Les cérémonies d’accueil par les municipalités seront annulées. [SUSA / Icon Sport]
Des modifications à venir. En raison du coronavirus, les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont décidé mardi de réduire l’ampleur des festivités entourant le relais de la flamme olympique, dont le départ est prévu le 26 mars dans la région de Fukushima.
Si le parcours à travers toutes les régions du Japon reste inchangé et les spectateurs pourront assister au relais, les cérémonies d’arrivée et de départ à chaque étape seront fermées au public, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.
Le «grand départ» du relais depuis la région de Fukushima (nord-est) se fera sans spectateurs, «pour éviter de propager les infections», a annoncé à la presse le directeur exécutif du comité d’organisation de Tokyo 2020, Toshiro Muto.
LA TEMPÉRATURE DES RELAYEURS MESURÉE
L’itinéraire à travers toutes les régions du Japon reste inchangé et les spectateurs pourront assister au relais le long du parcours. Mais les cérémonies de départ et d’arrivée à chaque étape seront fermées au public, ont précisé les organisateurs dans un communiqué. Les cérémonies d’accueil par les municipalités seront annulées.
Les organisateurs demandent par ailleurs à tout spectateur ne se sentant pas bien de ne pas regarder le relais depuis le bord de la route. La température des relayeurs sera mesurée et ceux ayant de la fièvre seront empêchés de courir.
Ces décisions interviennent dans un contexte de doutes grandissants sur l’opportunité de maintenir les Jeux olympiques de Tokyo cet été, alors que quantité de compétitions sportives ont été annulées à travers le monde, ainsi que des épreuves de qualification pour les Jeux en raison de la pandémie de coronavirus.
La reconstruction de la zone d’évacuation autour de la centrale endommagée de Fukushima récemment rouverte à l’habitat pourrait-elle être fragilisée par le covid-19 ?
Cet article de Cécile Asanuma-Brice, chercheuse en sociologie/géographie urbaine, a été publié le 10/03/2020 sur le site Japosphère.
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La reconstruction de la zone d’évacuation autour de la centrale endommagée de Fukushima récemment rouverte à l’habitat pourrait-elle être fragilisée par le covid-19 ?
Posé sur la boîte à gants de la voiture, le compteur Geiger s’affole. Ses vibrations se font de plus en plus bruyantes pour afficher des niveaux entre 2 et 3 microsievert/h. Nous sommes sur la route 6 qui traverse le département de Fukushima du nord au sud. Cette départementale a été rouverte le 31 janvier 2020 à une circulation limitée aux 4 roues, en raison des trop forts taux de radioactivité. Elle a la spécificité de passer à quelques kilomètres seulement de la centrale de Fukushima. Sur la chaussée à droite, comme sur celle de gauche, les entrées de vastes demeures embroussaillées par des années d’abandon sont closes par des grillages qui spécifient l’interdiction de s’arrêter. Sur le bord de route, des panneaux nous indiquent le niveau de radiation auquel nous sommes exposés : entre 0.5 et 2.5 microsievert/h. La fourchette est large, mais reste bien au- dessus du niveau naturel qui était à 0,04 microsievert/h avant l’accident.
La terre des ancêtres transportée dans des entrepôts
Une fois passée la zone d’habitation, tout est en travaux. Un nouveau tronçon de route est en construction. Nous sommes précédés par des camions, dont le chargement est recouvert d’une bâche verte, qui acheminent la terre contaminée de tout le département vers des centres d’entreposage. Les mots de Eikô Kannô, une octogénaire revenue vivre il y a quelques mois dans son village d’Iitate, me reviennent à l’esprit : « toute cette terre contaminée entreposée dans ces sacs, c’est une terre dont on a pris soin, que l’on a cultivée avec amour. Elle est animée par les esprits comme le reste du vivant. Or, ils la déplacent comme s’il s’agissait d’une chose ».
