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"Rien n'est plus proche du Vrai ... que le Faux"

Fukushima : 7 ans de réflexion

Fukushima : 7 ans de réflexion

09/05/2018

Le Japon se détourne du nucléaire…

Le Japon se détourne du nucléaire pour… le charbon !

Coal by Adam Croot(CC BY-NC 2.0)

Depuis Fukushima, le Japon s’est tourné vers le charbon, combustible moins cher. Une orientation prévisible.

Par Jacques Henry.

Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui fit près de 20000 morts, détruisit de nombreuses usines et provoqua l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, le Japon, pays qui ne dispose d’aucune ressource énergétique naturelle, a été contraint de s’équiper dans l’urgence d’usines de production d’électricité à partir de gaz naturel liquéfié importé à grand frais. Toutes les installations électro-nucléaires ont été arrêtées afin d’améliorer leur sécurité en cas de nouvel événement tectonique majeur.

De ce fait le Japon s’est alors progressivement tourné vers le charbon pour la production domestique d’électricité car les énergies renouvelables, en particulier les moulins à vent, sont très mal tolérées par la population et pour plusieurs raisons. Les Japonais considèrent que le paysage que la nature leur offre en spectacle ne peut pas être dénaturé par des installations gigantesques de production aléatoire d’électricité. De plus la construction d’importants barrages hydro-électriques est exclue dans la mesure où le moindre kilomètre-carré de plaine est occupé par l’agriculture et les habitations et en raison des risques permanents de tremblements de terre.

Pour toutes ces raisons, alors qu’en 2010 le METI (ministère de l’Industrie) avait décidé de réduire la consommation de charbon, le Japon s’est tourné à nouveau vers cette source d’énergie primaire beaucoup moins coûteuse que le gaz naturel liquéfié.

Les ingénieurs japonais ont depuis lors créé des centrales électriques au charbon dites ultra-supercritiques comme par exemple à Yokohama qui produisent de la vapeur à très haute température tout en augmentant l’efficacité des turbines de 30% – valeur moyenne d’une installation conventionnelle – à 45%. Un tel rendement n’est qu’à peine égalé par des turbines à gaz.

Cependant une telle installation a un coût et comme les cours internationaux du charbon sont déprimés et le seront durablement selon toute vraisemblance le Japon a mis en fonctionnement depuis 2011 huit nouvelles centrales électriques à charbon et il y en a actuellement 36 autres en construction !

Autant dire que le Japon a tourné définitivement le dos au protocole de Kyoto car il en va de la survie de son économie. Quel enseignement tirer de la situation énergétique japonaise ? C’est tout simplement que pour réduire les émissions de carbone l’énergie nucléaire joue et jouera à l’avenir un rôle incontournable.

Sur les 54 réacteurs nucléaires dont disposait le Japon seulement 7 sont de nouveau en opération. Les mouvements écologistes du pays ont fait à de nombreuses reprises obstruction devant les tribunaux à la remise en marche des réacteurs parfois pratiquement neufs et qui ont été à grands frais mis aux nouvelles normes de sécurité drastiques « post-Fukushima ».

Cette orientation vers le charbon (essentiellement australien) comme source d’énergie était prévisible et ainsi le Japon va devenir le troisième utilisateur de cette source d’énergie bon marché après la Chine et l’Inde. Les tenants des accords de Paris sur le climat ne peuvent que constater la totale ineptie de ces dispositions issues de la COP21 vues depuis l’Asie.

Il y a 32 ans : Tchernobyl

Il y a 32 ans : Tchernobyl

Il y a tout juste 32 ans, se produisait l’accident nucléaire de Tchernobyl. A l’occasion de cet anniversaire, j‘édite une collection d’articles qu’on a pu lire au jour le jour dans la presse régionale de l’Est de la France. J’avais à l’époque conservé tous les articles paraissant sur la catastrophe dans deux journaux régionaux, La Liberté de l’Est, aujourd’hui disparu, et L’Est Républicain.

