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Réunion de conseil et Covid

Depuis la crise sanitaire du Covid qui sévit en France depuis mars 2020, les municipalités ont beaucoup mal à gérer les réunions de conseils municipaux. 
A chacun sa solution, avec pour objectif dans la majorité des cas, le respect de la démocratie locale
Léa Guedj, journaliste sur France Inter, est allée à la rencontre des maires et nous fait part des choix de chacun, qu’elle publie dans un article  le

Conseils municipaux : comment les communes s’adaptent aux restrictions sanitaires

Pour maintenir ces délibérations entre élus et permettre aux citoyens d’y assister, des mairies passent aux visioconférences et aux retransmissions en direct sur internet. Mais la transition n’est pas toujours facile.
Pour respecter les consignes sanitaires, des conseils municipaux, comme celui de Toulouse, ce sont délocalisés dans des salles plus grandes.
Pour respecter les consignes sanitaires, des conseils municipaux, comme celui de Toulouse, ce sont délocalisés dans des salles plus grandes. © AFP / Frédéric Scheiber

Depuis mai 2020, les conseils municipaux peuvent se tenir sans la présence des administrés, ou avec un nombre limité de personnes. Les communes tentent de s’adapter pour conserver la caractère public des séances, par une retransmission en direct. Les élus peuvent également se réunir en téléconférence. Autant de modalités de fonctionnement dont disposent désormais les maires pour maintenir ce moment important de la démocratie locale, malgré la crise sanitaire. Même si certains rechignent à les adopter.

En salle, avec un nombre restreint d’élus

Des communes ont ainsi décidé de poursuivre les débats en salle, parfois en se délocalisant dans des locaux plus grands et avec ce que cela implique de mesures de distanciation, port du masque et autres plexiglass. Pour le maire socialiste de Creil, dans l’Oise, hors de question de renoncer au « cénacle de la démocratie locale », explique Jean-Claude Villemain à France Inter. Pas de visioconférence donc, mais des élus en nombre restreint, auxquels ceux qui sont absents peuvent déléguer leur pouvoir.

Du côté de l’opposition, cette décision agace. Les élus du groupe d’opposition Génération Creil ont tout simplement refusé d’assister au conseil municipal lundi dernier. « Creil est au cœur d’une zone de forte propagation de l’épidémie, justifie Johann Lucas, le président du groupe, et il y a eu des cas de covid parmi les agents, cadres et élus de la commune. » « J’applique la loi », rétorque l’édile, faisant référence à l’ordonnance du 1er avril 2020 qui prévoit que le tiers des membres doivent être présents ou représentés par des élus porteurs de pouvoirs.

Les séances en visioconférence, c’est toute une organisation

Avec plus ou moins d’entrain, des municipalités ont sauté le pas. Philippe Laurent, maire (UDI) de Sceaux, organise les conseils municipaux en visioconférence, via le logiciel StarLeaf, depuis décembre 2020. « C’est beaucoup plus long et pénible, car les élus sont installés chez eux tranquillement, alors ils parlent, parlent…, soupire l’élu. _Une des séances a même duré onze heures, jusqu’à six heures du matin !_«  C’était la séance du 17 décembre 2020, visible sur Youtube, s’il vous prend l’irrépressible envie de la visionner.

 

À Montreuil, en Seine-Saint-Denis, le service de communication concède également que l’organisation est « plus compliquée ». Il y a « tout un nouveau protocole à adopter et des problèmes techniques à résoudre ». La Ville a donc rédigé une note explicative des règles à suivre pendant ces réunions à distance. Les modalités de prise de parole, d’abord. Les conseillers doivent appuyer sur l’option « lever la main » dans Zoom. Ils s’expriment à tour de rôle « après avoir été préalablement autorisés à prendre la parole par le maire » qui active leur micro. 

