquent (28 kilos). Selon ses concepteurs, son rayon de braquage reste suffisamment faible pour lui permettre de se faufiler dans la circulation. Quant à son autonomie, elle atteint 90 km grâce à deux batteries qui alimentent un moteur de 250 watts.
L’idée de l’entreprise est de proposer ce modèle pour les appels d’offres de vélos partagés à Paris et les déployer dès l’an prochain à Angers, Bordeaux. « Comme pour les vélos et les trottinettes Pony, il sera déployé selon notre modèle participatif », indique l’entreprise. « La flotte sera la propriété d’une multitude d’habitants ayant choisi d’acheter ce vélo deux-places pour 1550 euros. En contrepartie, ils récupéreront la moitié des recettes générées par chaque trajet », explique-t-il dans un communiqué.
Entre l’intemporalité des préceptes zen et l’actualité des catastrophes naturelles ou nucléaires comme Fukushima, Katsuya Tomita s’attache à décrire son Japon natal, caméra au poing. Avec « Tenzo », il donne à voir la vie de deux jeunes bonzes, dans leur quotidien.
Catastrophe de Fukushima: verdict jeudi pour trois anciens dirigeants de Tepco
Le 22 septembre 2019 à15:43
Modifié le 22 septembre 2019 à 15:43
Huit ans et demi après le tragique accident nucléaire de Fukushima, trois anciens dirigeants de Tepco, l’opérateur de la centrale, attendent jeudi le verdict des juges à leur égard: accusés de négligence ayant entraîné la mort, ils encourent de la prison ferme.
Le tribunal de Tokyo rendra sa décision jeudi après-midi – jeudi matin en heure GMT – envers l’ancien président du conseil d’administration de Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, Tsunehisa Katsumata (79 ans), ainsi que deux anciens vice-PDG, Sakae Muto (69 ans) et Ichiro Takekuro (73 ans).
Ces trois anciens responsables de l’opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, dévastée par le tsunami du 11 mars 2011, sont les seules personnes physiques à être jugées dans le cadre de cette catastrophe, le pire accident nucléaire après Tchernobyl (Ukraine) en 1986.
Ils ont plaidé non coupables.
L’accident de Fukushima a été qualifié de « désastre créé par l’homme » par une commission d’enquête japonaise, car l’humain n’a pas su le prévenir ni le maîtriser.
Les poursuites engagées contre les ex-dirigeants s’appuient sur le décès de 44 patients de l’hôpital de Futaba, à quelques kilomètres de la centrale, lors de leur évacuation d’urgence dans des conditions extrêmes, avec un bus qui a longtemps tourné en rond avant de trouver un point de chute. Pour ces personnes âgées, l’épreuve s’est avérée insurmontable.
Les procureurs avaient refusé à deux reprises d’engager des poursuites contre les dirigeants de Tepco, arguant que les éléments du dossier étaient insuffisants. Mais un réexamen de l’affaire en 2015 par un panel de citoyens (une procédure peu utilisée au Japon) a tranché pour un procès au pénal.
Les trois accusés se voient reprocher par les plaignants d’avoir péché par inaction, alors qu’ils avaient connaissance du risque d’un tsunami majeur aux abords de la centrale construite en bord de mer, à quelque 220 kilomètres au nord-est de Tokyo.
– Etat japonais et Tepco déjà condamnés –
Bien avant le drame, ces dirigeants ont eu en leur possession des données indiquant que la centrale nucléaire était située dans une zone avec une probabilité de raz-de-marée dépassant 15 mètres, une hauteur pour laquelle le site n’était pas conçu.
« Ils auraient dû suspendre l’activité de la centrale nucléaire » jusqu’à la mise en place de mesures anti-tsunami, dont la construction d’une digue, ont estimé les procureurs au tribunal de Tokyo, selon les comptes rendus d’audiences publiés par les médias.
M. Katsumata a déclaré durant le procès qu’il n’était pas impliqué au quotidien dans les décisions concernant la sûreté et se reposait sur le travail de ses subordonnés chargés de ces questions.
Tepco n’a pas engagé de travaux pour protéger le site avant que ne survienne au large un puissant séisme de magnitude 9, responsable du gigantesque raz-de-marée qui allait noyer les groupes électrogènes de la centrale, stopper le refroidissement du combustible et provoquer sa fusion.
