"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Auteur/autrice : serge angeles Page 30 of 32

Fukushima, triste anniversaire

Fukushima, triste anniversaire

31 MARS 2018

PAR OLIVIER CABANEL BLOG : LE BLOG DE OLIVIER CABANEL

Voilà déjà 7 longues années que la pire des catastrophes nucléaire s’est produite, le 11 mars 2011, à Fukushima, au Japon…Tepco tentant tout d’abord, pendant de longues semaines, de cacher la triste vérité.

Sans doute porté par une prémonition, j’écrivais, dans un article intitulé « Tchernobyl, drôle d’anniversaire, : « Si les manœuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura comme à Tchernobyl fusion du cœur, explosion, et dissémination dans l’atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies »…une demi-heure après avoir écris ces lignes, la fusion des réacteurs était devenue réalité.

Il est intéressant de relire les commentaires de quelques nucléocrates, qui, jusqu’au bout, tenteront de minimiser la situation, et j’attends encore leurs plus plates excuses…

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

De multiples problèmes ne sont toujours pas résolus…l’eau contaminée s’accumule, une partie à rejoint l’océan, avec les dommages que l’on peut imaginer, car, selon la règle du plus gros mangeant le plus petit, les premiers ont accumulé des doses radioactives posant un vrai problème de santé à ceux qui vont s’aventurer à les consommer.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/07/30/carte-nucleaire-fukushima.jpg?width=426&height=212&width_format=pixel&height_format=pixel

Cette image montre la quantité de déversements déjà effectués.

La contamination de la chaine alimentaire ne cesse de causer des dommages, et on trouve 40% d’espèces impropres à la consommation, selon les normes japonaises qui ont déjà été baissées. lien

Le consommateur a pris conscience du danger, et malgré les propos rassurant des laboratoires japonais, lesquels affirment que la contamination des poissons ne dépasse pas les normes, les poissons ne se vendent pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire.lien

http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/jpg/chaine_alimentaire_contaminee-58706.jpg

D’ailleurs d’autres constats sont encore moins rassurants.

Ainsi, des scientifiques ont constaté, dès le mois de juin 2015, une élévation de la radioactivité sur la Côte Ouest des Etats-Unis, notamment en Césium 137, et en Strontium 90, ce dernier capable de provoquer des cancers des os, et du sang.

Extrait : « les radiations dans le poisson sont si terribles que le poisson sauvage pêché en Alaska, le Hareng du Pacifique, et le poisson blanc Canadien ont été trouvé en sang, avec des tumeurs cancéreuses tout au long du corps ». lien

http://www.finalscape.com/wp-content/uploads/2017/03/fukushima.jpg

Un groupe d’étude s’est occupé de la question, et Nicolas Fisher, de l’Université Stony Brooks (état de New York) confirme la présence de césium 134 et de césium 137.

Daniel Madigan, l’écologiste qui a dirigé l’étude affirme : « le thon emmagasine le maximum de radiation et l’apporte à travers le plus grand océan du monde. Nous étions vraiment surpris de voir cela dans son ensemble et encore plus surpris de voir le taux mesuré dans chacun des poissons ».

Pas étonnant dès lors que les japonais, et pas seulement eux, éprouvent quelque appréhension à consommer du thon, ce qui on s’en doute est dommageable au commerce japonais, et la situation ne risque pas de s’améliorer, vu que le césium 137 à une période (demi-vie) de 30 ans, c’est dire qu’il va poser un problème pendant au moins un siècle… lien

Or les techniciens de Fukushima, au-delà de ce qui déjà été rejeté dans l’Océan, se trouvent devant un stock d’un million de tonnes d’eau radioactive, et ils ont le projet de le rejeter progressivement dans l’Océan, en assurant qu’ils pouvaient traiter cette eau, a part le Tritium. lien

Encore faut-il que ce soit possible, car jusqu’à présent les tentatives de traitement de cette eau ont toutes échoué…

Areva avait en 2014 proposé un dispositif de décontamination, que Tepco a finalement décidé d’abandonner, vu le peu de résultats. lien

Quant aux robots divers et variés qui ont tenté d’intervenir pour au moins savoir l’état des fonds de cuve dévastés, le taux de radiation est si élevé qu’il empêche toute mission de longue durée, et a part les quelques images glanées récemment par l’un d’eux, avant de tomber en panne, on ne peut pas dire que les opérations aient été couronnées de succès. lien

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Sur le chapitre des finances et des milliards déjà dépensés, tout comme ceux à venir, on atteint des sommets.

