"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Mois : mars 2026

Dis-moi de quoi tu a besoin…

… Et comment t’en passer

Déclaration d’Emmanuel Macron sur France-Inter :  » Si les Français ne peuvent plus aller travailler à cause du prix du carburant, il faudrait remettre en place le télétravail… ».

 
Ils sont forts.Très forts. Très très FORTS !
Le carburant flambe, il fait des pointes comme un dealer en fin de mois, et eux, tranquillement, ils te regardent droit dans les yeux et te sortent :
“Faites du télétravail et faites pas chier.”
Le gars qui te dit ça brûle plus de kérosène en une matinée que toi en une année MAIS BON vu qu’on vit dans un monde d’une logique implacable…
Télétravail. Ah ben oui. Évidemment. Fallait y penser.
Donc le problème, c’est pas que le litre tape les 2 balles 50. Non non.
Le problème, c’est que t’as encore l’audace de te déplacer prolo !
On va bientôt te facturer l’envie de bouger, comme un supplément bagage chez Ryanair tu VAS PLUS RIEN COMPRENDRE…
On vit une époque formidable. FORMIDABLE. Le prix monte, et c’est toi qu’on descend.
Un peu comme ces restaurants où la note augmente mais les portions disparaissent. Avant, quand un produit devenait trop cher, on cherchait à faire baisser le prix. Maintenant, on t’explique comment t’en passer.
C’est Marx qui doit danser la polka dans son caveau !
 
Prochaine étape :
“Si vous ne pouvez plus vous chauffer, pensez à vibrer intérieurement.”
Ou MIEUX: Pense à te frictionner avec tes factures, frotte bien, ça chauffe autant et ça pique pareil. Parce que c’est ça leur logique. Une logique de comptable sous Xanax: on ne règle pas les problèmes, on les contourne… en supprimant les gens dedans. MAGIQUE.
Comme si pour régler les embouteillages, on supprimait les voitures… mais en gardant les péages.
 
Le maçon ? Télétravail. Il fait les fondations en Wi-Fi. C’est pas comme ça qu’ils ont fait les pyramides en Égypte P’TAIN ?! Il te monte un mur en PDF avec option pièce jointe et béton compressé en .zip. GÉNIE !
 
Le routier ? Télétravail. Il livre en visio. “Votre colis est en cours de téléchargement, merci de patienter sur l’aire de repos virtuelle.” GÉNIE !
 
L’ouvrier ? Télétravail.
Il serre des boulons sur Excel. Ctrl + S pour sécuriser la vis, Ctrl + Z si la clé ripe. GÉNIE !
 
L’infirmière ?
Télétravail. Elle envoie les piqûres en recommandé avec accusé de réception.
“Merci d’ouvrir le vaccin avec Adobe Reader.” GÉNIE !
 
L’ASH à domicile ? Télétravail. Elle met une caméra chez les vieux et les drive à distance. Désinfection en visio. Chiffon en pièce jointe. GÉNIE.
 
Le serveur ? Télétravail.
Il t’envoie ton café en JPEG et te demande si tu le veux allongé en conf-call.
GÉNIE.
 
Le coiffeur ? Télétravail. Il te fait un dégradé via filtre Instagram, avec option coupe mulet en réalité augmentée. GÉNIE.
 
Le pompier ? Télétravail. Il souffle sur les flammes via micro, “désolé on a une légère latence”. GÉNIE.
 
Le garagiste ? Télétravail. Il change ta courroie en tutoriel YouTube et te facture le lien. GÉNIE.
 
Le boulanger ? Télétravail.
Il t’envoie la baguette en NFT, croustillante mais uniquement sur écran. GÉNIE.
 
On est pas loin de voir un chirurgien opérer sur Teams avec une souris Logitech et un clavier claqué. “Scalpel… ah non pardon, j’ai un bug, ça a coupé, reconnectez-vous BORDEL ! « .
 