L’accident s’est produit le 26 avril 1986. Les informations n’ont commencé à émerger qu’à partir du 29 avril. Mais même si peu d’infos arrivaient, paradoxalement, les « experts européens » qui avaient analysé le nuage radioactif qui arrivait sur l’Europe avaient mieux communiqué publiquement la situation qu’en 2011 pour Fukushima car dès le 30 avril 1986, soit quatre jours après l’explosion, La Liberté de l’Est annonçait : « L’accident survenu à la centrale nucléaire soviétique de Tchernobyl près de Kiev (Ukraine), est bien dû à la fonte du cœur du réacteur (…) ». En 2011, il a fallu attendre 74 jours – oui vous avez bien lu –  pour que Tepco avoue que trois cœurs avaient fondu, et c’est seulement après cette date que les « experts européens » ont reconnu la fusion des cœurs. Pourtant ceux-ci avaient accès aux informations via le réseau international d’analyse des composants nucléaires de l’atmosphère et donc connaissaient la gravité de l’accident. Cependant, ils n’ont rien dit.

Je vous laisse apprécier les différents titres qui se succédèrent dans les 3 premières semaines, du 26 avril au 17 mai 1986, en particulier ceux de L’Est Républicain du 3 mai : « France : aucune mesure sanitaire n’est nécessaire » et du 6 mai 1986 : « Tchernobyl, c’est fini ». La Liberté de l’Est, quant à elle, ne publia rien sur la catastrophe le 6 mai !

Aujourd’hui, un accident nucléaire serait-il plus difficile à cacher ? On le voit avec la pollution au ruthénium 106 de l’automne dernier, le village nucléaire mondial a toujours du mal à communiquer et on ne sait toujours pas officiellement, 6 mois plus tard, ce qui s’est passé !

Pierre Fetet

Le train Botchan

À Propos

Le train Botchan est un train touristique reproduisant une locomotive du réseau ferroviaire d’Iyo qui fut active à partir de 1888 et pendant 67. Le modèle original était un moyen de transport essentiel des riverains. Le train actuel fonctionne au diesel, sur deux voies ferrées; l’une de Dogo Onsen à Matsuyama, et l’autre de Dogo Onsen à Komachi.

Le nom « Botchan » vient d’un roman éponyme écrit par Natsume Soseki et dont les personnages voyagent sur la locomotive d’origine. La reconstitution évacue de la vapeur par sa cheminée comme une vraie locomotive et fascine les touristes.

Le trajet est à 300 yens à plein tarif, 200 yens pour les enfants.

Accès

Pour accéder au quai, vous pouvez acheter des tickets à proximité de chacune des gares suivantes : Dogo Onsen (réseau Iyo), Matsuyama (réseaux Iyo et JR), ou Okaido (réseau Iyo). Vous pouvez acheter un ticket à l’avance ou alors à l’embarquement. Il peut y avoir de très longues files en pleine saison, auquel cas des tickets numérotés sont distribués.

Sites touristiques Le train Botchan (坊ちゃん列車 / Botchan Train)
Degré de recommandation  
Adresse 愛媛県松山市湊町4-4-1
4 Chome-4-1 Minatomachi, Matsuyama-shi, Ehime-ken
Téléphone, Fax Phone: 089-948-3323
Site web http://www.iyotetsu.co.jp/botchan/
Temps requis 20Minutes
Tarif du billet d’entrée Payant: 300Yen
Langues correspondantes anglais coréen chinois
Saisons recommandées
Printemps (mars-mai)

Été (juin-août) Automne (septembre-novembre)Hiver (décembre-février)

Clientèle cible Famille Enfant (7-17 ans) Adulte (20- ans)

 

 Le site et les blogs

Bon nombre de sites touristiques et de blogs sur le sujet. Peu ou pas d’images sur les manoeuvres de quais et les inversions de sens des machines.

À voir sur les images qui vont suivre.

 

Le Handy travel

Une révolution dans le monde de l’hôtellerie

Un hôtel aujourd’hui se doit d’offrir au monde itinérant,  bien plus qu’une nuit de sommeil.

La plus grande préoccupation pour ce secteur touristique est de maintenir la clientèle sur place en les dirigeant sur les diverses lieux et activités locales.

Le monde hôtelier risque bien de prendre à court terme la place des offices de tourisme avec cette toute nouvelle technologie entièrement gratuite pour le client.

Bien plus que des mots, une visite sur le site opérateur, pour en savoir plus en cliquant sur ce lien

https://www.handy.travel/fr

Un service que notre équipe est actuellement en train de tester pendant son séjour en asie et qui apporte dors et déjà une grande satisfaction. Un annuaire très complet de la ville, et de son environnement, dans le creux de la main.