En octobre 2016, une estimation très optimiste du démantèlement faite par les autorités japonaises dépassait 17 milliards d’euros, contredisant celle de 2014. lien

En effet,  le gouvernement japonais l’avait déjà estimé à 42 milliards d’euros, alors que Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’Université Ritsumeikanavait multiplié par 2 le chiffre initial, soit 80 milliards d’euros. lien

Depuis, les milliards ont fait des petits, car en ajoutant au prix du démantèlement celui du dédommagement des riverains et de la décontamination de l’environnement, la facture grimpe à 170 milliards. lien

Et encore faudrait-il que la décontamination soit possible…

Pas étonnant dès lors que, contre l’avis du premier ministre japonais, la très grande majorité des citoyens nippons ne veulent plus entendre parler du nucléaire.

La sortie du nucléaire n’est pas seulement demandée par le peuple, mais aussi par le prince Akishino, son épouse Kiko, appelant à manifester pour s’opposer à l’atome, soutenus par les anciens premiers ministres Junichiro Koizumi, Mohiriro Hosokawa, et même Naoto Kan, celui-là même qui dirigeait le pays au moment de la catastrophe. lien

Et où en sommes-nous en France ?…

Les promesses du grenelle de l’environnement censées promouvoir le remplacement du nucléaire par les énergies propres ont fait long feu…lien

Des EPR sont prévus pour remplacer les vieilles centrales, alors qu’ils ont couté au moins 3 fois plus cher que prévu…celui de Flamanville est doté d’une cuve dont l’acier pose quelques problèmes, ce qui n’a pas empêché l’autorité de sécurité de le valider. lien

Récemment, l’ASN (autorité de sureté nucléaire) a validé un générateur de vapeur défectueux à Fessenheim…alors que la centrale doit être bientôt fermée. lien

Ne parlons pas des autres vieilles centrales qui subissent des pannes à répétition, des fuites, équipées de tuyauteries rouillées… lien

A Bugey, à 30 km de Lyon, Une nouvelle fuite a été signalée le 7 mars. lien

Ce qui fait dire à d’honorables responsables, qu’un accident nucléaire grave n’est plus à écarter en France, le président de l’ANCCLI (association nationales des comités et commission locales d’information), Jean Claude Delalonde en l’occurrence, ayant déclaré : « en France, les conséquences d’un accident nucléaire pourraient être pires qu’à Tchernobyl ou Fukushima ». lien

Alors que Hulot a reculé sur l’objectif de la transition énergétique (lien), Macron va aux Indes pour vendre des EPR…mais il ne communique que sur le photovoltaïque. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le feu qui te brûlera c’est celui qui te chauffe ».

Le 13 mars, une émission tv sur le sujet ici (à 14h40)

Le dessin illustrant l’article est de Cabu

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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Fukushima: dans la ville fantôme

Fukushima: dans la ville fantôme de Namie, une usine pour tourner la page

 Une rue de la ville de Namie, près de Fukushima, le 5 mars 2018. La Ville comptait avant la catastrophe quelques 21.000 personnes, elle n’en compte aujourd’hui qu’un peu plus de 500 AFP/ARCHIVES – BEHROUZ MEHRI

Namie, ville du nord-est du Japon située à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima, était il y a peu encore une zone interdite. Partiellement rouverte, elle a inauguré cette semaine sa première usine depuis le drame de mars 2011.

Le groupe japonais Nissan a décidé d’implanter là un site de recyclage des batteries de ses voitures électriques Leaf. Le bâtiment est sommaire et quasi vide et le nombre d’employés très modeste – dix seulement -, mais c’est tout un symbole salué par Tamotsu Baba, le maire de cette cité portuaire meurtrie par le tsunami du 11 mars et l’accident nucléaire qui en a chassé les habitants.

A ses côtés, le ministre de la Reconstruction Masayoshi Hoshino a aussi fait part de son enthousiasme à l’occasion d’une cérémonie organisée en début de semaine. « Sept ans ont passé, l’ordre d’évacuation a été levé » en mars 2017 dans cette partie de la commune « et nous travaillons dur » pour faire revenir les résidents, a-t-il déclaré.

En février, 516 habitants seulement vivaient à Namie, qui comptait avant la catastrophe environ 21.000 personnes sur ses registres et dont 80% du territoire reste interdit d’accès.

« Il nous faut des infrastructures, des emplois, des écoles », et cette usine « à la technologie de pointe », dont la construction a été financée aux deux tiers par le gouvernement central, participe à cet effort, s’est félicité M. Hoshino.

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– ‘Contribuer à la reconstruction’ –

Nissan espère attirer « l’attention de l’étranger » et de nombreux visiteurs avec ce programme d’échange de batteries pour automobiles électriques, présenté comme unique au monde, qui débutera en mai au Japon avant une possible expansion à l’international.