Et puis j’adore le discours moral derrière toute cette soupe:
“ Faites un effort merde quoi, c’est la War quand même hein ! « . Toujours les mêmes qui doivent faire des efforts. Les mêmes qui comptent les centimes à la pompe pendant que d’autres comptent les millions à la virgule près.
Les mêmes à qui on demande de serrer la ceinture pendant que d’autres changent de Smokard Armani à six smics pièce ! On te parle de sobriété Mais jamais de modération chez ceux qui encaissent. La sobriété pour les uns, le champagne 12 ans d’âge pour les autres, chacun son régime. On te parle d’écologie… Mais surtout d’écologie du pauvre.
Une écologie où ton geste compte… surtout quand il compense celui des autres. Une écologie où toi tu dois couper, réduire, limiter… pendant que les décisions, elles, continuent de rouler plein pot. Les gars font dix fois le tour du Monde dans la semaine mais c’est toi avec ta Clio 2 et tes 5 bornes pour aller trimer qui flingue la couche d’Ozone et qui bute les ours polaires sur la Banquise. FOR CHHHHUUUURE ! Comme un régime imposé au passager pendant que le chauffeur s’enfile le buffet.
C’est plus de la gestion, c’est du bricolage émotionnel. Du scotch sur une fuite nucléaire. On te transforme en solution pour éviter de traiter le problème. T’es plus un citoyen, t’es devenu un citron. Un citron qu’on presse de toutes ses forces. Et le plus beau dans tout ça ? C’est que c’est présenté comme du bon sens. Comme si c’était aussi évident que de payer plus pour avoir moins. Comme si demain, on allait te dire : “Si vous ne pouvez plus faire vos courses… essayez de moins manger.” “Si votre loyer augmente… essayez de dormir moins souvent chez vous.” “Si votre voiture consomme trop… marchez plus vite.” On déplace le curseur doucement. Toujours doucement. Comme une anesthésie mal dosée. Tu sens encore la douleur, mais on t’explique que c’est pour ton bien. Qu’il faut du temps. Eux, ils ont tout le temps qu’il faut mais NOUS… Et toi, au milieu de tout ça, tu continues. Tu bosses. Tu payes. Tu ajustes. Tu deviens expert en système D, Doctorant en débrouille-de-la-démerde, Major de promo en “ oh, on fera  avec ! ”. Parce que t’as pas le choix. Et eux, ils appellent ça une solution. Bizarre comme c’est BIZARRE. Non. Ça, c’est pas une solution. C’est un aveu. Un aveu qu’ils préfèrent adapter ta vie… plutôt que de corriger leurs décisions économiques qui nous tuent à petit feu. Un peu comme repeindre une fissure au lieu de réparer le mur. Et le pire, c’est que ça tient. Ça tient parce que c’est dit calmement. Parce que c’est emballé proprement. Parce que c’est servi avec des mots polis. Du velours sur une claque. Mais au fond, le message est simple : “Démerde-toi.”
 
Alors oui… fais du télétravail. Reste chez toi. Consomme moins. Bouge moins. Respire moins tant qu’on y est. Oublie de respirer même ça rendra service. Et pense à sourire, ça ne consomme pas encore de carburant. Hein. Sois poli et ferme la. MERCI t’es sympa. Et surtout… pose pas trop de questions. Parce qu’à force de t’expliquer que la solution, c’est de disparaître un peu…un jour, ils vont finir par comprendre que le vrai problème, c’est pas que tu consommes trop…c’est que t’existes encore.On résiste. La bise à tous 
 
Christophe Khider / le monde littéraire

La faune reprend ses droits à Fukushima

Une décennie de résilience écologique dans les zones d’exclusion

Japon – Agence de presse Ekhbary

La faune reprend ses droits à Fukushima : Une décennie de résilience écologique dans les zones d'exclusion

Les zones évacuées de Fukushima, autrefois synonymes de catastrophe, grouillent désormais d’une faune diversifiée, offrant un témoignage inattendu de la capacité de la nature à s’adapter et à prospérer même sous l’ombre de la contamination radiologique. Une nouvelle recherche révèle un écosystème vibrant qui prospère en l’absence d’activité humaine, près de dix ans après l’incident nucléaire dévastateur

Une étude complète, menée par des scientifiques de l’Université de Géorgie, a révélé des preuves irréfutables de populations robustes de faune sauvage dans toute la zone d’évacuation de Fukushima. En utilisant un vaste réseau de caméras à distance, les chercheurs ont documenté plus de 20 espèces distinctes, y compris des chiens viverrins, des sangliers, des macaques japonais, des faisans, des renards et des lièvres, établissant un rebond écologique remarquable dans des zones autrefois densément peuplées par les humains.

Les événements catastrophiques du 11 mars 2011 ont à jamais modifié le paysage du nord-est du Japon. Un colossal tremblement de terre de magnitude 9,0 a déclenché un tsunami dévastateur, coûtant la vie à plus de 20 000 personnes et déplaçant des centaines de milliers d’autres. Les fusions ultérieures à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont libéré d’importantes quantités de matériaux radioactifs, nécessitant l’évacuation de plus de 100 000 habitants et la création d’une vaste zone d’exclusion. Bien que le coût humain ait été immense, ces zones désormais désertes sont paradoxalement devenues des havres pour une variété d’espèces animales, remettant en question les perceptions conventionnelles de la récupération environnementale dans les paysages post-nucléaires.

