"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Auteur/autrice : serge angeles

Fukushima : le mur de glace…

Fukushima : le mur de glace ne parvient pas à stopper l’eau radioactive

L’objectif de ce mur de glace est d’empêcher que l’eau souterraine ne se contamine en passant dans les bâtiments des réacteurs avant de finir dans la mer.[AFP]

Le mur de glace souterrain installé autour de la centrale nucléaire de Fukushima, afin d’éviter la contamination des flux d’eau, ne serait pas d’une efficacité redoutable.

Construite à la fin du mois d’août dernier, l’installation, coulée sur 1500 mètres de long et 30 mètres de profondeur, devait permettre de faire considérablement baisser la quantité d’eau traversant chaque jour les bâtiments contaminés, la faisant ainsi passer de 400 tonnes d’eau / jour à 100 tonnes / jour.

Or, selon les données communiquées par Tepco, les infiltrations sont encore trop importantes, 141 tonnes / jour ayant été enregistrées en moyenne depuis août. Le problème semble principalement trouver sa source dans la topographie particulière de Fukushima que dans la qualité de la construction de l’édifice.

«L’hydrologie du site est très variable, le débit d’eau est difficile à prédire», a expliqué Dale Klein, ex-président de l’US Nuclear Regulatory Commission et qui conseille Tepco. Ainsi, après le passage d’un typhonen octobre dernier, le débit est passé à 866 tonnes par jour.

L’objectif de ce mur de glace est d’empêcher que l’eau souterraine ne se contamine en passant dans les bâtiments des réacteurs avant de finir dans la mer. En appui de ce dispositif, Tepco a installé d’immenses cuves pour pomper et stocker l’eau contaminée, notamment au tritium, élément radioactif rejeté par les centrales nucléaires.

Fukushima: sept ans après

Fukushima: sept ans après la catastrophe, la reconstruction est loin d’être achevée

8 mars 2018
La tâche de reconstruction est immense : en 2011, 95.000 habitations ont été partiellement ou totalement démolies.La tâche de reconstruction est immense : en 2011, 95.000 habitations ont été partiellement ou totalement démolies. – © Bernard Delattre

 

Ce dimanche, le Japon commémorera la catastrophe de Fukushima. Le 11 mars 2011, 18.000 personnes ont perdu la vie dans le tremblement de terre puis le tsunami et l’accident nucléaire qui ont dévasté le Nord-Est de ce pays. Sept ans plus tard, le chantier de reconstruction de cette région est loin d’être achevé. La tâche est immense : à l’époque, 95.000 habitations ont été partiellement ou totalement démolies.

Il n’empêche, ça et là, petit à petit la vie reprend. Namie est une petite ville située à dix kilomètres de la centrale de Fukushima. En 2011, ses 21.000 habitants durent tous évacuer, les radiations la rendaient inhabitable. Mais, depuis l’an dernier, on peut de nouveau résider dans les quartiers qui ont été décontaminés. Petit à petit, les évacués y reviennent.

Relancer la région

Beaucoup, à midi, vont manger chez « Kitchen Grandma », un restaurant communautaire qui sert de la cuisine familiale et bon-marché. L’ouvrir alors que la ville compte encore peu d’habitants et donc de clients, ce n’était pas évident. « Personne n’osait se lancer, et j’ai fini par me dire que c’était à moi à y aller, raconte Rieko WatanabeJe touche une pension de retraite qui me suffit pour vivre. Donc je n’ai pas forcément besoin que cette affaire soit tout de suite rentable ou qu’elle rapporte beaucoup d’argent. Les jeunes finiront par revenir à Namié et, un jour, l’un d’eux reprendra ce restaurant. En attendant, c’est à nous, les seniors, de redonner un peu de vie à la ville et d’assurer la transition« .

