blog de serge

"Rien n'est plus proche du Vrai … que le Faux"

Masterclass 2019 à L’Isle/Serein

Après une semaine de travail intensif conduite par Mélanie Jackson, professeur de technique vocale, accompagnée par son chef de chant, Vincent Leterme, les élèves de la « Masterclass 2019 » de chant Lyrique, se sont produits dans un concert de fin de stage, à L’église « Saint Martin de L’Isle sur Serein.

Les spectateurs, venus nombreux ont pu apprécier le talent remarquable des élèves, dans diverses interprétations extraites de différents registres de célèbres compositeurs de chants lyriques

La plage de Fukushima…

La plage de Fukushima rouverte aux baigneurs 8 ans après la catastrophe nucléaire

La plage de Fukushima rouverte aux baigneurs 8 ans après la catastrophe nucléaire
La plage de Fukushima rouverte aux baigneurs 8 ans après la catastrophe nucléaire – © JIJI PRESS – AFP

Belga Publié le samedi 20 juillet 2019 à 14h44

Huit ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima, la plage de Kitaizumi, à une centaine de kilomètres de la ville nippone, est à nouveau accessible aux baigneurs, surfers et jeux d’enfants depuis samedi.Newsletter info

Cette plage, où s’étaient déroulés les championnats du monde et national de surf, était particulièrement prisée des planchistes avant l’accident nucléaire et le tsunami qui s’est abattu sur la région côtière en mars 2011.

Un tremblement de terre de magnitude 9 au large de l’île avait provoqué un tsunami et un accident nucléaire dans la centrale Daiichi Nuclear Power Station de Fukushima. La catastrophe avait coûté la vie à 18.500 personnes.

« J’ai grandi face à la mer. Revenir ici pour la première fois en 8 ans fait naître en moi un sentiment de nostalgie« , s’émeut une habitante, Sayaka Mori, face aux journalistes de l’agence de presse Kyodo News. Sa maison près de la plage avait été balayée par le tsunami.

Fukushima, …sous Contrôle ?

Fukushima, Situation sous Contrôle ?

Lurinas 18 juillet 2019

Le Japon est passé tout proche de la catastrophe majeure irrémédiable, grâce à une maîtrise toute particulière des premiers jours. Si le danger immédiat est éloigné, les dégâts sont nombreux et leur gestion soumise à une rigueur pointilleuse afin d’en éviter les conséquences encore potentielles menaçantes tels les rayonnements ionisants, les territoires contaminés… Nous allons revenir cette fois sur la situation actuelle des réacteurs, les projections établies à court et moyen termes de la centrale de Fukushima et les solutions envisagées pour contenir définitivement le monstre en sommeil. Mais voilà, rien n’est simple. Fukushima, situation sous contrôle ? 

Le Japon pourra regretter longtemps d’avoir ignoré les avertissements, minimisé le risque d’un tsunami de quinze mètres sur la centrale, alors qu’une vague similaire avait déjà fait plus de 20 000 morts en 1896, avec une hauteur atteignant plus de trente mètres en certains endroits. Et alors même qu’un organisme d’Etat avait estimé non négligeable cette probabilité dès 2002 au large des côtes de Fukushima. Un point aveugle finalement coûteux pour la société japonaise. Il reste avéré que des nécessités financières l’auront emporté sur l’ingénierie et la rentabilité sur la sûreté, ce qui aura pesé dans certains arbitrages. Un rapport du parlement japonais (version française par là) a d’ailleurs révélé la collusion entre les gouvernements antérieurs et l’exploitant.

L’avantage (sic) des anciennes catastrophes nucléaires civiles réside au moins dans leurs problèmes soulevés, les retours d’expérience… Afin de rendre plus efficientes les réactions futures face à de tels événements exceptionnels. Nous avons étudié le contexte particulier qui a prévalu durant ces cinq premiers jours au sein de la centrale même (épisode 2 du préquel) et les questions qu’il a générées.

Mais voilà, loin de nos caméras, la tragédie est pourtant toujours en cours autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Dès le premier jour de la catastrophe, le gouvernement japonais a déclaré l’état d’urgence nucléaire. Tous les résidents ont été évacués, dans un rayon de 3, puis 10 et enfin 20 kilomètres de la centrale (nous reviendrons sur les conditions de vie de la population dans un quatrième volet final).  Aujourd’hui, le mouvement général au Japon est à reprendre le cours normal de la vie nippone, à travers le retour des habitants depuis le printemps 2017, cependant que la Tokyo Electric Power Company (Tepco,  l’exploitant de la centrale, pour mémoire) s’essaye à reprendre le contrôle des installations, programmer l’évacuation des débris des trois cœurs (ce que l’on nomme les coriums) puis la démolition complète du site nucléaire.

Mais quelle est donc la véritable situation actuelle sur cette zone et alentours ? Quelles sont les solutions envisagées pour continuer à maitriser les éléments radioactifs ? Quel est l’avenir de ce site ?