« Nous contribuerons ainsi à la reconstruction de Namie », souligne Eiji Makino, patron de 4R Energy Corporation, la co-entreprise formée en 2010 par Nissan et Sumitomo Corporation qui exploite l’usine.

La compagnie a développé un système capable de mesurer rapidement la performance des batteries lithium-ion usagées (au bout de dix ans de vie en moyenne), en analysant chacun des 48 modules: le processus prend désormais quatre heures, au lieu de 16 jours au début des recherches.

Les modules les moins dégradés sont ensuite réassemblés pour fournir aux automobilistes des batteries de remplacement pour la première génération de la Leaf, sortie en 2010, au prix de 300.000 yens l’unité (2.290 euros), à comparer à 650.000 yens pour une nouvelle batterie.

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Si l’activité sera dans un premier temps limitée, Nissan voit grand, pariant sur l’essor annoncé des véhicules électriques, favorisé par des politiques publiques volontaristes et la crise du diesel.

Le constructeur nippon, parmi les premiers groupes mondiaux sur ce créneau avec son allié français Renault, veut multiplier par six ses ventes annuelles de voitures électrifiées d’ici 2023, et les autres constructeurs sont tout aussi ambitieux.

– ‘Difficile de rentrer’ –

Plusieurs centaines de batteries seront initialement traitées chaque année sur le site de Namie, pour une capacité maximale de 2.250 unités.

« Il y a un potentiel énorme », juge M. Makino qui imagine « atteindre un jour 1.000 employés ». A condition de réussir à attirer la main-d’oeuvre dans cette zone sinistrée.

Dans un rapport publié fin février, l’ONG anti-nucléaire Greenpeace jugeait « les niveaux de radiation trop élevés pour permettre un retour sans danger ».

Mais le responsable de 4R Energy se veut rassurant: « La célèbre avenue des Champs-Elysées affiche des niveaux deux fois supérieurs » à ceux de la zone Namie rouverte. « Le gouvernement central a mené les travaux de décontamination et il n’y a aucun problème », insiste-t-il.

Au-delà de craintes pour leur santé, les habitants ont souvent refait leur vie ailleurs, expliquait récemment le gouverneur de Fukushima, Masao Uchibori. « Ils ont acheté une nouvelle maison, leurs enfants vont à l’école locale, ils ont trouvé un travail sur place (…) et il est difficile pour eux de rentrer ».

Même en créant les conditions nécessaires au retour, via l’installation d’entreprises, hôpitaux ou centres commerciaux, cela ne suffira pas, estime le gouverneur, qui convoite plutôt de nouveaux résidents à travers des projets d’innovation et de robotique.

Mais là aussi le défi est grand tant l’image de la région a été durablement affectée par l’accident nucléaire, le plus grave de l’histoire depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Le Vélib’ nouveau est arrivé!

Un nouveau vélib’ à Paris

Après la disparition progressive du Vélib’-1 des rues de Paris. Après une remise en chantier des stations d’accueil pour l’installation des nouvelles bases de gestions du matériel.

Voici le printemps du deux qui fait son apparition. En effet depuis le 1er janvier 2018, force est de constater ça et là, au détour des carrefours, une nouvelle génération de Vélib’.

Des couleurs plus chaudes, des technologies avancées et surtout un gain de temps à la manipulation. Cette nouvelle génération propose aux utilisateurs deux couleurs bien distinctes pour deux versions biens différentes. 

Le modèle « mécanique » pour les « purs et durs »

Le modèle « électrique » pour …. les autres.

Un point d’accueil simplifié, avec un totem convivial et une base de recharge très maniable.

Les Plus: « La V-Box » et la « Fourche cadenas »

La V-Box: Equipée d’un lecteur de carte sans contact (RFID/NFC) et d’un clavier piézo-électrique, la V-Box permet d’activer l’ouverture et la fermeture du cadenas qui sécurise le vélo et de garantir le bon verrouillage du vélo en station.

La V-Box peut également se connecter au smartphone de l’utilisateur (via Bluetooth) pour afficher sur son écran le temps de location, la distance parcourue et (à terme) des indications de navigation.

La fourche cadenas: La fourche cadenas est un système de sécurité breveté. Commandée via la V-Box, la fourche cadenas permet de sécuriser le vélo de 2 manières complémentaires.

Et pour couronner le tout l’application smartphone pour géré tout cela. 

Lieux les plus radioactifs

Voici les lieux les plus radioactifs au monde

Le gouvernement français veut lancer une grande consultation nationale sur le devenir des déchets nucléaires d’ici à l’automne. Alors que le projet d’enfouissement suscite la polémique à Bures (Meuse), tour d’horizon des endroits du monde qui restent les plus pollués au plutonium et à l’uranium.