James Beasley, professeur associé au Savannah River Ecology Laboratory et à la Warnell School of Forestry and Natural Resources, a souligné l’importance de ces découvertes. « Nos résultats représentent la première preuve que de nombreuses espèces de faune sauvage sont maintenant abondantes dans toute la zone d’évacuation de Fukushima, malgré la présence de contamination radiologique », a déclaré Beasley. Cette déclaration souligne un changement critique dans la compréhension de la façon dont les écosystèmes réagissent aux perturbations anthropiques graves, en particulier lorsque la présence humaine est brusquement supprimée.

La méthodologie de recherche était méticuleuse, impliquant 106 sites de caméras placés stratégiquement dans trois zones distinctes : les zones avec les niveaux de contamination les plus élevés où l’accès humain était strictement interdit, les zones avec des niveaux de contamination intermédiaires où l’activité humaine était restreinte, et les zones où l’habitation humaine était autorisée. Sur une période de 120 jours, ces caméras ont capturé un nombre étonnant de 267 000 photographies, brossant un tableau détaillé de la résurgence du règne animal.

Parmi les observations les plus frappantes, on note la prolifération des sangliers. Un nombre impressionnant de 46 000 images de sangliers ont été enregistrées, dont plus de 26 000 ont été capturées dans les zones complètement inhabitées. En contraste frappant, seulement environ 13 000 images ont été prises dans les zones restreintes et à peine 7 000 dans les zones actuellement habitées. Ces données suggèrent fortement que l’absence de perturbation humaine, plutôt que la présence de radiations, est le principal moteur de l’augmentation de l’activité de la faune dans la zone d’exclusion. Des tendances similaires ont été observées pour d’autres espèces comme les chiens viverrins, la martre japonaise (un animal ressemblant à une belette) et les macaques japonais, qui ont également montré des nombres plus élevés dans les territoires inhabités ou restreints.

Beasley a approfondi la dynamique écologique en jeu, soulignant comment les espèces généralement « en conflit » avec les populations humaines – comme les sangliers, connus pour la destruction des cultures et l’agression potentielle – ont prospéré le plus remarquablement dans les régions évacuées. Ce phénomène indique une désescalade du conflit homme-faune, permettant à ces animaux d’étendre leurs aires de répartition et leurs populations sans les pressions de la chasse, de la destruction de l’habitat ou de la compétition directe pour les ressources.

L’étude de Fukushima établit des parallèles avec les observations à long terme de la zone d’exclusion de Tchernobyl, un autre site d’un grave accident nucléaire où la faune, y compris les loups, les élans et les ours, a également prospéré au cours des décennies suivant la catastrophe. Les deux cas suggèrent une interaction complexe entre l’exposition aux radiations et les puissants avantages écologiques découlant de la suppression des pressions humaines. Bien que la recherche de Fukushima surveille de manière exhaustive l’impact radiologique sur les populations de faune sauvage dans leur ensemble, les scientifiques notent prudemment qu’elle ne fournit pas d’évaluation de la santé des animaux individuels. Des investigations supplémentaires sur les impacts cellulaires et génétiques seraient nécessaires pour comprendre pleinement les conséquences biologiques à long terme pour ces espèces résilientes.

Publiée dans la prestigieuse revue Journal of Frontiers in Ecology and the Environment, cette étude révolutionnaire contribue de manière significative à notre compréhension de la récupération des écosystèmes, des interactions homme-faune et du pouvoir durable de la nature. Elle sert de puissant rappel que si l’humanité est aux prises avec les conséquences de ses erreurs technologiques, le monde naturel trouve souvent sa propre voie remarquable vers la résurgence, transformant les sites de tragédie en sanctuaires inattendus.

(Multimédia) Fukushima : plus de 55.000 tonnes d’eaux contaminées ont été rejetées dans l’océan en 2025

   

French.news.cn

2026-03-25 à 11:52

Photo prise le 22 août 2023 montrant la plage de Tsurishihama couverte de mauvaises herbes dans la ville de Shinchi, dans la préfecture japonaise de Fukushima. (Xinhua/Zhang Xiaoyu)

La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.

TOKYO, 25 mars (Xinhua) — La centrale nucléaire accidentée de Fukushima Daiichi du Japon a rejeté dans l’océan 55.011 tonnes d’eaux usées contaminées par des substances radioactives au cours de l’exercice 2025, a indiqué mardi la Tokyo Electric Power Company Holdings (TEPCO) dans un communiqué de presse.