 

Il a aussi fallu résoudre la problématique du vote en ligne. À Montreuil, « le maire ouvre le vote via une solution de vote à distance sécurisée pour laquelle les élus auront reçu un identifiant de séance par mail et un mot de passe personnel par SMS ». Le logiciel qu’ils utilisent s’appelle Quizzbox, le même que celui choisi par Malakoff, Nancy, Vaulx-en-Velin ou Saint-Nazaire par exemple.

À Château-Thierry, dans l’Aisne, le vote se fait de manière plus traditionnelle. Devant son écran, le maire Radical, Sébastien Eugène, demande lui-même s’il y a des oppositions ou des abstentions. « Des personnes se signalent en levant la main, physiquement ou virtuellement », précise l’édile qui « demande systématiquement leur vote aux membres de l’opposition ».

Le vote dématérialisé présente un inconvénient : impossible de réaliser des votes à bulletin secret. « On est obligés de reporter ces votes là ou de les faire en présentiel », indique Sébastien Eugène. C’est d’ailleurs l’une des raisons évoquées par certains maires pour refuser les conseils en visio.

Des réunions suivies « en live »

Malgré ces difficultés techniques, le maire apprécie le distanciel, car « les conseillers s’écoutent plus entre eux, on ne peut pas couper la parole, alors que c’est assez fréquent en salle ». La retransmission en Facebook Live est aussi devenue systématique. Une « alternative » pour ouvrir le conseil « à un plus large public ». « Généralement cinq à dix personnes viennent au conseil municipal, toujours les mêmes, souvent d’un certain âge », observe-t-il. Tandis qu’« une centaine d’internautes regardent en direct », et certaines vidéos, qui durent environ quatre heures, cumulent jusqu’à 5 200 vues au total.

 

Le direct, implique aussi « plus d’interactivité » avec les administrés. Sous cette vidéo du 12 novembre 2020, on trouve plus de 100 commentaires. Sébastien Eugène, a fait le choix de permettre aux habitants de commenter la séance : « S’ils sont constructifs, il nous arrive même d’y répondre en direct. »

Des centaines de communes ont décidé de diffuser leurs conseils municipaux en direct pendant la crise sanitaire. Villeurbanne, Mulhouse, Massy, Caen, Bergerac, Brest… Pour ces villes, la captation vidéo est une nouveauté. Et cela nécessite une certaine logistique et un investissement financier. Au début, « on a bidouillé pour retransmettre sur les réseaux, en utilisant un téléphone portable », raconte Béatrice de François, maire (PS) de Parempuyre, en Gironde.

Très vite, la maire s’aperçoit que la qualité de l’image et du son n’est pas suffisante. Alors, « on a investi dans une caméra sur pivot », décrit l’élue, dont les conseils sont visibles sur YouTube. La commune a aussi fait appel à un prestataire, et « ça a un coût non négligeable : 800 euros », précise-t-elle.

La diffusion sur les réseaux sociaux booste les conseils municipaux

Limoges fait partie des villes qui ont davantage d’expérience et de moyens pour investir dans la retransmission vidéo. La municipalité diffuse les séances sur le site de la ville depuis 2014, dans un objectif de « transparence ». Pour cela, elle fait appel à au prestataire Multicam Systems, pour un montant de 2 880 à 3 600 euros par séance.

Depuis juillet 2020, les réunions sont aussi retransmises sur Facebook Live, puisqu’il n’y a plus de public en salle. « On a changé d’échelle, on touche beaucoup plus de monde, constate Sandrine Javelaud, directrice de la communication de la Ville : sur le site de la ville, on avait en moyenne 600 personnes qui regardaient en direct, et 300 en replay. » Sur Facebook, les vidéos cumulent entre 6 000 et 13 000 visionnages.

 

Les internautes participent activement. « On a un « community manager » qui modère les commentaires, explique la directrice de communication, il répond aux questions lorsqu’elles portent sur des dossiers précis. Parfois, il faut enlever certains commentaires haineux. » Même si les discussions sont « assez techniques » et le direct « incite à une certaine tenue de la part des conseilleurs municipaux », précise Sandrine Javelaud, l’un des internautes écrit en commentaire : « On se croirait au théâtre ».