Les grandes manœuvres

Depuis mars 2011 et les manquements révélés (tels que les falsifications des rapports d’accident de la centrale par Tepco), le gouvernement japonais s’essaye également à plus de transparence sur la gestion quotidienne post-catastrophique. Tout un apprentissage : ce n’est ainsi par exemple que deux mois après, en mai 2011, que le gouvernement a reconnu le fait que trois des six réacteurs étaient rentrés en fusion, alors qu’il disposait de cette information dans les heures suivant le tsunami.

Dès décembre 2011, Tepco annonçait l’arrêt à froid (technique qui consiste à stopper un réacteur en situation normale pour changer les barres de combustible par exemple, la température dans la cuve du réacteur descendant alors sous 100°C), laissant envisager la fin de l’état d’urgence et le début de la réhabilitation. Les dégâts étaient tels et les tâches restent si nombreuses que ce sont près de 20 000 travailleurs qui sont intervenus depuis mars 2011. Dans ce genre de situation extrême, comme à Tchernobyl en 1986, c’est au dévouement et aux risques pris par les premiers intervenants que le gouvernement doit d’avoir limité l’ampleur de la catastrophe pour la population japonaise et l’environnement. Les premières interventions se sont faites à l’extérieur, avec peu de moyens. Il a fallu rétablir les lignes électriques, déblayer les débris, souvent avec du matériel télécommandé, immobiliser la contamination au sol et sur les murs par pulvérisation de plastifiants, remonter des diesels et des pompes, rehausser la digue anti-tsunamis. Ces premiers intervenants sont appelés les « liquidateurs », les robots n’étant d’aucune utilité puisqu’ils tombent en panne à cause des radiations élevées mettant en ruine leurs circuits électroniques. Ces équipes d’intervention étaient constituées d’employés de Tepco et de travailleurs recrutés pour la circonstance, attirés par des primes de risque, voire des retraités de Tepco.

Actuellement, des rejets radioactifs pouvant encore être déplorés. La première des actions est de continuer d’arroser les réacteurs, pour lesquelles des équipes se relaient en permanence. Conséquence directe : de l’eau contaminée s’accumule (l’injection d’environ 70 m3 d’eau par jour s’effectuant dans chacun des réacteurs 1, 2 et 3).

Dans le réacteur 3, le cœur a fondu. La radioactivité est encore tellement forte qu’il est impossible de rester plus de dix minutes au sein de l’enceinte. Une explosion d’hydrogène a détruit le bâtiment réacteur. Tous les débris de la partie haute ont été retirés à l’aide d’engins télécommandés et un nouveau bâtiment avec un toit est terminé. Le retrait des combustibles devait débuter en novembre 2018 pour se terminer en 2019 ; finalement l’opération a été retardée puis repoussée en avril 2019. Un retard cumulé de 4 ans a été enregistré par rapport aux plans initiaux, ce qui est conséquent pour cette tranche d’importance rassemblant 566 assemblages usés dans sa piscine. Il y aurait enfin entre 188 et 394 tonnes de corium (mélange aggloméré formé des combustibles nucléaires, des structures métalliques fondues et des bétons du radier sur lequel reposait l’enceinte réacteur). 3000 personnes y travaillent encore sans pouvoir s’en approcher. Les conditions administratives ne comprennent pas d’examens réguliers, quant aux listes précises des ouvriers intervenants, elles souffrent de quelques lacunes.

Les réacteurs 5 et 6 ont été déchargés depuis l’accident et un générateur diesel de secours était encore fonctionnel, si bien que la fusion des cœurs a été évitée sur cette tranche. Ces réacteurs vont être démantelés.

La cuve du réacteur 4 était vide depuis le 11 mars 2011. Aucune fusion ne pouvait se déclarer, mais une explosion sans doute due à l’accumulation d’hydrogène dans l’enceinte a détruit le bâtiment réacteur. Depuis décembre 2014, la piscine de combustible du réacteur (où sont entreposées les barres radioactives usées, pour refroidissement), la plus dangereuse de toutes, a été vidée et les travaux sont arrêtés.

Le réacteur 2 a souffert également d’une fusion du cœur, mais le bâtiment réacteur est entier. Les travaux de récupérations des combustibles usés de la piscine n’ont pas débuté. De nombreux robots ont été envoyés dans l’enceinte de confinement afin de localiser le corium, sans succès jusqu’à janvier 2018. Une seule expédition, faute de radioactivité élevée perturbant définitivement les circuits électroniques, a permis de récupérer des séries d’images grâce auxquelles des dépôts provenant de la dégradation du corium et un élément d’assemblage de combustible tombé au fond de l’enceinte de confinement ont été observés. Il y aurait entre 189 et 390 tonnes de corium dans ce réacteur, avec une valeur nominale à 237 tonnes.