Nous entreprenons de les doubler pour nous apercevoir que des dizaines de camions défilent les uns après les autres. Cette valse incessante des véhicules de chantier a pris un rythme effréné dans la région, avec l’approche des Jeux Olympiques. Dès la décision de l’accueil des JO par le Japon en 2013, une vaste politique de communication afin d’inciter les populations au retour à vivre dans les zones inégalement contaminées avait été lancée. Entre autres mesures : la suspension des aides au refuge, la réouverture d’une partie de la zone d’évacuation et l’épandage de la terre contaminée en deçà de 8000 Bq/kg. Bien que freinés par les forts typhons d’octobre dernier, les travaux ont repris de plus belle dès le début d’année.
Au plan national comme au plan international, la reconstruction, un enjeu de taille
Car l’enjeu est de taille : il s’agit, pour le Japon, de démontrer qu’il a réussi à surpasser l’accident nucléaire de mars 2011 qui avait généré l’évacuation de 160.000 habitants du département de Fukushima. Pour l’industrie nucléaire mondiale, l’occasion est donnée de montrer que l’on peut être « résilient » à un accident nucléaire. Aussi, si l’Etat japonais décide en dernière instance des travaux effectués, les organismes internationaux de gestion du nucléaire (AIEA, UNSCEAR, WHO, ICRP…) n’ont eu de cesse d’organiser des conférences régulières dans le département depuis l’accident, ayant pour principal message : la volonté d’apprendre aux habitants à gérer la contamination qui désormais devrait faire partie de leur quotidien en lieu et place de refuges trop dispendieux aux yeux des autorités. C’est ce qui a été désigné comme les potentialités données par « la résilience », bien qu’il ne s’agisse pas ici de résilience psychologique, mais bien d’une attente d’adaptation physique à la situation radiologique dans un environnement encore irrégulièrement contaminé.
Afin de rouvrir la zone d’évacuation progressivement, le gouvernement japonais a déployé une politique de décontamination comme il n’en n’avait encore jamais été réalisé au monde. Si les diverses méthodes utilisées fonctionnent sur des parcelles précises, elles sont inapplicables aux forêts qui composent les trois quarts du territoire. Malgré cela, les 1150 km2 qui représentaient la zone d’évacuation autour de la centrale ont été réduits à 340 km2 selon les données du MEXT d’avril 2019[1]. En outre, le budget de la reconstruction associé à celui de la politique de décontamination ont atteint des sommes pharaoniques, pour des conséquences finalement très limitées : la très grande majorité de la population n’ayant pas l’intention de revenir vivre dans les communes rouvertes, selon les multiples sondages effectués par diverses institutions dont TEPCO.
Le musée de TEPCO : de la catastrophe nucléaire au démantèlement des territoires
Nous arrivons sur le parking du TEPCO Decommissioning Archive Center ouvert à Tomioka au début de cette année. Le compteur Geiger affiche 1.16 microsievert/h. A 10 km de la centrale, la ville de Tomioka a été sévèrement touchée à la fois par le tsunami, le tremblement de terre et la catastrophe nucléaire. Restés longtemps inhabités, les environs de la gare ont été totalement détruits et sont aujourd’hui en travaux. Le bâtiment dans lequel TEPCO a installé sa nouvelle devanture est celui dans lequel se trouvait un musée du nucléaire avant l’accident. Nous sommes accueillis par des employés en costume, qui, dès les salutations passées, s’excusent d’avoir causé une telle catastrophe. Un peu décontenancés, nous sommes guidés vers des films documentaires. Via des projections faites sur des maquettes virtuelles en 3D, ils retracent l’accident, analysent les dysfonctionnements émaillant les prises de décision durant la période de crise. Toutes les conséquences techniques sont détaillées avec précision.
Si chaque vidéo commence par des excuses, elles ont toutes pour objet de montrer que les erreurs ont bien été saisies et qu’on en a tiré toutes les leçons pour aborder l’avenir avec sérénité. Preuve en est : les trois stations de train des trois communes, adjacentes à la centrale, seront remises en activité le mois prochain ! Les communes n’étant, elles, que partiellement rouvertes à l’habitat en raison de taux de radiation encore trop élevés et les habitants quasi absents, ces trois stations de train seront les trois premières stations entièrement automatisées du Japon, les taux présents ne permettant pas une activité humaine permanente sur place [2].