 

Dans un tout autre domaine, Yoshinori Asao, en 2015, a ouvert un studio de création de films d’animation. « Il y a trois ans, pas grand-chose n’avait évolué à Fukushima. Les gens tardaient à y revenir vu la mauvaise image de la région depuis 2011. Je me suis dit qu’y créer un studio d’animation pourrait contribuer à changer cette image. Auprès des jeunes, notamment. Relancer une région, cela passe aussi par les arts et la culture; ce n’est pas seulement une question de routes à refaire ou de bâtiments à reconstruire… » Le studio a créé de l’emploi dans une région où le taux de chômage est dix fois plus élevé que la moyenne nationale.

Méfiance envers les produits de Fukushima

L’agriculture est un autre gros problème dans la région. Seule la moitié des terres agricoles dévastées en 2011 ont été remises en état. En plus, la rumeur prétend toujours que les produits de Fukushima sont contaminés. Ce qui est faux, cela énerve donc Yasuhiko Niida qui produit du saké à base de riz bio. « La catastrophe a fait chuter nos ventes de 20%. Sept ans après, elles ne sont toujours pas remontées au niveau d’avant 2011. Pourtant, la centrale nucléaire étant à 60 kilomètres d’ici, à l’époque, on a subi très peu de retombées. Mais bon, il faut du temps pour venir à bout des ragots… Qu’importe: cette entreprise existe depuis plus de 300 ans donc, si elle doit se battre encore pendant 100 ans pour y parvenir, elle le fera!« .

 

Hiroshi Motoki fait preuve du même volontarisme : il vend 1400 tonnes de tomates par an. « Selon les sondages, 20% des Japonais se méfient des produits de Fukushima, qu’ils croient toujours contaminés. Mais c’est de l’histoire ancienne! Donc moi, j’essaie de motiver le consommateur en lui disant qu’en achetant nos tomates, il aide les petits agriculteurs locaux et, en plus, il soutient un mode de culture qui donne de bons produits parce qu’il respecte l’environnement« .

Malgré ces entrepreneurs motivés, la reconstruction de la région prendra encore des années.

Fukushima : le prêtre qui ne veut pas…

Fukushima : le prêtre qui ne veut pas abandonner son temple dans une forêt contaminée

par francetvinfo

Fukushima: un million de tonnes d’eau radioactive

Le Japon ne sait pas quoi faire d’un million de tonnes d’eau radioactive

Quelques conteneurs remplis d’eau radioactive à Fukushima.[BEHROUZ MEHRI / AFP]

Sept ans après le drame de Fukushima, le Japon n’a toujours pas trouvé de solution durable pour sécuriser la zone, et ne sait que faire des tonnes d’eau radioactive accumulées.

La Tokyo Electric Power Company, qui exploite le site de la centrale nucléaire de Fukushima, a déclaré au média américain ABC avoir réussi à stabiliser la quantité d’eau contaminée s’infiltrant dans les réacteurs. La compagnie devait, les premiers mois, récupérer 400 tonnes d’eau contaminée par jour «mais ce chiffre est descendu à environ 100 tonnes par jour», déclare Naohiro Masuda, chef du service de démantèlement de TEPCO.

Cette eau radioactive est ensuite stockée dans d’énormes réservoirs, et, même si la quantité à traiter diminue chaque jour, au total, un million de tonne d’eau contaminée par le nucléaire se retrouve sur les bras du Japon.

D’après les informations d’ABC, le gouvernement pense à décontaminer l’eau avant de la rejeter progressivement dans l’océan. Un certain traitement pourrait retirer tous les éléments radioactifs de l’eau, excepté le tritium, mais les autorités assurent qu’il ne s’agit pas d’un élément dangereux en petites quantités. Les pêcheurs locaux se sont élevés contre cette annonce, ayant notamment peur pour la qualité et la valeur de leur marchandise si cette solution était choisie.

Depuis la catastrophe de Fukushima, le 11 mars 2011, le Japon a réussi à limiter les dégâts sans toutefois résoudre les problèmes de pollution au nucléaire. D’après Greenpeace, le niveau de radioactivité dans cette région reste, aujourd’hui, trois fois supérieur aux ambitions du gouvernement.

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