Fukushima, Japon

Régulièrement, les enfants, qui vivent dans la zone d’évacuation de la centrale nucléaire de Fukushima, sont soumis à des vérifications des signes de radiation. (Photo : Reuters)

Depuis sept ans, c’est l’endroit le plus radioactif au monde. En mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, a déclenché un tsunami sur la côte Pacifique du Japon, entraînant la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. En conséquence, trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont fondu et une énorme quantité de radiations s’est déversée. On estime qu’il faudra quatre décennies pour démanteler complètement la centrale nucléaire. Aujourd’hui encore, la région enregistre des pics de radioactivité stratosphériques, que ce soit dans ses sols, ou dans l’eau : plus de 700 000 m³ d’eau contaminée auraient d’ailleurs été déversés récemment dans la mer, faute de place pour les stocker, selon le site américain IFL Science.

Tchernobyl, Ukraine

Une zone d’exclusion de 2 600 km2 existe toujours autour de Tchernobyl. (Photo : Reuters)

En avril 1986, une explosion à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a entraîné le rejet d’une grande quantité de matières radioactives dans l’air et dans l’atmosphère, causant la mort d’environ 93 000 personnes. La catastrophe a libéré 100 fois plus de radiations que les bombes de Nagasaki et d’Hiroshima. Au total, on estime que six millions de personnes ont été exposées aux rayonnements, qui se sont propagés à travers l’Europe et la Russie. La Biélorussie a absorbé plus de 70 % des radiations. Il existe une zone d’exclusion de 2 600 km2 autour de l’usine de Tchernobyl, qui est toujours fermée au public. Les efforts de nettoyage sont toujours en cours, mais il faudra attendre plusieurs décennies avant que les gens puissent retourner vivre dans la région.

Maïlou-Sou, Kirghizistan

Maïlou-Sou est une ville minière de la région de province de Djalalabad dans le sud du Kirghizistan. Contrairement à d’autres endroits, le rayonnement n’est pas dû à des centrales nucléaires ou à des bombes, mais à l’extraction d’uranium. L’Union soviétique, qui avait mis en place une installation minière à l’époque, a enfoui environ 10 000 tonnes de minerai d’uranium dans les zones excavées. Elle compte actuellement 1,96 million de mètres cubes de déchets d’uranium et 26 décharges autour de la ville. La région est également connue pour avoir une grosse activité sismique, ce qui ne fait qu’augmenter le risque de propagation de la radioactivité.

Le combinat chimique de Sibérie

Situé à environ 3 000 km de Moscou, le Sibkhim (en russe et en abrégé), est une usine russe située à Seversk au nord de la ville de Tomsk, comprenant plusieurs réacteurs nucléaires et des installations de séparation isotopique, d’enrichissement et de retraitement de l’uranium et du plutonium et le stockage de centaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires. Elle a été utilisée dans le programme de recherche nucléaire de l’URSS pour enrichir l’uranium et le plutonium pendant une quarantaine d’années. Aujourd’hui, des milliers de litres de déchets liquides sont découverts dans des piscines et 113 000 tonnes de déchets radioactifs solides sont stockées dans des conteneurs qui fuient. En conséquence, des taux de mortalité élevés ont été enregistrés dans la faune environnante.

Le polygone du Kazakhstan

Le polygone, également connu sous le nom de site d’essais de Semipalatinsk, a été l’un des principaux sites d’essais d’armes nucléaires de l’URSS pendant la guerre froide. On estime que plus de 450 essais nucléaires ont été effectués dans la région de 1949 à 1989. Dans cette région du monde, près de 200 000 personnes souffrent encore des effets néfastes de la radioactivité.

Sellafield, au Royaume-Uni

Le site de Sellafield, au Royaume-Uni, en 2000. (Photo : EPA)

Sellafield a été construit en 1940 sur la côte ouest de l’Angleterre pour fabriquer du plutonium pour les armes atomiques. En 1957, un énorme incendie a ravagé l’usine d’enrichissement du plutonium pendant trois jours et des quantités massives de fumées radioactives ont été libérées dans l’atmosphère. L’incident est considéré comme le pire accident nucléaire de l’histoire du Royaume-Uni. On estime que l’évaporation des fumées radioactives serait à l’origine de 240 cas de cancer. Selon des associations de défense de l’environnement, la centrale libérerait encore 8 millions de litres de déchets contaminés par jour, ce qui ferait de la mer d’Irlande la mer la plus radioactive du monde.