Les commentaires des internautes « difficiles à modérer »

Le « théâtre », justement, c’est ce que veut éviter Jean-Claude Villemain, le maire (PS) de Creil. Ce qui apparait comme « un outil qui fait vivre la démocratie » aux yeux de certains élus, lui semble au contraire relever de la « politique spectacle ». Les conseils de la Ville de Creil sont diffusés en direct, mais uniquement en audio, sans image, sur YouTube. Les commentaires sont désactivés, comme sur la plupart des vidéos de conseils municipaux sur la plateforme. Une option que ne permet pas le Facebook Live.

Pour le maire de Creil, l’absence de commentaires des internautes ne change pas grand-chose, puisque, lors d’un conseil municipal habituel, « le public ne peut pas intervenir comme il veut. Il faut qu’il demande la parole et que le maire suspende la séance. » Un avis que partage la mairie de Bussy-Saint-Georges. La ville de Seine-et-Marne a d’abord tenté de diffuser son conseil municipal en Facebook Live, le 10 décembre 2020.

 

Résultat : 180 commentaires, dont quelques-uns reçoivent une réponse de la Ville de Bussy. Mais face à « des débordements » et « des commentaires parfois violents » qui sont « difficiles à modérer », la municipalité choisit de ne diffuser les directs que sur Youtube, sans possibilité de commenter.

Des maires refusent le distanciel et les retransmissions en direct 

Il y a des majorités qui refusent tout bonnement la retransmission en direct, en audio ou en vidéo. C’est le cas à Boulogne-Billancourt, au grand dam de Pauline Rapilly-Ferniot, élue de l’opposition (EELV). Elle n’a pas pu se rendre au dernier conseil, parce qu’elle était cas contact, et « on m’a refusé d’y assister en visio », relate-t-elle. Ce qu’elle regrette encore davantage, c’est l’absence de diffusion des séances en ligne. « On a proposé un vœu en ce sens, mais la majorité a voté contre », assure-t-elle.

Dans Le Parisien, Pierre-Christophe Baguet, le maire (LR) de Boulogne-Billancourt justifie sa décision par l’attitude de l’opposition « qui, dès le premier conseil municipal, fait un peu ce qu’elle veut, des gens se lèvent pour filmer leurs camarades ». Il prend pour exemple une vidéofilmée pendant le conseil municipal diffusée sur les réseaux sociaux en février. On y voit Pauline Rapilly-Ferniot qui tente de dénoncer des propos sexistes dont elle a été victime par des élus de la majorité. Le maire coupe alors son micro.

 

Le maire (PS) du Mans, Stéphane Le Foll, fait aussi partie des réfractaires. À Ouest France, il déclare que « filmer un conseil municipal, ça coûte » et que « si c’est faire de la transparence pour faire de la critique systématique, ce n’est pas la peine ». Marie James, candidate de gauche aux municipales 2020, fulmine. Elle a même lancé une pétition pour « généraliser la diffusion vidéo publique des conseils municipaux et communautaires ».

« France Bleu Auxerre » à L’Isle-sur-Serein

Petite halte de « France Bleu Auxerre » et son équipe de l’émission « Ici dans L’Yonne », Catherine Marchesin, Béatrice Kerfa et Gauthier Pajola.

Nous allons découvrir ou redécouvrir les trésors et les richesses de ce beau village qui a su maintenir aux fils des années sa dynamique touristique et commerciale

 

L’Isle par france bleu Auxerre from angeles serge on Vimeo.

Journée internationale des droits des femmes

Un clitoris géant posé devant la tour Eiffel

Pour lutter contre l’inégalité de traitement entre pénis et clitoris, le groupe féministe « Gang du clito » a gonflé un clitoris de 5 m de haut sur le parvis des droits de l’Homme. A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars, cette action rappelle le retard en recherche de médecine sexuelle concernant cet organe sexuel féminin.