Si le tsunami a emporté la vie de 18.500 personnes dans le nord-est du Japon, l’accident nucléaire de Fukushima en lui-même n’a fait aucun mort sur le coup.
Cependant, il est indirectement responsable de plusieurs milliers de « décès liés », reconnus par les autorités comme des morts dues à la dégradation des conditions de vie des personnes évacuées.
La catastrophe a forcé des dizaines de milliers d’habitants à abandonner leurs maisons proches de la centrale. Un grand nombre d’entre eux sont encore installés dans d’autres régions du pays, ne pouvant pas ou préférant ne pas rentrer chez eux, par peur des radiations.
Si c’est la première fois que des individus sont jugés au pénal dans cette affaire, l’Etat japonais et Tepco ont déjà été sanctionnés par la justice à diverses reprises, à la suite de nombreuses plaintes en nom collectif.
En septembre 2017 notamment, Tepco avait été jugé responsable de l’accident nucléaire et condamné à une amende symbolique par un tribunal local.
Six mois plus tôt, une autre instance avait condamné à la fois Tepco et l’Etat japonais pour négligence dans cette affaire, mais là aussi l’amende avait été symbolique
Le rendez-vous incontournable de l’été dans l’Yonne !
Pendant plus d’une heure et demie et sur un rythme époustouflant, 1000 ans d’histoire défilent sous vos yeux.
600 acteurs et 50 cavaliers d’un petit village perdu au cœur dela France qui, pour faire revivre ce grand Château abandonné, avaient décidé de raconter son histoire …
Evénement saisonnier devenu véritable phénomène, le spectacle de Saint-Fargeau attire chaque année, des dizaines de milliers de personnes autour de son Château majestueux qui s’illumine et témoigne de la passion et de la folie des hommes.
Le spectacle historique du Château de Saint-Fargeau a innové dans sa scénographie en y intégrant des projections monumentalesen 3D. Ces images projetées sur les façades de l’ancienne forteresserecréent des atmosphères ou redonnent au « géant de briques rosess» son allure médiévale, renaissance, XVIIème siècle ou romantique.
Les effets 3D ont été créés par la Société « Spectaculaires », spécialisée dans la projection monumentale.
1000 ANS SOUS NOS YEUX
A travers 10 scènes épiques, ce son et lumière vous fait voyager au cœur de l’Histoire de France. Grâce à des effets spéciaux spectaculaires, nous voyons le château se construire, se transformer, être incendié, puis revivre et resplendir.
Histoire du Château
L’histoire du Château de Saint-Fargeau s’étend sur 10 siècles. En 980, Héribert Evêque d’Auxerre et demi-frère d’Hugues Capet élève un rendez-vous de chasse fortifié. Du Xe au XVe siècle, le château a pour propriétaires des familles illustres : les seigneurs de Toucy, de Bar, et le célèbre argentier de Charles VII, Jacques Cœur. A partir de 1453, Antoine de Chabannes fait construire sur les bases de l’ancienne forteresse le château actuel, avec sa forme pentagonale, flanqué de six grosses tours. En 1652, Anne-Marie Louise d’Orléans, la Grande Mademoiselle cousine germaine de Louis XIV, condamnée à cinq ans d’exil à la suite des événements de la Fronde s’installe à Saint-Fargeau. Elle fait intervenir l’architecte Le Vau sur les façades intérieures du château. Il laisse un des plus beaux exemples de classicisme français. La famille Lepeletier acquiert le château en 1713. Louis Michel Lepeletier, conventionnel célèbre, vota la mort de Louis XVI et mourut assassiné.(*)
La population de L’Isle-sur-Serein ne manquera pas de saluer les efforts de la municipalité, pour la plus grande discrétion qui a été faite au sujet de l’inauguration de l’un de ses bâtiments public.
Ce n’est que grâce à la presse locale (YR) que les villageois en auront été informés comme on peut le voir dans un article paru ce matin
DOMAINE. Acheté en 1989 (en haut) par Ueli Hirzel, le château sera vendu à l’association qui le gère, 30 ans et un jour après son achat. Une exposition rétrospective est à découvrir à partir de 21 heures demain et samedi.