Le plus de cet outil est qu’il est multilingue, …. et même en « français ».

Fukushima, triste anniversaire

Fukushima, triste anniversaire

31 MARS 2018

PAR OLIVIER CABANEL BLOG : LE BLOG DE OLIVIER CABANEL

Voilà déjà 7 longues années que la pire des catastrophes nucléaire s’est produite, le 11 mars 2011, à Fukushima, au Japon…Tepco tentant tout d’abord, pendant de longues semaines, de cacher la triste vérité.

Sans doute porté par une prémonition, j’écrivais, dans un article intitulé « Tchernobyl, drôle d’anniversaire, : « Si les manœuvres désespérées pour refroidir le réacteur échouent, on aura comme à Tchernobyl fusion du cœur, explosion, et dissémination dans l’atmosphère de particules radioactives, qui, portées par les vents, viendront polluer nos poumons et le sol, au gré des pluies »…une demi-heure après avoir écris ces lignes, la fusion des réacteurs était devenue réalité.

Il est intéressant de relire les commentaires de quelques nucléocrates, qui, jusqu’au bout, tenteront de minimiser la situation, et j’attends encore leurs plus plates excuses…

Mais où en sommes-nous aujourd’hui ?

De multiples problèmes ne sont toujours pas résolus…l’eau contaminée s’accumule, une partie à rejoint l’océan, avec les dommages que l’on peut imaginer, car, selon la règle du plus gros mangeant le plus petit, les premiers ont accumulé des doses radioactives posant un vrai problème de santé à ceux qui vont s’aventurer à les consommer.

https://static.mediapart.fr/etmagine/default/files/2017/07/30/carte-nucleaire-fukushima.jpg?width=426&height=212&width_format=pixel&height_format=pixel

Cette image montre la quantité de déversements déjà effectués.

La contamination de la chaine alimentaire ne cesse de causer des dommages, et on trouve 40% d’espèces impropres à la consommation, selon les normes japonaises qui ont déjà été baissées. lien

Le consommateur a pris conscience du danger, et malgré les propos rassurant des laboratoires japonais, lesquels affirment que la contamination des poissons ne dépasse pas les normes, les poissons ne se vendent pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire.lien

http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/jpg/chaine_alimentaire_contaminee-58706.jpg

D’ailleurs d’autres constats sont encore moins rassurants.

Ainsi, des scientifiques ont constaté, dès le mois de juin 2015, une élévation de la radioactivité sur la Côte Ouest des Etats-Unis, notamment en Césium 137, et en Strontium 90, ce dernier capable de provoquer des cancers des os, et du sang.

Extrait : « les radiations dans le poisson sont si terribles que le poisson sauvage pêché en Alaska, le Hareng du Pacifique, et le poisson blanc Canadien ont été trouvé en sang, avec des tumeurs cancéreuses tout au long du corps ». lien

http://www.finalscape.com/wp-content/uploads/2017/03/fukushima.jpg

Un groupe d’étude s’est occupé de la question, et Nicolas Fisher, de l’Université Stony Brooks (état de New York) confirme la présence de césium 134 et de césium 137.

Daniel Madigan, l’écologiste qui a dirigé l’étude affirme : « le thon emmagasine le maximum de radiation et l’apporte à travers le plus grand océan du monde. Nous étions vraiment surpris de voir cela dans son ensemble et encore plus surpris de voir le taux mesuré dans chacun des poissons ».

Pas étonnant dès lors que les japonais, et pas seulement eux, éprouvent quelque appréhension à consommer du thon, ce qui on s’en doute est dommageable au commerce japonais, et la situation ne risque pas de s’améliorer, vu que le césium 137 à une période (demi-vie) de 30 ans, c’est dire qu’il va poser un problème pendant au moins un siècle… lien

Or les techniciens de Fukushima, au-delà de ce qui déjà été rejeté dans l’Océan, se trouvent devant un stock d’un million de tonnes d’eau radioactive, et ils ont le projet de le rejeter progressivement dans l’Océan, en assurant qu’ils pouvaient traiter cette eau, a part le Tritium. lien