Le 8 mars 2021 à 15h07
 

Une action symbolique à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes pour alerter sur un phénomène bien réel. Un quart des filles de 15 ans ne savent pas qu’elles possèdent un clitoris et 83 % ignorent sa fonction érogène, selon une étude du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publiée en 2016. « C’est grave aujourd’hui de ne pas pouvoir connaître son corps, quand on sait que l’éducation sexuelle, c’est la base pour pouvoir parler de consentement, regrette Julia Pietri, fondatrice de la maison d’édition féministe « Gang du Clito ». « Si on dit qu’on n’a rien entre les jambes, on n’a rien à protéger parce que rien n’existe », poursuit-elle pendant qu’elle installe le clitoris géant face à la tour Eiffel.

Sous l’immense clitoris rouge, dressé devant la tour Eiffel, une activiste arbore un panneau sur lequel est inscrit : « Ce n’est pas une légende » sous le dessin d’un clitoris. « On voit bien qu’il y a un énorme retard, on est en 2021, on n’a aucune liste officielle des pathologies du clitoris explique Julia Pietri. On a dû attendre 2017 pour avoir la première anatomie exacte du clitoris dans les manuels scolaires ».

Confinement vu du ciel

VIDÉO – Confinement : des rues désertées dans certaines villes, découvrez les images vues du ciel par drone

– Mis à jour le
Par , France Bleu

 

Depuis le confinement, entré en vigueur le 17 mars, les Français sont invités à rester chez eux et ne plus se déplacer. Depuis cette date, finis les embouteillages et rues noires de monde. A Lyon, Nantes, Rouen, Grenoble et même Paris, des drones ont pu capturer des vues saisissantes.

 

Elles ont été partagées en masse sur les réseaux sociaux, ces vues de villes désertées partout en France, depuis l’entrée en vigueur du confinement le 17 mars afin de contenir la pandémie de coronavirus. Avec ces restrictions de déplacement, les piétons, automobilistes, transporteurs sont invités à rester chez eux, à télétravailler quand ils le peuvent. La conséquence visuelle c’est cette place de la Concorde fantomatique à Paris, les quais du Rhône sans promeneurs à Lyon, aucun touriste à Reims ou Rouen et des plages désertées à Saint-Malo. Découvrez ci-dessous les images tournées par drone, par des professionnels et des confrères de la presse quotidienne régionale.

Fukushima: un retour sous haute surveillance

Fukushima: un retour sous haute surveillance
Publié par Redbran le 14/04/2020 à 14:00
Source: CNRS INSU

© C. Asanuma-Brice
Quelque 160 000 personnes ont été évacuées suite à l’accident de la centrale de Fukushima Daiichi, après le tremblement de terre et le tsunami qui frappèrent le Japon le 11 mars 2011, il y a neuf ans. Mitate Lab., un programme de recherche international de 5 ans accueilli par l’université Nihon de Tokyo et auquel participent le CNRS et le CEA, vient d’être mis en place pour étudier la réouverture de la zone d’évacuation.

Le 26 mars, la flamme olympique aurait dû passer par la zone évacuée autourde Fukushima suite aux tremblement de terre et tsunami du 11 mars 2011 et à l’accident de la centrale nucléaire qui en a découlé. Ce n’est que partie remise, les Jeux ayant été reportés au plus tard à l’été 2021. Un symbole fort pour les premiers Jeux olympiques organisés au Japon depuis cette catastrophe. « Cette initiative illustre parfaitement notre projet, assure Cécile Asanuma-Brice, chercheuse en sociologie urbaine au CNRS et co-responsable du projet Mitate Lab (1). Car la question sous-jacente à notre travail est: comment administre-t-on un désastre dans la société industrielle actuelle qui rentabilise jusqu’au risque lui-même ?« 