Jeux olympiques contre Coronavirus : Quand un virus ébranle l’élan de la reconstruction
Désormais armé pour appareiller ce nouvel avenir radieux, le gouvernement japonais prévoit parallèlement le démarrage du relais de la flamme olympique dans cette zone évacuée, partiellement rouverte à la population autour de la centrale de Fukushima Daiichi. Il réalise ainsi d’une pierre deux coups : banaliser le désastre tout en médiatisant cette banalisation. Afin de limiter la contamination des athlètes, il est prévu de leur faire parcourir de courtes distances dans l’ensemble de ces communes dont le niveau de contamination n’est toujours pas stabilisé [3].
Ces bribes de parcours commenceront par la traversée du J-Village, le 26 mars prochain. J-Village est un stade à 35 km au sud de la centrale, qui avait été réquisitionné pour servir de Quartier Général aux 4000 ouvriers travaillant quotidiennement sur le site de la centrale endommagée. Depuis l’année passée, ces ouvriers sont désormais rapatriés sur le site de la centrale-même. Après plusieurs campagnes de décontamination, le stade comprend néanmoins encore des hot spots qui font régulièrement la une des journaux japonais. Le 28 février, la chaîne nationale NHK annonce une réduction de l’événement qui devait accueillir 3000 personnes, à 1000 personnes, en raison des restrictions imposées par le coronavirus [4].
Le coronavirus aura-t-il raison de la reconstruction ?
Car c’est au cœur de ces tensions, amplifiées par la décision de rejeter les eaux contaminées stockées autour de la centrale nucléaire à la mer, affaire qui oppose les syndicats des pêcheurs de Fukushima à l’AIEA[5], que le Coronavirus fait son entrée en scène venant fragiliser un peu plus l’élan donné par l’accueil des JO en vue de la reconstruction. Le 29 février, lors d’une conférence de presse, le premier ministre japonais, Shinzo Abe, s’adresse à ses citoyens concernant les mesures prises pour tenter d’enrayer la pandémie de covid-19, avec un vocable proche de celui utilisé lors de la catastrophe de Fukushima : il faudrait se battre contre un ennemi invisible, dont on ne connaît pas les conséquences. Là encore, les tests sont réduits et les critiques contre la gestion faite par le gouvernement japonais montent, accusant une politique dissimulant les conséquences sanitaires réelles. Dans son discours, le premier ministre Abe spécifie qu’il est fondamental d’éviter la contamination de masse et que tous les évènements sportifs et culturels devront être reportés, d’autant que « des cas de contamination ont été prouvés lors de manifestations sportives ». Alors qu’un journaliste du journal Asahi, l’un des principaux journaux du pays, s’inquiète de ce qu’il adviendra des JO, Abe Shinzo emploie le vocabulaire qui lui avait pourtant été tant reproché durant la gestion de la crise nucléaire « nous nous préparons minutieusement, afin que des rencontres sûres et sécures puissent être organisées ».
Malgré les volontés nationales et internationales, le coronavirus, en ce qu’il remet en cause l’organisation des JO, arrive à un moment clef du processus de reconstruction. Le 9 mars, le premier ministre japonais, Shinzô Abe, s’est rendu dans les communes récemment rouvertes de la zone d’évacuation à Fukushima pour y lancer un appel national fortement médiatisé, afin que la population revienne habiter dans ces villages, martelant l’élan lancé par les prochains JO. Au delà du coût qu’engendrerait l’annulation des JO, elle fait office de chiffon noir dans l’esprit nippon, remémorant la première annulation motivée par le début de la seconde guerre mondiale. Aussi, si les jeux olympiques japonais venaient à être annulés, il est fort à craindre que le COVID-19 ait raison de ce géant aux pieds d’argile qu’est la reconstruction tant décriée d’un territoire encore instable.
[5]L’International Atomic Energy Agency a exhorté par 4 fois le gouvernement japonais de rejeter les eaux en mer. Une dernière visite auprès du 1erministre japonais Shinzo Abe du PDG de l’AIEA, M. Grossi, a eu lieu le 27 février 2020. cf. : https://www.jaif.or.jp/en/
Le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima (Japon) était détruite par un tsunami. Neuf ans après, la zone d’exclusion reste interdite aux civils en raison de fort taux de radioactivité.