Myriam Déborbe
Acheté sur un coup de tête, le château de Monthelon est devenu un lieu privilégié de résidences d’artistes. Ce week-end, il fêtera ses 30 ans.
En 1989, Ueli Hirzel, alors directeur d’Aladin, une troupe de cirque peu conventionnelle, sort d’une longue période de représentations du spectacle Les contes de la folie extraordinaire , notamment joué à la Cartoucherie de Vincennes. « On ne savait pas comment cela allait continuer. On avait besoin d’un endroit pour poser le matériel et réfléchir à l’avenir », se souvient le circassien. Après avoir cherché un peu partout, il pense à l’Avallonnais qu’il a déjà parcouru à vélo. « On avait une relation un peu affective avec cet endroit, on passait souvent sur la N6. »
Acheté pour l’équivalent de 200.000 euros
Une agence immobilière lui propose presque immédiatement de visiter une ancienne colonie de vacances, perchée sur la butte de Monthelon, sur les hauteurs de Montréal. « On est allé voir. Il pleuvait, c’était dégueulasse… Avec mon épouse, on était sûrs de ne jamais revenir. » Pourtant ils reviennent. Et peu après, le 8 septembre 1989, achètent le bâtiment pour 1,2 million de francs (environ 200.000 euros aujourd’hui). À l’époque, il n’y a guère plus que les quatre murs, les toilettes, l’eau et l’électricité… Six hectares de terrain également. « J’ai été séduit par l’ouverture, le ciel, l’espace avec les possibilités du terrain, la vue sur la collégiale », confie Ueli Hirzel.
Mais en arrivant, juste après avoir ouvert la porte, il jette la clé. « C’était une connerie, mais je ne pouvais plus revenir en arrière. » La clé, paraît-il, est toujours quelque part au milieu du terrain entourant la bâtisse. L’idée de ce lieu, elle, a mis un peu plus de temps à mûrir. « Au début, ce n’était pas une résidence d’artistes. Mais on a invité des gens du milieu artistique comme Jean-Paul Lefeuvre, de la première promotion du Centre national des arts du cirque de Châlons- en-Champagne. »
La première grande création de ceux qui travaillent ici sort en 1991 et s’appelle Cirque O . Elle partira en tournée pendant trois ans, pour quelque 250 représentations entre Copenhague, le Chili, l’Europe et bien sûr la France. « Dès qu’on a arrêté, on avait une espèce de vide », se souvient Ueli Hirzel. Que-Cirque-Que est donc lancée, pour cinq ans, sur les routes du monde entier : Australie, Canada, Suède, Portugal… De 1995 à 2000, la troupe donne quelque 600 représentations. « Ils ont créé un mouvement du nouveau cirque en Amérique latine », assure Laurence Lefeuvre, aujourd’hui membre du bureau de l’association de Monthelon.
Après ces cinq années de voyages, se pose la question du devenir du château de Monthelon. « Pour les dix ans, on a fait une grosse fête, avec beaucoup de monde, et là c’est devenu clair », se souvient Ueli Hirzel. Le château allait devenir un lieu de création, accueillant des artistes pour une semaine ou davantage.
Environ 50 compagnies accueillies chaque année
« On a pu financer le château grâce à des gros succès. Mais le deal, c’était de vendre si on n’arrivait plus à financer », poursuit Ueli Hirzel. Le plus gros des frais passe en travaux et en entretien. En 2006, le château est mis en vente. « Le ministère de la culture, la DRAC et la Région ont décidé de nous soutenir. » Se pose alors la question de la forme que doit prendre la structure. Et la meilleure réponse est celle de l’association. Les statuts sont déposés fin 2008. « On a été très attentifs aux statuts, pour bien exprimer les souhaits et les centres d’intérêt de Monthelon. »
Ce souhait, c’est celui d’un lieu où les artistes puissent prendre le temps de créer leurs œuvres, sans avoir à se soucier d’obligations de rendu ni de finances. Car « on ne paie pas pour travailler », plaisante Ueli Hirzel. Aujourd’hui, c’est l’association qui gère le château et les résidences d’artistes. Quelque 50 compagnies y passent chaque année. Monthelon se porte bien, à tel point que l’association rachètera le château qui l’a vue naître ce lundi 9 septembre. Trente ans et un jour après son acquisition.