Encore faut-il que ce soit possible, car jusqu’à présent les tentatives de traitement de cette eau ont toutes échoué…

Areva avait en 2014 proposé un dispositif de décontamination, que Tepco a finalement décidé d’abandonner, vu le peu de résultats. lien

Quant aux robots divers et variés qui ont tenté d’intervenir pour au moins savoir l’état des fonds de cuve dévastés, le taux de radiation est si élevé qu’il empêche toute mission de longue durée, et a part les quelques images glanées récemment par l’un d’eux, avant de tomber en panne, on ne peut pas dire que les opérations aient été couronnées de succès. lien

https://www.sciencesetavenir.fr/assets/img/2017/07/20/cover-r4x3w1000-5970aaf98fef1-170719-06.jpg

Sur le chapitre des finances et des milliards déjà dépensés, tout comme ceux à venir, on atteint des sommets.

En octobre 2016, une estimation très optimiste du démantèlement faite par les autorités japonaises dépassait 17 milliards d’euros, contredisant celle de 2014. lien

En effet,  le gouvernement japonais l’avait déjà estimé à 42 milliards d’euros, alors que Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’Université Ritsumeikanavait multiplié par 2 le chiffre initial, soit 80 milliards d’euros. lien

Depuis, les milliards ont fait des petits, car en ajoutant au prix du démantèlement celui du dédommagement des riverains et de la décontamination de l’environnement, la facture grimpe à 170 milliards. lien

Et encore faudrait-il que la décontamination soit possible…

Pas étonnant dès lors que, contre l’avis du premier ministre japonais, la très grande majorité des citoyens nippons ne veulent plus entendre parler du nucléaire.

La sortie du nucléaire n’est pas seulement demandée par le peuple, mais aussi par le prince Akishino, son épouse Kiko, appelant à manifester pour s’opposer à l’atome, soutenus par les anciens premiers ministres Junichiro Koizumi, Mohiriro Hosokawa, et même Naoto Kan, celui-là même qui dirigeait le pays au moment de la catastrophe. lien

Et où en sommes-nous en France ?…

Les promesses du grenelle de l’environnement censées promouvoir le remplacement du nucléaire par les énergies propres ont fait long feu…lien

Des EPR sont prévus pour remplacer les vieilles centrales, alors qu’ils ont couté au moins 3 fois plus cher que prévu…celui de Flamanville est doté d’une cuve dont l’acier pose quelques problèmes, ce qui n’a pas empêché l’autorité de sécurité de le valider. lien

Récemment, l’ASN (autorité de sureté nucléaire) a validé un générateur de vapeur défectueux à Fessenheim…alors que la centrale doit être bientôt fermée. lien

Ne parlons pas des autres vieilles centrales qui subissent des pannes à répétition, des fuites, équipées de tuyauteries rouillées… lien

A Bugey, à 30 km de Lyon, Une nouvelle fuite a été signalée le 7 mars. lien

Ce qui fait dire à d’honorables responsables, qu’un accident nucléaire grave n’est plus à écarter en France, le président de l’ANCCLI (association nationales des comités et commission locales d’information), Jean Claude Delalonde en l’occurrence, ayant déclaré : « en France, les conséquences d’un accident nucléaire pourraient être pires qu’à Tchernobyl ou Fukushima ». lien

Alors que Hulot a reculé sur l’objectif de la transition énergétique (lien), Macron va aux Indes pour vendre des EPR…mais il ne communique que sur le photovoltaïque. lien

Comme dit mon vieil ami africain : « le feu qui te brûlera c’est celui qui te chauffe ».

Le 13 mars, une émission tv sur le sujet ici (à 14h40)

Le dessin illustrant l’article est de Cabu

Merci aux internautes de leur aide précieuse

Olivier Cabanel

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Fukushima: dans la ville fantôme

Fukushima: dans la ville fantôme de Namie, une usine pour tourner la page

 Une rue de la ville de Namie, près de Fukushima, le 5 mars 2018. La Ville comptait avant la catastrophe quelques 21.000 personnes, elle n’en compte aujourd’hui qu’un peu plus de 500 AFP/ARCHIVES – BEHROUZ MEHRI

Namie, ville du nord-est du Japon située à quelques kilomètres de la centrale de Fukushima, était il y a peu encore une zone interdite. Partiellement rouverte, elle a inauguré cette semaine sa première usine depuis le drame de mars 2011.