Revenant au port plein de poissons, un bateau de pêche japonais atteste d’une bonne session de travail. Cependant, toute sa cargaison peut potentiellement finir à la poubelle. Et pour cause, il s’agit de poissons pêchés à Fukushima (Japon), neuf ans après la catastrophe naturelle qui a entraîné la destruction d’une centrale nucléaire. « Pour que notre poisson soit considéré comme comestible, il faut parfois passer parfois 10 ou 20 fois au contrôle sanitaire, et cela, c’est toujours les jours. J’ai perdu 70% de mon chiffre d’affaires depuis l’accident« , indique Masahito Ishibashi, pêcheur.
370 kilomètres carrés interdits au public
Dans la région de Fukushima, le tsunami a rasé des habitations, sur des dizaines de kilomètres. Seuls subsistent les bâtiments déserts, abandonnés en catastrophe par les habitants. Neuf ans après la catastrophe nucléaire, certaines zones sont toujours contaminées et interdites d’accès. 370 kilomètres carrés, un périmètre que l’on appelle la zone d’exclusion, est considéré comme trop dangereux par les autorités japonaises.
Un dernier conseil municipal mené par Alain CHAPLOT, maire sortant de L’Isle sur Serein,
C’est en effet le dernier conseil municipal que le maire sortant Alain Chaplot a présidé ce mercredi 11 mars 2020.
Après deux mandats, le maire sortant n’a pas souhaité se représenter et laisse donc son siège à une nouvelle équipe. Ce dernier conseil avait principalement pour objet de clôturer les comptes administratifs et gestions 2019.
Le budjet primitif 2020 a également été soumis à délibération avec réserve de l’aval de la trésorerie au 11/03/2020
Également présent à l’ordre du jour, « La Grange Moselle ». Pour mémoire, cette grange située Place de la Fontaine, avait été acquise en 2015 avec l’intention de re-dynamisez cette dite place en y installant une activité commerciale ou autre.
Ce projet d’ayant pas aboutit, ce lieu avait fait l’objet récemment de deux demandes de rachat, sans succès. Une troisième demande a été présentée au conseil ce soir du 11 mars 2020, qui s’est soldé par le même rejet.
Le maire souhaite en effet que ce lieu suive sa même ligne de pensée, à savoir une destination commerciale ou artisanale plutôt qu’un dépôt de véhicule ou autre comme comme l’envisagerait chacune des trois personnes intéressées
Ce conseil s’est terminé sur le verre de l’amitié en présence et avec le public venu assister à ce dernier conseil du maire Alain Chaplot
Coronavirus: le Japon annule la cérémonie du souvenir du tsunami de 2011
AFP
Publié le – Mis à jour le
Le Japon annule cette année pour cause d’épidémie de coronavirus l’hommage national aux victimes du tremblement de terre et du gigantesque tsunami survenus le 11 mars 2011, ont annoncé vendredi des responsables officiels.
Ces huit dernières années, le Premier ministre, des membres de la famille impériale, des parlementaires, des diplomates et représentants des médias avaient participé chaque 11 mars à cette cérémonie du souvenir, aux côtés de familles endeuillées par la catastrophe.
Cette décision a été annoncée au lendemain de la confirmation du report de la visite d’Etat au Japon du président chinois Xi Jinping, qui était initialement prévue ce printemps. Tokyo a aussi annoncé la mise en quarantaine à compter de lundi prochain de tous les voyageurs en provenance de Chine et de Corée du Sud.
« Nous avons recherché jusqu’au dernier moment des moyens de maintenir cette cérémonie, par exemple en en réduisant l’ampleur », a dit vendredi à la presse le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga.
« Néanmoins, étant donné la situation actuelle, c’est maintenant qu’il nous faut tout faire pour éviter la propagation de la maladie et c’est avec un sincère regret que je vous annonce que le conseil des ministres a décidé de renoncer à l’organisation de cette cérémonie de commémoration », a-t-il déclaré.