Hanford, aux États-Unis

C’est ici qu’a été entreposé le plutonium qui a servi à la fabrication de la toute première bombe atomique qui a explosé à Hiroshima, et aussi la seconde qui a éclaté à Nagasaki. Et l’activité atomique a continué durant une bonne partie de la guerre froide. Avec des millions de déchets toxiques et des centaines de mètres cubes d’eau contaminés dans la zone, c’est le lieu le plus radioactif des États-Unis. Le complexe de production nucléaire de Hanford a été construit en 1943 dans le cadre du projet Manhattan. Même si le gouvernement américain a fait de son mieux pour atténuer les effets négatifs en déclassant la centrale, la zone représente encore plus de 65 % des déchets hautement radioactifs du pays, tant sous forme solide que liquide.

La côte somalienneAu cours des années 1980, plusieurs entreprises suisses et italiennes, et même la mafia italienne, ont profité de la réglementation somalienne laxiste et ont secrètement déversé des déchets hospitaliers radioactifs, des déchets nucléaires et des métaux toxiques sur cette côte d’Afrique. L’effet de cette matière radioactive cause encore de nombreux cancers et de nombreuses malformations chez les nourrissons de la région.

Maïak, en Russie

La région de Maïak reste fermée au grand public. (Photo : Ecodefense/Heinrich Boell Stiftung Russia/Slapovskaya/Nikulina)

Le complexe radio-chimique Maïak au nord-est de la Russie a été le théâtre d’essais nucléaires durant des dizaines d’années. En 1957, une explosion a libéré plus de 100 tonnes de déchets radioactifs dans l’air. Le pire c’est que l’explosion a été gardée secrète jusque dans les années 1980 ! Au final, plus de 400 000 personnes ont été exposées aux radiations.

Fukushima, une catastrophe mais …

Fukushima, une catastrophe mais une apocalypse évitée

23.03.2018
Par Guillaume Erner

Fukushima : un procédé français de …

Fukushima : un procédé français de dépollution décontamination des terres expérimenté au Japon


Le CEA, Orano et Veolia ont expérimenté au Japon entre le 13 et le 17 novembre 2017 un procédé de décontamination de terres radioactives. Ces essais ont été réalisés au Japon sur plusieurs centaines de kilogrammes de terre de la région de Fukushima.

Publié le 22 mars 2018

​Dans la région de Fukushima, environ 22 millions de mètres cube de terre contaminés par la radioactivité ont été retirés de la surface des sols après l’accident de la centrale nucléaire dans le but de restaurer au plus vite l’accessibilité de la zone à ses habitants. Cette terre est entreposée dans de grands sacs appelés ‘big bags’ sur plusieurs sites dédiés. Les autorités japonaises cherchent les meilleures technologies pour supprimer ou réduire la présence d’éléments radioactifs dans les terres. Il s’agit de réduire le volume de ces déchets en concentrant la radioactivité essentiellement due au césium dans un faible volume et récupérer la partie décontaminée. La particularité du procédé proposé par le CEA, Orano et Veolia est de séparer directement les particules de terres contaminées par le césium radioactif des particules très peu ou pas contaminées.

Des technologies pour remédier à une pollution accidentelle

En France, les acteurs de ce projet, baptisé Demeterres (1), développent, depuis 2013, plusieurs technologies inédites de remédiation des sols et des effluents contaminés. Ces technologies, fondées sur des procédés biologiques ou physico-chimiques ont pour but de décontaminer les sols en utilisant des méthodes « éco-compatibles » en vue de les réhabiliter pour restaurer leur usage.

Une campagne d’essais réels au Japon

L’un des procédés physico-chimiques développés dans le cadre de ce projet par le CEA, Orano et Veolia, désigné « mousse de flottation », a été testé au Japon dans la semaine du 13 au 17 novembre 2017. Il consiste à faire mousser une suspension de terre dans une colonne de flottation. La terre contaminée est préalablement mise en suspension dans l’eau avec un produit moussant. Le mélange est injecté dans une colonne verticale dans laquelle on injecte ensuite des bulles d’air. Les particules d’argile chargées en césium sont entrainées à la surface par les bulles et forment une mousse qui s’accumule et est aspirée en tête de colonne. On récupère donc :

  • d’une part, dans la partie « mousse » en haut de la colonne, les fines particules contenant une forte proportion de la radioactivité,
  • d’autre part, en pied de colonne, la terre débarrassée des fines particules, donc d’une grande partie de la radioactivité.

Les essais de flottation, menés par les équipes CEA/Orano/Veolia françaises au Japon en novembre 2017 ont permis d’atteindre les objectifs fixés sur deux big bags. Il a été possible de récupérer 70 à 85 % de la masse initiale de terre dans laquelle il ne reste que 33 % à 50 % de la quantité de radioactivité initiale.
Cette terre a un niveau de radioactivité conforme au seuil de 8 kBq/kg fixé par la réglementation japonaise en vue d’une possible revalorisation.
Pour améliorer encore le rendement d’extraction du césium, des optimisations de la préparation de la terre (séchage, émiettage, prétamisage et dispersion dans l’eau) ont été proposées.