Le groupe japonais Nissan a décidé d’implanter là un site de recyclage des batteries de ses voitures électriques Leaf. Le bâtiment est sommaire et quasi vide et le nombre d’employés très modeste – dix seulement -, mais c’est tout un symbole salué par Tamotsu Baba, le maire de cette cité portuaire meurtrie par le tsunami du 11 mars et l’accident nucléaire qui en a chassé les habitants.

A ses côtés, le ministre de la Reconstruction Masayoshi Hoshino a aussi fait part de son enthousiasme à l’occasion d’une cérémonie organisée en début de semaine. « Sept ans ont passé, l’ordre d’évacuation a été levé » en mars 2017 dans cette partie de la commune « et nous travaillons dur » pour faire revenir les résidents, a-t-il déclaré.

En février, 516 habitants seulement vivaient à Namie, qui comptait avant la catastrophe environ 21.000 personnes sur ses registres et dont 80% du territoire reste interdit d’accès.

« Il nous faut des infrastructures, des emplois, des écoles », et cette usine « à la technologie de pointe », dont la construction a été financée aux deux tiers par le gouvernement central, participe à cet effort, s’est félicité M. Hoshino.

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– ‘Contribuer à la reconstruction’ –

Nissan espère attirer « l’attention de l’étranger » et de nombreux visiteurs avec ce programme d’échange de batteries pour automobiles électriques, présenté comme unique au monde, qui débutera en mai au Japon avant une possible expansion à l’international.

« Nous contribuerons ainsi à la reconstruction de Namie », souligne Eiji Makino, patron de 4R Energy Corporation, la co-entreprise formée en 2010 par Nissan et Sumitomo Corporation qui exploite l’usine.

La compagnie a développé un système capable de mesurer rapidement la performance des batteries lithium-ion usagées (au bout de dix ans de vie en moyenne), en analysant chacun des 48 modules: le processus prend désormais quatre heures, au lieu de 16 jours au début des recherches.

Les modules les moins dégradés sont ensuite réassemblés pour fournir aux automobilistes des batteries de remplacement pour la première génération de la Leaf, sortie en 2010, au prix de 300.000 yens l’unité (2.290 euros), à comparer à 650.000 yens pour une nouvelle batterie.

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Si l’activité sera dans un premier temps limitée, Nissan voit grand, pariant sur l’essor annoncé des véhicules électriques, favorisé par des politiques publiques volontaristes et la crise du diesel.

Le constructeur nippon, parmi les premiers groupes mondiaux sur ce créneau avec son allié français Renault, veut multiplier par six ses ventes annuelles de voitures électrifiées d’ici 2023, et les autres constructeurs sont tout aussi ambitieux.

– ‘Difficile de rentrer’ –

Plusieurs centaines de batteries seront initialement traitées chaque année sur le site de Namie, pour une capacité maximale de 2.250 unités.

« Il y a un potentiel énorme », juge M. Makino qui imagine « atteindre un jour 1.000 employés ». A condition de réussir à attirer la main-d’oeuvre dans cette zone sinistrée.

Dans un rapport publié fin février, l’ONG anti-nucléaire Greenpeace jugeait « les niveaux de radiation trop élevés pour permettre un retour sans danger ».

Mais le responsable de 4R Energy se veut rassurant: « La célèbre avenue des Champs-Elysées affiche des niveaux deux fois supérieurs » à ceux de la zone Namie rouverte. « Le gouvernement central a mené les travaux de décontamination et il n’y a aucun problème », insiste-t-il.

Au-delà de craintes pour leur santé, les habitants ont souvent refait leur vie ailleurs, expliquait récemment le gouverneur de Fukushima, Masao Uchibori. « Ils ont acheté une nouvelle maison, leurs enfants vont à l’école locale, ils ont trouvé un travail sur place (…) et il est difficile pour eux de rentrer ».

Même en créant les conditions nécessaires au retour, via l’installation d’entreprises, hôpitaux ou centres commerciaux, cela ne suffira pas, estime le gouverneur, qui convoite plutôt de nouveaux résidents à travers des projets d’innovation et de robotique.