Une minute de silence sera observée mercredi à 14H46 (05H46 GMT), au moment précis où, le 11 mars 2011, se produisit un terrible séisme sous-marin au large du nord-est du Japon, d’une magnitude 9 sur l’échelle de Richter.
Ce tremblement de terre a été suivi d’un tsunami meurtrier qui a à son tour inondé une partie de la centrale de Fukushima, provoquant la pire catastrophe nucléaire de l’histoire depuis celle de Tchernobyl en URSS en avril 1986.
Plus de 18.500 personnes ont été tuées ou sont toujours portées disparues à la suite du séisme et du tsunami.
Aucun décès directement provoqué par l’accident nucléaire n’a été répertorié. Cependant plus de 3.700 personnes, pour la plupart de la région de Fukushima, sont décédées de maladies aggravées par leur traumatisme psychologique, ou par suicide à la suite du désastre. Des dizaines de milliers de personnes évacuées n’ont toujours pas regagné leurs foyers
Coronavirus : le parcours de la flamme olympique sous haute surveillance
Alors que la flamme olympique doit être rallumée le 12 mars dans la cité antique d’Olympie, les organisateurs ont déjà annoncé des mesures pour limiter les festivités en Grèce.
A l’heure actuelle, aucun report ou annulation des JO de Tokyo n’est à l’étude. REUTERS/Stoyan Nenov
Le 5 mars 2020 à 16h23
La Grèce a interdit ce jeudi tout rassemblement public dans trois régions de l’Ouest du pays dont Elis où se situe Olympie. Or, le 12 mars, la flamme olympique doit être allumée dans la cité antique. Face à cette annonce de fermer les écoles, les universités et « la suspension de tout rassemblement de masse » jusqu’au 6 mars, le comité olympique grec (HOC) a indiqué qu’il réduirait les accréditations « à celles absolument nécessaires » et qu’il limiterait les festivités et soirées de gala.
Ainsi, le HOC, qui travaille en étroite collaboration avec les autorités sanitaires nationales, tiendra des réunions pour réévaluer la situation tous les deux jours. Le HOC a également précisé qu’il n’accepterait pas les spectateurs pour la répétition finale, le 11 mars. La flamme sera remise aux responsables de l’organisation de Tokyo, le 19 mars.
À ce jour, le CIO (Comité international olympique) n’a évoqué « ni une annulation ni un report » des Jeux olympiques de Tokyo 2020 (24 juillet-9 août) en pleine crise du coronavirus. Le traditionnel parcours de la torche dans le pays hôte, qui doit débuter le 26 mars de Fukushima pour un relais à travers tout le Japon, se fera néanmoins sous haute surveillance.
Un nombre de spectateurs limités
« Le Comité organisateur prendra toutes les mesures nécessaires et appropriées pour prévenir la propagation de l’infection parmi les coureurs, les spectateurs et l’équipe technique », comme la limitation du nombre de spectateurs, ont déclaré dans un communiqué les organisateurs.
Parmi les villes traversées, celle de Futaba, une des deux sur lesquelles se trouve la centrale dévastée de Fukushima. « En plus de susciter l’enthousiasme à travers le pays à l’approche de Tokyo 2020 et de promouvoir les valeurs olympiques, le périple de la flamme a pour but d’exprimer la solidarité de tous envers les régions qui se remettent encore du tremblement de terre et du tsunami de 2011 », avaient déclaré en février les organisateurs.
Le gouvernement japonais s’appuie régulièrement sur les Jeux olympiques pour afficher les progrès de la reconstruction de la région de Fukushima. Il prévoit symboliquement de faire partir la flamme depuis le « J-Village », un complexe sportif situé à une vingtaine de kilomètres de la centrale.