Perspectives

Si la technologie présentée est sélectionnée par les autorités japonaises, l’étape suivante consistera à la développer à plus grande échelle afin qu’elle puisse être mise en œuvre dans les communes japonaises hébergeant des centres de stockage.
Ce procédé a fait l’objet d’un brevet CEA exploité au niveau « pilote pré-industriel» par Orano et Veolia.

Du pilote à la démonstration in situ

  • 2016 : premier pilote en colonne (de 2 m de hauteur, 20 cm de diamètre) est testé en France, au CEA Marcoule, sur différentes terres non contaminées. Les paramètres : débit d’air, agent moussant, temps de résidence… ont été optimisés pour extraire un maximum de particules d’argile. Ces essais ont permis de recueillir des données utiles sur le fonctionnement du procédé.
  • Avril 2017 : la technologie est proposée, via une filiale japonaise d’Orano (Anadec), dans le cadre de l’appel à projets « Démonstration de nouvelles techniques de décontamination » du Ministry of Environment (MoE) japonais.
  • Juillet 2017 : la technologie est sélectionnée pour démonstration in situ, par les autorités japonaises, tout comme neuf autres technologies (sur 19 projets présentés). Ces démonstrations de technologies innovantes sont fondées sur des essais de fonctionnement de courte durée en environnement réel. Ils permettent, pour les acteurs locaux, d’enrichir l’éventail de possibilités pour décontaminer les sols.
  • Novembre 2017 : les essais de démonstration en présence de représentants du MoE ont été réalisés avec succès, du 13 au 17 novembre 2017, sur la commune d’Okuma qui héberge des centres de stockage de big-bags contenant des sols contaminés. Sur la plupart des terres testées, 70 à 80 % des fines particules préalablement libérées par l’agitation dans l’eau ont bien été séparées par flottation permettant la concentration volumique de la radioactivité d’un facteur 3 à 7.
(1) Développement de méthodes bio- et éco-technologiques pour la remédiation raisonnée des effluents et des sols en appui à une stratégie de réhabilitation agricole post-accidentelle

demeterrees-2.jpgPilote intégré de flottation par mousse particulaire, en phase de test au CEA Marcoule (France) © Sylvain Faure/CEA

demeterrees-1.jpgLa récolte de la mousse contenant le césium fixé sur les particules d’argile, lors de l’expérimentation au Japon © J-L Sida/CEA

Protéger les générations futures

Visite de la centrale nucléaire de Daiichi par les inspecteurs de l’AIEA. Fukushima, mai 2011. © TEPCO HANDOUT/EPA

NUCLEAIRE

Protéger les générations futures des menaces nucléaires et climatiques

OPINION. A l’âge de l’anthropocène, une nouvelle justice doit voir le jour, estiment trois spécialistes ayant participé à l’élaboration d’une déclaration sur les crimes transgénérationnels

L’accroissement des tensions nucléaires pose de graves problèmes juridiques. Les Etats-Unis peuvent-ils violer le traité nucléaire avec l’Iran? Quelle est la base légale des projets américains de développer l’arsenal nucléaire, alors que le traité de non-prolifération oblige à réduire et finalement à éliminer ces armes?

Un dilemme plus important se profile au sujet de la production et des essais des armes atomiques, ainsi que des menaces de les utiliser. Quelles seront les répercussions sur les droits humains des générations futures? Les mêmes questions se posent à propos du nucléaire civil, avec ses déchets hautement radioactifs, et de la déstabilisation du climat.

De tels crimes contre le futur peuvent-ils être considérés comme légaux? Comment respecter les droits des générations futures dans de telles circonstances? Trois symposiums internationaux, à Bâle, à Caen et à Prague, ont récemment abordé ces questions. La conférence de Bâle a produit une Déclaration sur les droits de l’homme et les crimes transgénérationnels résultant de l’usage militaire et civil de l’atome.

Tchernobyl et Fukushima

Protéger les générations futures était déjà une considération importante lorsque en 1996 la Cour internationale de justice déclara que la menace et l’usage d’armes atomiques étaient illégaux, vu l’impact durable et sans discrimination. Malgré la décision de la cour, la plupart des Etats nucléaires maintiennent une politique (illégale) de dissuasion nucléaire, avec l’option d’une première frappe préventive.