Le projet Mitate Lab. a été créé au premier janvier 2020, afin d’étudier la réouverture de la zone d’évacuation qui entoure la centrale accidentée. Le gouvernement japonais a en effet levé dès 2017 l’ordre d’évacuation dans la plupart des 12 communes de la zone, appelant la population à revenir. Une vingtaine de scientifiques, principalement français et japonais, mais aussi américains, de divers domaines rassemblent donc « toute une série de compétences complémentaires pour comprendre ce qui se passe dans cette situation unique« , explique Olivier Evrard, l’autre co-responsable du programme, géochimiste au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (2).

Une coopération internationale

Car c’est la première fois dans le monde qu’une zone d’évacuation est rouverte après une telle catastrophe. Il s’agit donc d’analyser ce qui s’y passe sous les aspects les plus divers: physiques, chimiques, biologiques, humains (droit, sociologie, urbanisme, anthropologie, etc.). « Cet environnement doit être abordé dans toute sa complexité « , insiste la sociologue. « Croiser nos recherches sur les contaminants avec le travail de Cécile Asanuma-Brice et de son équipe sur les effets sociaux relatifs à la réouverture à l’habitat est intéressant pour comprendre ce que les gens reprennent comme pratiques et pourquoi. Cela permet également d’évaluer l’évolution des taux de contamination des endroits où le retour est promu et d’évaluer les solutions proposées« , confirme Olivier Evrard.


Olivier Evrard effectue des mesures dans le jardin d’une habitante d’Iitate après décontamination.
© C. Asanuma-Brice

« Mitate Lab. officialise des collaborations effectives depuis l’accident de Fukushima et nous permet de réunir sous le même toit toutes les équipes des divers domaines de la recherche qui travaillent sur le sujet en France et au Japon« , détaille Cécile Asanuma-Brice. C’est le rôle des international research projects, cet outil de coopération internationale destiné à consolider des collaborations déjà établies à travers des échanges scientifiques de courte ou moyenne durée pour des réunions de travail, des activités de recherche communes (y compris des recherches de terrain), l’encadrement d’étudiants ou l’organisation de séminaires entre des laboratoires du CNRS et des laboratoires d’au plus deux pays. Soutenu par l’Institut national des sciences de l’Univers du CNRS, cet international research project, accueilli par l’université de Nihon, réunit le CEA, le CNRS avec divers organismes de recherche japonais dont l’université de Fukushima, le NIES, et l’université préfectorale de Kyôto, pour une première période de 5 ans. « Au-delà des moyens financiers obtenus (3), Mitate Lab. nous permet de consolider notre réseau dans une réelle pluridisciplinarité et nous donne l’assise nécessaire pour postuler à d’autres financements français et japonais. »

Un sujet pluridisciplinaire

Installée au Japon depuis vingt ans, Cécile Asanuma-Brice a vécu personnellement la catastrophe de Fukushima. Au cours de ces dix dernières années, elle se rend tous les mois dans les différentes communes de la préfecture touchées par le désastre. Elle y a mené de nombreux entretiens, tant auprès des populations durant les différentes phases de leur refuge (logements provisoires, refuge, retour) que des institutions en charge de la gestion de la catastrophe. Son analyse se concentre sur les politiques d’habitat qui permettent le contrôle des mouvements de population dans ou hors de la zone touchée par le désastre. Une étude « qualitative » qui s’appuie sur une première évaluation quantitative (étude démographique de la population rentrante et sortante, nature de la relance économique, structure des services présents en activité, etc.). « C’est un travail à la pince à épiler« , plaisante la chercheuse qui effectue également un travail d’analyse de la presse au quotidien depuis 2011 et des publications scientifiques japonaises « auxquelles peu de scientifiques ont accès« , grâce à sa parfaite maîtrise de la langue japonaise.