Selon TEPCO, la centrale a procédé à sept cycles de rejet au cours de l’exercice 2025, qui s’est déroulé d’avril 2025 à mars 2026. Les eaux usées déversées dans l’océan contenaient environ 16.000 milliards de becquerels de tritium radioactif.

La société prévoit de procéder à huit cycles de rejet au cours de l’exercice 2026, pour un volume total estimé à environ 62.400 tonnes.

Malgré les inquiétudes et l’opposition généralisées de la communauté internationale, le Japon a unilatéralement lancé le rejet en mer des eaux contaminées de la centrale en août 2023. A ce jour, 18 cycles de rejet ont été effectués, avec un volume cumulé d’environ 141.000 tonnes rejetées en mer.■

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

21 mars 2026
 
Photo panoramique de l’espace en dessous du trou (créée en assemblant des captures d'écran)

Photo panoramique de l’espace en dessous du trou (créée en assemblant des captures d’écran)

La compagnie Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a diffusé le 19 mars 2026 des images montrant un trou dans la cuve du réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Ces images ont été prises par une caméra embarquée sur un drone miniature. C’est la première fois que le fond de la cuve du réacteur 3, qui a subi une fusion du cœur, est filmé d’aussi près. La cuve est la partie centrale du réacteur, où le combustible nucléaire réagit pour chauffer l’eau. Les images montrent des structures délabrées recouvertes de corium (combustible et matières fondues). Les investigations se sont déroulées du 5 au 19 mars.

 

Ces images exceptionnelles ont été enregistrées par des micro-drones de seulement 12 x 13 centimètres et pesant 95 g chacun, déployés afin de recueillir des données visuelles, radiologiques et structurelles à l’intérieur du réacteur n° 3. Volant un par un, les drones télécommandés ont été manœuvrés avec précaution autour des équipements endommagés et des débris pour atteindre l’enceinte de confinement primaire et le fond de la cuve sous pression.

 

Plan du 1er niveau de l’enceinte de confinement de l’unité 3. Les numéros renvoient aux prises de vues ci-dessous.

Plan du 1er niveau de l’enceinte de confinement de l’unité 3. Les numéros renvoient aux prises de vues ci-dessous.

Repère 1 : porte d’accès à la cuve de confinement (Entrée X2)

Repère 1 : porte d’accès à la cuve de confinement (Entrée X2)

Repère 2 : entrée X1-B de l’enceinte de confinement

Repère 2 : entrée X1-B de l’enceinte de confinement

Repère 3 : entrée pour accéder à l’intérieur du socle

Repère 3 : entrée pour accéder à l’intérieur du socle

Repère 4 : porte X1-A

Repère 4 : porte X1-A

Repère 5 : intérieur du conduit X-6

Repère 5 : intérieur du conduit X-6

Repère 6 : vue intérieure du socle depuis son entrée : on aperçoit la plateforme effondrée en bas de l'image et le support du mécanisme de contrôle des barres de commandes en haut

Repère 6 : vue intérieure du socle depuis son entrée : on aperçoit la plateforme effondrée en bas de l’image et le support du mécanisme de contrôle des barres de commandes en haut

Le 14 mars 2011, le fond de la cuve en acier du réacteur 3, qui a un diamètre intérieur de 5,5 mètres et une épaisseur de fond de 14 centimètres, avait fondu sous l’effet de la chaleur du combustible incontrôlable. Des dépôts de corium sont visibles partout, de couleur orangée à brunâtre et en forme de stalactites ou de grappes, suspendus à une structure supportant le mécanisme d’entraînement des barres de contrôle au fond de la cuve. Selon le journaliste Takeshi Yamakawa, une inspection à l’aide d’un robot sous-marin avait confirmé en 2017 qu’un tuyau de 28 centimètres de diamètre (le tube guide de la barre de contrôle), qui aurait dû se trouver à l’intérieur de la cuve, était tombé au fond, révélant ainsi la formation d’un trou assez important. Cependant, au vu des images et vidéos de cette dernière inspection, il est plus juste de dire que le fond s’est effondré, plutôt que simplement que le trou était « assez important ».

 

Explications provisoires de Tepco ci-dessous (traductions automatiques) :

 

Précisions :

RPV signifie « reactor pressure vessel » : cuve sous pression de réacteur

CR signifie « control rod » : barre de contrôle (ou « tige de commande » sur le schéma du réacteur)

CRD signifie « Control Rod Drive » : mécanisme de contrôle des barres de commandes. De l’eau peut être injectée dans le réacteur à travers les tubes guides des barres.

Par ailleurs, les traducteurs utilisent le mot « piédestal » pour « pedestal » en anglais. Je traduis habituellement par « socle ». C’est un mur cylindrique en béton armé qui supporte la cuve du réacteur.