Quelque 2000 bombes atomiques ont explosé depuis 1945, libérant des millions de curies de radiation

Les lois en vigueur ne permettent pas d’assurer la protection des générations futures. Ces insuffisances ne sont pas acceptables. Quelque 2000 bombes atomiques ont explosé depuis 1945, libérant des millions de curies de radiation: les effets sur la santé humaine persisteront pendant des générations. La plupart des victimes vivent dans des régions reculées du Pacifique, les steppes du Kazakhstan, le Sahara. Elles sont oubliées.

Quelques efforts ont été faits. Ainsi le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires de 2017 exige que les victimes des essais atomiques soient assistées et que l’environnement soit rétabli. Mais ces dispositions ne sont pas applicables vu qu’aucun Etat en possession de l’arme nucléaire n’a signé le traité. Les centrales nucléaires menacent aussi la santé humaine. L’explosion de Tchernobyl a sévèrement contaminé la région et le continent européen. A Fukushima, de grandes quantités d’eau radioactive continuent de s’écouler dans le Pacifique. Certains isotopes ont des demi-vies de milliers d’années.

Ethique de l’anthropocène

Tout comme le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PDESC) affirme un droit à la santé, applicable en cas de contamination nucléaire. En pratique, ce droit n’est pas respecté. Ainsi le Japon, qui a ratifié le pacte et inscrit dans sa Constitution le principe du droit transgénérationnel, empêche les médias d’informer sur ce qui se passe à Fukushima et freine la recherche médicale. Le gouvernement japonais soutient que les faibles doses de radiation sont inoffensives, ce qui est indéfendable. L’exposition aux radiations peut provoquer des mutations qui se manifesteront après des générations. Dans sa gestion de Fukushima, le Japon ne respecte pas sa propre Constitution ni le PDESC.

Ne pas combattre effacement les changements climatiques est aussi un crime contre le futur. Les chances d’atteindre le but fixé à Paris, limiter le réchauffement à 2°C, s’éloignent depuis le retrait des Etats-Unis. Deux ans après l’Accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre continuent d’augmenter.

Peut-on considérer tout cela comme étant légal? Plus pour longtemps. Avec l’âge nucléaire, l’homme a acquis un pouvoir sans précédent sur la nature et toute forme de vie. De nombreux experts estiment qu’à l’ère de l’anthropocène de nouveaux codes éthiques sont nécessaires, en médecine comme en droit. Les effets transgénérationnels des catastrophes nucléaires et climatiques requièrent un changement de paradigme pour penser le futur. Il reste un long chemin à parcourir afin d’adapter le cadre légal actuel aux réalités des menaces nucléaires et climatiques.

Rencontre avec des familles rescapées de Fukushima

Drôme: rencontre avec des familles rescapées de Fukushima

Deux mères de famille japonaise en visite à la CRIIRAD- Valence Drôme le 19/03/2018 / © France 3 RADeux mères de famille japonaise en visite à la CRIIRAD- Valence Drôme le 19/03/2018 / © France 3 RA

 

Six ans après l’accident nucléaire du 11 mars 2011 à Fukushima, une délégation de trois familles japonaises accompagnées de leurs enfants, effectue une tournée en France pour témoigner de la situation critique des sinistrés nucléaires au Japon. Elle était à Valence ce lundi 19 mars.

Par Isabelle Gonzalez

L’accident nucléaire qui a sinistré en mars 2011 la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon est passé, en cette année 2018, à un état de crise chronique avec des fuites radioactives récurrentes. Alors que la contamination de l’environnement présente toujours des risques sanitaires très importants, sur de vastes territoires, la «politique du retour» décidée par le gouvernement et la fin de l’aide publique auprès des évacués, bouleversent la situation des personnes sinistrées.


C’est dans un tel contexte qu’une délégation de trois familles japonaises accompagnées de leurs enfants s’est rendue au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève pour faire reconnaître leur droit fondamental de vivre dans un environnement sain, exempt de radioactivité. Ces familles sont soutenues, dans leur démarche par l’Association Lyon-Japon NIHONJINKAI, la Bibliothèque Centre Ville de Grenoble, le Comité de l’Isère du Mouvement de la Paix, la CRIIRAD, l’Hôtel Novotel Lyon Confluence, la Réaction en Chaîne Humaine, le collectif Sortir du Nucléaire Isère et Stop Nucléaire 26-07.

Elle effectue ensuite une tournée en France pour témoigner sur la situation critique des sinistrés nucléaires au Japon. Elle était à Valence dans la Drôme ce lundi.

Drôme : A la rencontre de 3 familles japonaises rescapées de Fukushima
Le témoignages de trois mères japonaises à Valence aujourd’hui. Ce sont des rescapées de la catastrophe de Fukushima. Elles ont rencontré les responsables de la CRIIRAD. L’association veut les aider et apporter son expertise. Reportage de Daniel Pajonk et Stéphane Hyvon.