Cécile Asanuma-Brice interroge une habitante du village d’Iitate, relogée dans une cité de logements provisoires en compagnie d’Olivier Evrard et de jeunes chercheurs.
© Kôji Itonaga

Ainsi, sur les 12 communes de la zone d’évacuation, seulement deux d’entre elles, excentrées par rapport aux retombées principales de contamination, enregistrent un retour de 80 % de leur population. La majorité des autres communes enregistrent moins de 30 % de retour. « Pour le moment, ceux qui rentrent sont principalement des personnes âgées pour qui il est impensable de recommencer à zéro dans un appartement de ville. Certains fermiers, dont le logement est inhabitable après tant d’années, ont des difficultés à revenir car on ne leur propose que des logements publics collectifs. Malgré les incitations financières, les familles avec enfants refusent de rentrer, car les infrastructures – écoles, hôpitaux – ne fonctionnent pas ou qu’au ralenti, et en raison du niveau de radioactivité encore élevé à certains endroits du territoire. », résume Cécile Asanuma-Brice.

De nombreuses questions

Olivier Evrard travaille, lui, principalement sur l’érosion des sols et les transferts de contaminants dans les cours d’eau, qui sont principalement déclenchés au Japon par les typhons et d’autres événements pluvieux intenses. Il s’appuie pour cela sur le suivi de substances radioactives, naturelles ou artificielles, mais aussi sur la mesure d’autres traceurs comme l’ADN des plantes ou la couleur des sols. « La région de Fukushima est montagneuse et forestière: elle est très exposée aux typhons et aux processus d’érosion, indique le scientifique. Or les zones habitées et cultivées ont été décontaminées, mais pas les forêts ni la montagne. Il y a donc des phénomènes de redistribution des dépôts de contamination initiaux, des montagnes vers les parties basses habitées, que nous voulons continuer à étudier. » Et le retour de la population complexifie la situation. « Les activités des populations qui sont revenues ont un impact sur le transfert de la radioactivité résiduelle: les sols décontaminés sont-ils toujours aussi fertiles, que vont planter les agriculteurs, quelles sont les pratiques à éviter et à privilégier pour limiter la diffusion des contaminants ?« .

Les réponses seront également utiles pour mieux gérer les conséquences d’éventuels accidents industriels, où les mêmes problématiques de redistribution de la contamination se retrouvent. En attendant, la crise du coronavirus retarde les recherches sur le terrain: « Pour les prélèvements du printemps, nous avons les relais sur place pour permettre de faire face à la crise sanitaire actuelle, mais nous rendre sur place à temps pour étudier les conséquences de la prochaine saison des typhons, c’est-à-dire en novembre, serait très important« , espère Olivier Evrard.

Notes:
(1) Mesure irradiation tolérance humaine via tolérance environnementale. En japonais, mitate signifie « construire par le regard ». Ce programme, accueilli par l’université Nihon de Tokyo, réunit le CNRS, le CEA, le NIES, l’université de Fukushima et l’université préfectorale de Kyôto.
(2) CNRS/CEA/Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
(3) Le montant classique pour un international research project est de 15 000 euros par an sur 5 ans.

Japon: La Flamme olympique

CORONAVIRUS : LES FESTIVITÉS DE LA FLAMME OLYMPIQUE REVUES À LA BAISSE AU JAPON

Les cérémonies d’accueil par les municipalités seront annulées. [SUSA / Icon Sport]

Des modifications à venir. En raison du coronavirus, les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont décidé mardi de réduire l’ampleur des festivités entourant le relais de la flamme olympique, dont le départ est prévu le 26 mars dans la région de Fukushima.

Si le parcours à travers toutes les régions du Japon reste inchangé et les spectateurs pourront assister au relais, les cérémonies d’arrivée et de départ à chaque étape seront fermées au public, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Le «grand départ» du relais depuis la région de Fukushima (nord-est) se fera sans spectateurs, «pour éviter de propager les infections», a annoncé à la presse le directeur exécutif du comité d’organisation de Tokyo 2020, Toshiro Muto.