Enfin, « dépôts » et « adhésions » sont des mots utilisés par Tepco pour nommer pudiquement le corium qui a crépi toutes les structures, sans doute lors du meltdown et des explosions.

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé
Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

Dans l’image ci-dessus, on observe le dessin en pointillé d’un grand trou de 2 m de diamètre. Tepco a pris soin de ne pas diffuser d’image claire de cette cavité qui témoigne de la faillite de ce process atomique pour faire bouillir de l’eau. Il avait omis aussi de signaler un trou dans le BR1 en 2024 (voir ici).

Un autre trou avait été trouvé en 2017 dans le BR2 (voir ici).

Maintenant, on sait que chaque réacteur à un trou. On avance…

Le trou du réacteur 3 de Fukushima Daiichi dévoilé

Tepco prévoit de commencer le démantèlement complet des débris de l’unité n° 3 à partir de 2037. La méthode proposée consistera à faire tomber les débris de la cuve par le haut au fond de l’enceinte de confinement du réacteur, puis à les récupérer à l’aide d’un équipement inséré latéralement. Une carte 3D sera créée à partir des images vidéo enregistrées et servira de référence pour l’opération de retrait à grande échelle.

Grappes de corium (capture d'écran, vidéo Tepco)

Grappes de corium (capture d’écran, vidéo Tepco)

Barres de contrôle du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)

Barres de contrôle du réacteur 3 (capture vidéo Tepco)

Pour comparaison, les barres de contrôle sous le réacteur 4 de Fukushima Daini (Reuters/Kyodo)

Pour comparaison, les barres de contrôle sous le réacteur 4 de Fukushima Daini (Reuters/Kyodo)

Tout le monde sait très bien qu’il ne sera pas possible de tenir ces délais, tant la radioactivité est grande et le procédé complexe. Pour l’heure, Tepco a juste réussi à récupérer 0,9 g de corium en 15 ans et il en reste 880 tonnes dans les bas-fonds des réacteurs 1, 2 et 3… Mais il est de bon ton de faire semblant et d’annoncer qu’il sera possible de tenir les délais de démantèlement prévus juste après la catastrophe.

Tepco pense franchir une première étape dès cet été. L’entreprise envisage de déployer un bras robotisé de 22 mètres de long pour prélever des échantillons de matières radioactives. Les travaux de démantèlement, de décontamination et d’indemnisation, dont le coût est estimé à plusieurs dizaines de milliers de milliards de yens (En 2024, Tepco avait déjà reçu 11 283 milliards de yens soit l’équivalent de 70 milliards d’euros), constituent un projet de longue haleine qui se poursuivra en théorie jusqu’au milieu du siècle, mais plus probablement durant au moins un siècle. Tout cela aux frais du contribuable japonais puisque Tepco, ne pouvant assumer ses charges, a été nationalisé dès 2012.

Selon une étude publiée en septembre 2024, sur plus de 200 réacteurs arrêtés dans le monde, seuls 11 d’une puissance de 100 mégawatts ou plus ont été entièrement démantelés. Environ 200 autres devraient atteindre la fin de leur durée de vie opérationnelle au cours des 20 prochaines années. Le véritable coût du nucléaire va alors apparaître au grand jour. Toshi Yanagihara, expert travaillant pour l’Institut international d’ingénierie nucléaire de l’université de Fukui, spécialisé dans la gestion des débris de combustible nucléaire et des déchets radioactifs, a souligné dans le site Bloomberg que, malgré les progrès réalisés, l’état final de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi demeurait incertain. Il cite notamment le fait que le site de stockage définitif des déchets radioactifs produits lors du démantèlement n’a pas encore été déterminé. Car, comme partout dans le monde, on ne sait pas quoi faire des déchets radioactifs et personne ne veut de poubelle radioactive.

Pierre Fetet

 

(Sources : tepco.co.jp, iwate-np.co.jp, bloomberg.com/jp, fukushima.eu.org, english.mathrubhumi.com)

MàJ : 22/03/2026 – Ajout du 2e paragraphe et de 3 photos.

 

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Vidéos des investigations réalisées dans le réacteur 3 les 12 et 19 mars 2026

 

FUKUSHIMA 2026

 

 

Retour du nucléaire au Japon

15 ans, après, la catastrophe de Fukushima, le nucléaire est de retour au Japon.

D’après un sondage auprès de la population, 51% seraient favorables à son retour comme cela est expliqué dans une émission diffusée le 14 mars 2026 sur ARTE …(à lire en plein écran)

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