Catastrophe de Fukushima: sept ans après

Experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) en visite sur le site de Fukushima. Mai 2011.
© TEPCO HANDOUT

Catastrophe de Fukushima: sept ans après

OPINION. Chaque jour, 6000 liquidateurs travaillent sur le site afin de garder la maîtrise sur le plus grand accident nucléaire mondial, écrit le géo-économiste Laurent Horvath

Le 11 mars 2018, 7 bougies ont été soufflées sur le gâteau de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi, au Japon. Le démantèlement estimé à 620 milliards de dollars, qui devrait durer quarante ans, suit son bonhomme de chemin. L’opérateur TEPCO continue de refroidir avec de l’eau les 3 réacteurs dont le combustible a fondu (corium) et espère pouvoir le repérer grâce à des robots et un peu de chance. Chaque jour, 6000 liquidateurs travaillent sur le site afin de garder la maîtrise sur le plus grand accident nucléaire mondial.

Des policiers japonais en plein travail à Ukedo, à quelqus kilomètres au nord du site du TEPCO.KIMIMASA MAYAMA

Après le tsunami, les combustibles nucléaires des réacteurs 1, 2 et 3 avaient rapidement fondu. Depuis, les cuves de ces réacteurs doivent être refroidies en permanence pour éviter une surchauffe.

Robots bredouilles

TEPCO tente de localiser précisément le combustible fondu et les débris de combustible pour les extraire et rendre les réacteurs inoffensifs. Mais pour l’instant les robots et les caméras sont rentrés bredouille. Les magmas pourraient avoir traversé les dalles de confinement et se trouver sous la centrale. Ces opérations sont essentielles pour pouvoir sécuriser et stabiliser Fukushima.

1 million de mètres cubes d’eau radioactive sont stockés dans des milliers de cuves sur le site

Cela n’empêche pas TEPCO d’espérer pouvoir enlever le corium dans le réacteur 3 durant 2018. Sur ce réacteur, un toit a été spécialement installé pour limiter des fuites radioactives durant l’opération. Pour les réacteurs 1 et 2, cette opération ne devrait pas se réaliser avant 2023. Pour le réacteur 4, la construction d’un toit au-dessus de la piscine de stockage a été achevée fin février. Cela évitera les fuites de radioactivité pendant la manipulation de ces débris.

TEPCO utilise 100 tonnes d’eau par jour pour stabiliser la température des réacteurs et éviter un échauffement. Ainsi, 1 million de mètres cubes d’eau radioactive sont stockés dans des milliers de cuves sur le site. L’eau est en partie traitée, mais aucune solution n’a encore été trouvée pour éliminer l’un de ces éléments radioactifs: le tritium. In fine, une grande partie devrait être rejetée dans le Pacifique avec l’aval du gouvernement.

Des véhicules sont inspectés au checkpoint d’Okuma, près du site du TEPCO. KIMIMASA MAYAMA
Remise en service de 42 réacteurs

Depuis l’année dernière, un mur de glace souterrain est en place autour des bâtiments pour éviter que les eaux ne soient souillées au contact des installations. Pour limiter les fuites, un mur imperméabilisant est en place depuis 2016 du côté du Pacifique, tandis que le sol de la centrale a été presque entièrement bétonné. Cependant, l’ancien premier ministre, Naoto Kan, met en doute la pertinence de ce mur de froid.

Le gouvernement du premier ministre Abe souhaite remettre en service 42 réacteurs sur les 54 en fonctionnement avant le 11 mars 2011. Depuis, cinq réacteurs ont redémarré, et 19 autres sont dans les starting-blocks. Cependant, les coûts d’adaptation aux nouvelles normes de sécurité s’élèvent à près d’un milliard de dollars par réacteur et la relance nucléaire se heurte aux réticences des populations. Seulement 10% des habitants sont revenus vivre dans le secteur qui est toujours fortement irradié.

7 ans après à Fukushima

Fukushima 7 ans après

http://www.europe1.fr/emissions/les-reportages-des-carnets-du-monde/fukushima-7-ans-apres-3601571

Le 11 mars 2011, un tremblement de terre suivi d’un tsunami et d’un accident à la centrale nucléaire de Fukushima faisait 18.000 morts et disparus. Sept ans plus tard, retour à Fukushima où la vie reprend laborieusement ses droits dans certaines zones. Si les terres contaminées par les radiations ont poussé de nombreux habitants à refaire leur vie ailleurs, dans certaines villes, on commence à voir de nouveau bourgeonner l’activité humaine

Avec Bernard Delattre, correspondante à Tokyo, Japon.

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