Fukushima: ordre d’évacuation levé pour un quartier d’une ville de la région
Le Japon a levé mercredi l’ordre d’évacuation pour une partie de la commune de Futaba, une des deux villes sur lesquelles se trouve la centrale dévastée de Fukushima, avant le passage prochain de la flamme olympique.Cette mesure, qui concerne une partie du nord de cette localité, va permettre aux ouvriers affairés à la reconstruction de la région et à d’autres tâches de séjourner dans le quartier de la gare principale.Mais les habitants, eux, ne pourront revenir immédiatement en raison d’une insuffisance d’infrastructures, notamment pour la distribution d’eau, a précisé une responsable de la ville. »Notre objectif est un retour des résidents à partir du printemps 2022″, a-t-elle ajouté.Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo 2020 ont placé Futaba sur le trajet du relais de la flamme olympique qui doit commencer le 26 mars au Japon. »En plus de susciter l’enthousiasme à travers le pays à l’approche de Tokyo 2020 et de promouvoir les valeurs olympiques, le périple de la flamme a pour but d’exprimer la solidarité de tous envers les régions qui se remettent encore du tremblement de terre et du tsunami de 2011″, avaient déclaré en février les organisateurs.Le gouvernement japonais s’appuie régulièrement sur les Jeux olympiques pour afficher les progrès de la reconstruction de la région de Fukushima.Il prévoit symboliquement de faire partir la flamme depuis le « J-Village », un complexe sportif situé à une vingtaine de kilomètres de la centrale gravement endommagée, et qui a longtemps servi de centre opérationnel pour les travaux de lutte contre les conséquences de la catastrophe nucléaire.La population de Futaba était de 7.000 habitants avant le très puissant séisme sous-marin du 11 mars 2011, qui a déclenché un gigantesque tsunami, lequel a frappé la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, en rompant son alimentation électrique de secours et son système de refroidissement.La catastrophe nucléaire de Fukushima, la pire de l’histoire après celle de Tchernobyl en URSS en 1986, n’a tué personne directement. Mais quelque 470.000 personnes ont dû évacuer leurs domiciles au cours des premiers jours dans la zone.Au total le tremblement de terre et le tsunami ont fait près de 18.500 morts et disparus.
Face à l’épidémie de coronavirus qui se propage au Japon, notamment dans la région de Tokyo, Nagoya et Hokkaidô, le Premier ministre a demandé la fermeture de toutes les écoles primaires, collèges et lycées publics jusqu’à la fin mars.
Au 28 février à 10 h 30 (heure locale), le bilan de l’épidémie de coronavirus au Japon fait état de 200 personnes infectées, auquel il faut ajouter 709 passagers et membres d’équipage qui ont été contaminés à bord du paquebot Diamond Princess. Au total, 8 personnes sont décédées, dont 4 qui étaient sur le bateau.
Une femme de 40 ans, guide touristique dans la préfecture d’Osaka pour des visiteurs chinois, avait une première fois été infectée au coronavirus. Bien qu’elle ait été testée négative après son rétablissement, elle a de nouveau été testée positive le 26 février.
Certains personnes touchées par l’agent pathogène ne présentent également aucun symptôme, ce qui rend l’épidémie difficile à contrôler.
Pour ralentir autant que possible la propagation du virus et protéger les habitants, notamment dans les régions les plus touchées comme celle de Tokyo, Nagoya ou Hokkaidô, le Premier ministre Abe Shinzô a demandé la fermeture temporaire de toutes les écoles, collèges et lycées publics du Japon à partir du 2 mars jusqu’au début des vacances de printemps (aux alentours du 20 mars).
Nombre de personnes contaminées au coronavirus (par préfecture, au 28 février à 10 h 30 heure locale)
Préfecture
Nombre
Hokkaidô
54
Tochigi
1
Saitama
1
Chiba
13
Tokyo
36
Kanagawa
21
Nagano
2
Ishikawa
5
Aichi
27
Gifu
2
Mie
1
Kyoto
2
Osaka
2
Nara
1
Wakayama
13
Tokushima
1
Fukuoka
2
Kumamoto
5
Okinawa
3
Tableau établi par Nippon.com selon les données des municipalités. Dans certains cas, les chiffres peuvent être différents de ceux du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, car les normes des localités ne sont pas les mêmes. 8 personnes employés des autorités publiques ne sont pas comptés dans le tableau.
(Photo de titre : le coronavirus isolé, vu au microscope électronique. Photo avec l’aimable autorisation de l’Institut national de recherche des maladies infectieuses au Japon)