Mais là aussi le défi est grand tant l’image de la région a été durablement affectée par l’accident nucléaire, le plus grave de l’histoire depuis celui de Tchernobyl en 1986.

Le Vélib’ nouveau est arrivé!

Un nouveau vélib’ à Paris

Après la disparition progressive du Vélib’-1 des rues de Paris. Après une remise en chantier des stations d’accueil pour l’installation des nouvelles bases de gestions du matériel.

Voici le printemps du deux qui fait son apparition. En effet depuis le 1er janvier 2018, force est de constater ça et là, au détour des carrefours, une nouvelle génération de Vélib’.

Des couleurs plus chaudes, des technologies avancées et surtout un gain de temps à la manipulation. Cette nouvelle génération propose aux utilisateurs deux couleurs bien distinctes pour deux versions biens différentes. 

Le modèle « mécanique » pour les « purs et durs »

Le modèle « électrique » pour …. les autres.

Un point d’accueil simplifié, avec un totem convivial et une base de recharge très maniable.

Les Plus: « La V-Box » et la « Fourche cadenas »

La V-Box: Equipée d’un lecteur de carte sans contact (RFID/NFC) et d’un clavier piézo-électrique, la V-Box permet d’activer l’ouverture et la fermeture du cadenas qui sécurise le vélo et de garantir le bon verrouillage du vélo en station.

La V-Box peut également se connecter au smartphone de l’utilisateur (via Bluetooth) pour afficher sur son écran le temps de location, la distance parcourue et (à terme) des indications de navigation.

La fourche cadenas: La fourche cadenas est un système de sécurité breveté. Commandée via la V-Box, la fourche cadenas permet de sécuriser le vélo de 2 manières complémentaires.

Et pour couronner le tout l’application smartphone pour géré tout cela. 

Lieux les plus radioactifs

Voici les lieux les plus radioactifs au monde

Le gouvernement français veut lancer une grande consultation nationale sur le devenir des déchets nucléaires d’ici à l’automne. Alors que le projet d’enfouissement suscite la polémique à Bures (Meuse), tour d’horizon des endroits du monde qui restent les plus pollués au plutonium et à l’uranium.

Fukushima, Japon

Régulièrement, les enfants, qui vivent dans la zone d’évacuation de la centrale nucléaire de Fukushima, sont soumis à des vérifications des signes de radiation. (Photo : Reuters)

Depuis sept ans, c’est l’endroit le plus radioactif au monde. En mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9 sur l’échelle de Richter, a déclenché un tsunami sur la côte Pacifique du Japon, entraînant la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. En conséquence, trois des six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont fondu et une énorme quantité de radiations s’est déversée. On estime qu’il faudra quatre décennies pour démanteler complètement la centrale nucléaire. Aujourd’hui encore, la région enregistre des pics de radioactivité stratosphériques, que ce soit dans ses sols, ou dans l’eau : plus de 700 000 m³ d’eau contaminée auraient d’ailleurs été déversés récemment dans la mer, faute de place pour les stocker, selon le site américain IFL Science.

Tchernobyl, Ukraine

Une zone d’exclusion de 2 600 km2 existe toujours autour de Tchernobyl. (Photo : Reuters)

En avril 1986, une explosion à la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, a entraîné le rejet d’une grande quantité de matières radioactives dans l’air et dans l’atmosphère, causant la mort d’environ 93 000 personnes. La catastrophe a libéré 100 fois plus de radiations que les bombes de Nagasaki et d’Hiroshima. Au total, on estime que six millions de personnes ont été exposées aux rayonnements, qui se sont propagés à travers l’Europe et la Russie. La Biélorussie a absorbé plus de 70 % des radiations. Il existe une zone d’exclusion de 2 600 km2 autour de l’usine de Tchernobyl, qui est toujours fermée au public. Les efforts de nettoyage sont toujours en cours, mais il faudra attendre plusieurs décennies avant que les gens puissent retourner vivre dans la région.

Maïlou-Sou, Kirghizistan

Maïlou-Sou est une ville minière de la région de province de Djalalabad dans le sud du Kirghizistan. Contrairement à d’autres endroits, le rayonnement n’est pas dû à des centrales nucléaires ou à des bombes, mais à l’extraction d’uranium. L’Union soviétique, qui avait mis en place une installation minière à l’époque, a enfoui environ 10 000 tonnes de minerai d’uranium dans les zones excavées. Elle compte actuellement 1,96 million de mètres cubes de déchets d’uranium et 26 décharges autour de la ville. La région est également connue pour avoir une grosse activité sismique, ce qui ne fait qu’augmenter le risque de propagation de la radioactivité.