LA TEMPÉRATURE DES RELAYEURS MESURÉE

L’itinéraire à travers toutes les régions du Japon reste inchangé et les spectateurs pourront assister au relais le long du parcours. Mais les cérémonies de départ et d’arrivée à chaque étape seront fermées au public, ont précisé les organisateurs dans un communiqué. Les cérémonies d’accueil par les municipalités seront annulées.

Les organisateurs demandent par ailleurs à tout spectateur ne se sentant pas bien de ne pas regarder le relais depuis le bord de la route. La température des relayeurs sera mesurée et ceux ayant de la fièvre seront empêchés de courir.

Ces décisions interviennent dans un contexte de doutes grandissants sur l’opportunité de maintenir les Jeux olympiques de Tokyo cet été, alors que quantité de compétitions sportives ont été annulées à travers le monde, ainsi que des épreuves de qualification pour les Jeux en raison de la pandémie de coronavirus.

Le dernier conseil

 Un dernier conseil municipal mené par Alain CHAPLOT, maire sortant de L’Isle sur Serein, 

 

C’est en effet le dernier conseil municipal que le maire sortant Alain Chaplot a présidé ce mercredi 11 mars 2020. 

 

Après deux mandats, le maire sortant n’a pas souhaité se représenter et laisse donc son siège à une nouvelle équipe. Ce dernier conseil avait principalement pour objet de clôturer les comptes administratifs et gestions 2019. 

 

Le budjet primitif 2020 a également été soumis à délibération avec réserve de l’aval de la trésorerie au 11/03/2020

Également présent à l’ordre du jour, « La Grange Moselle ». Pour mémoire, cette grange située Place de la Fontaine, avait été acquise en 2015 avec l’intention de re-dynamisez cette dite place en y installant une activité commerciale ou autre.

 

Ce projet d’ayant pas aboutit, ce lieu avait fait l’objet récemment de deux demandes de rachat, sans succès. Une troisième demande a été présentée au conseil ce soir du 11 mars 2020, qui s’est soldé par le même rejet.

Le maire souhaite en effet que ce lieu suive sa même ligne de pensée, à savoir une destination commerciale ou artisanale plutôt qu’un dépôt de véhicule ou autre comme comme l’envisagerait chacune des trois personnes intéressées

Ce conseil s’est terminé sur le verre de l’amitié en présence et avec le public venu assister à ce dernier conseil du maire Alain Chaplot

La dernière séance…

Dernière réunion de la CCS avant les municipales 2020

C’est à Noyers sur Serein que s’est tenu la dernière réunion de le CCS (Communauté de Commune du Serein) du mandat 2014-2020.

Ce fut aussi la der des der pour les élus qui ont souhaité ne pas reconduire leur mandat et tout aussi bien pour ceux qui ne seront pas réélu.

 

 

Un ordre du jour intense que celui des budgets, approuvés dans leurs totalités par la majorité de l’assemblée, mise à part quelques abstentions.

 

 

Un remerciement au personnel administratif de la part de la présidente de la CCS, en annonçant son départ clos par un traditionnel verre de l’amitié.

Le Petit Malin 2012

Petit livret touristique crée en 2012, par la CCHVS, toujours d’actualité à quelques détails près 


L’Isle sur Serein: Les énergies renouvelables

 

 

Conférence sur les énergies renouvelables 

 

L’éolien 

 

 

Rendez-Vous était donné ce vendredi 21 février 2020 organisée  par l’association « Sauvegarde de la Haute Vallée du Serein », avec un exposé sur l’éolien et son principe de mise en place.

Exposé animé par Monsieur Jean-Marie VIRELY, chercheur et enseignant à l’École Normale Supérieure de Cachan.

Un survol complet sur l’ensemble des acteurs liés à cette fière de l’énergie renouvelable. Exposé suivi d’un question-réponse.

 

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