Le combinat chimique de Sibérie

Situé à environ 3 000 km de Moscou, le Sibkhim (en russe et en abrégé), est une usine russe située à Seversk au nord de la ville de Tomsk, comprenant plusieurs réacteurs nucléaires et des installations de séparation isotopique, d’enrichissement et de retraitement de l’uranium et du plutonium et le stockage de centaines de milliers de tonnes de déchets nucléaires. Elle a été utilisée dans le programme de recherche nucléaire de l’URSS pour enrichir l’uranium et le plutonium pendant une quarantaine d’années. Aujourd’hui, des milliers de litres de déchets liquides sont découverts dans des piscines et 113 000 tonnes de déchets radioactifs solides sont stockées dans des conteneurs qui fuient. En conséquence, des taux de mortalité élevés ont été enregistrés dans la faune environnante.

Le polygone du Kazakhstan

Le polygone, également connu sous le nom de site d’essais de Semipalatinsk, a été l’un des principaux sites d’essais d’armes nucléaires de l’URSS pendant la guerre froide. On estime que plus de 450 essais nucléaires ont été effectués dans la région de 1949 à 1989. Dans cette région du monde, près de 200 000 personnes souffrent encore des effets néfastes de la radioactivité.

Sellafield, au Royaume-Uni

Le site de Sellafield, au Royaume-Uni, en 2000. (Photo : EPA)

Sellafield a été construit en 1940 sur la côte ouest de l’Angleterre pour fabriquer du plutonium pour les armes atomiques. En 1957, un énorme incendie a ravagé l’usine d’enrichissement du plutonium pendant trois jours et des quantités massives de fumées radioactives ont été libérées dans l’atmosphère. L’incident est considéré comme le pire accident nucléaire de l’histoire du Royaume-Uni. On estime que l’évaporation des fumées radioactives serait à l’origine de 240 cas de cancer. Selon des associations de défense de l’environnement, la centrale libérerait encore 8 millions de litres de déchets contaminés par jour, ce qui ferait de la mer d’Irlande la mer la plus radioactive du monde.

Hanford, aux États-Unis

C’est ici qu’a été entreposé le plutonium qui a servi à la fabrication de la toute première bombe atomique qui a explosé à Hiroshima, et aussi la seconde qui a éclaté à Nagasaki. Et l’activité atomique a continué durant une bonne partie de la guerre froide. Avec des millions de déchets toxiques et des centaines de mètres cubes d’eau contaminés dans la zone, c’est le lieu le plus radioactif des États-Unis. Le complexe de production nucléaire de Hanford a été construit en 1943 dans le cadre du projet Manhattan. Même si le gouvernement américain a fait de son mieux pour atténuer les effets négatifs en déclassant la centrale, la zone représente encore plus de 65 % des déchets hautement radioactifs du pays, tant sous forme solide que liquide.

La côte somalienneAu cours des années 1980, plusieurs entreprises suisses et italiennes, et même la mafia italienne, ont profité de la réglementation somalienne laxiste et ont secrètement déversé des déchets hospitaliers radioactifs, des déchets nucléaires et des métaux toxiques sur cette côte d’Afrique. L’effet de cette matière radioactive cause encore de nombreux cancers et de nombreuses malformations chez les nourrissons de la région.

Maïak, en Russie

La région de Maïak reste fermée au grand public. (Photo : Ecodefense/Heinrich Boell Stiftung Russia/Slapovskaya/Nikulina)

Le complexe radio-chimique Maïak au nord-est de la Russie a été le théâtre d’essais nucléaires durant des dizaines d’années. En 1957, une explosion a libéré plus de 100 tonnes de déchets radioactifs dans l’air. Le pire c’est que l’explosion a été gardée secrète jusque dans les années 1980 ! Au final, plus de 400 000 personnes ont été exposées aux radiations.

Fukushima, une catastrophe mais …

Fukushima, une catastrophe mais une apocalypse évitée

23.03.2018
Par Guillaume Erner

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