Le réacteur 1 a subi une fusion du cœur et une explosion d’hydrogène a détruit son bâtiment. Recouvert d’une nouvelle structure en 2011, elle a été entièrement démantelée en novembre 2016. La piscine de combustibles a été vidée. Il y aurait entre 232 et 357 tonnes de corium dans ce réacteur, avec une valeur nominale à 279 tonnes.

Les débris de combustible (les coriums) dans les trois réacteurs restent un problème majeur car ils ont fondu à travers les cuves : une méthode de traitement et d’élimination doit être validée à partir de 2022. Le corium de Fukushima, cette masse fondue au cœur du réacteur demeure donc encore totalement immaîtrisable. Après l’accident, Tepco et le gouvernement ont émis l’hypothèse que la plupart des cœurs avaient fondu dans le réacteur et s’étaient arrêtés à l’intérieur. Le scénario envisageait que les coriums s’amasseraient à l’intérieur du piédestal, intacts au fond du récipient de confinement. Permettant d’émettre le vœu de récupérer les cœurs fondus dans 30 à 40 ans et de les stocker dans un navire, laissant conclure à une gestion complète et paisible de la catastrophe.

Fin 2017, Tepco explorait avec des robots le dessous des cuves accidentées pour localiser précisément le corium. Ce qui n’était pas une mince affaire. Cela fait plusieurs fois que le gouvernement et Tepco ont essayé d’envoyer des robots. Mais, nous vous l’avons précisé, la radioactivité est si forte qu’elle interfère sur les circuits intégrés, si bien qu’aucun robot ne revenait de sa mission jusqu’à maintenant. Fin janvier 2018, Tepco a réussi à introduire une caméra de contrôle à distance, semblable à un gastro-oscilloscope, à l’intérieur du socle sur lequel repose le réacteur. On y découvrait alors que le cœur fuyait à travers un grand trou au niveau de la structure métallique, dégageant une radioactivité de 20 Sv par heure (le seuil admissible maximum pour un humain est de 8 Sv). Sur le chemin du réacteur, les rayons ont parfois atteint des taux de 530 à 650 Sv…

(Intérieur réacteur 2 de Fukushima, janvier 2018)

Actuellement, les quatre réacteurs de la centrale Daiichi sont toujours éventrés, et 3000 liquidateurs travaillent tous les jours pour les démanteler. A terme, les parties hautes des réacteurs nettoyées, il faudra ensuite installer des structures de protection, un pont roulant, et un dispositif permettant d’extraire les combustibles puis de les introduire dans un conteneur de transport.

Globalement, Tepco ignore où se trouvent exactement les cœurs des réacteurs fondus. L’injection d’eau dans les réacteurs pour le refroidissement est toujours en cours et constant (à raison de 3 m / heure dans chaque réacteur) provoque une contamination radioactive de plusieurs centaines de tonnes d’eau par jour et la direction de Tepco est astreinte à construire plus de 1000 réservoirs à l’intérieur du site pour entreposer l’eau contaminée. La quantité d’eau contaminée des réservoirs dépasse déjà un million de tonnes depuis quelques mois.

Le traitement et le stockage des eaux contaminées constitue un chantier imposant. Même si une partie importante de l’eau utilisée pour refroidir les coriums provient de la réutilisation d’eau décontaminée, le stock continue d’augmenter. Les différents systèmes de décontamination des eaux permettent de récupérer la presque totalité des radio-éléments, en particulier le césium et le strontium (dans une partie du stock, le tritium est toujours là). Concernant la situation actuelle, le traitement des eaux au tritium (cet autre élément radioactif), plus de 1.2 millions de mètres cube d’eau, sont stockées sur le site saturé. Par conséquent, il est nécessaire de développer la capacité de stockage ou de trouver d’autres solutions. Tepco prévoit d’ajouter d’autres réservoirs à un taux d’environ 500 m3 de capacité par jour et sa capacité sera d’environ 1,37 million de tonnes d’ici 2020. La commission de régulation de l’Energie Nucléaire (NRA) a demandé à plusieurs reprises le rejet en mer de l’eau traitée, mais toujours tritiée, mais la préfecture de Fukushima et les communautés locales n’ont pas accepté (avec le soutien des pêcheurs notamment). Dans le même temps, la NRA propose de supprimer 2400 bornes de mesure de la radioactivité installées dans le département de Fukushima (à l’exception de 12 municipalités basées dans la zone à évacuer)…

Des actions sont engagées pour limiter les écoulements d’eau contaminée vers l’océan. Des revêtements imperméables ont été mis en place sur les sols extérieurs pour limiter l’infiltration des eaux de pluie. Douze puits ont été mis en service à partir d’avril 2014 en amont de la centrale afin de pomper les eaux souterraines en vue de les rejeter à l’océan avant qu’elles ne se contaminent en passant sous les réacteurs accidentés. Le pompage des eaux contaminées autour des réacteurs a débuté en septembre 2015.

D’un point de vue ingéniérique, Tepco met en place depuis juin 2014 un mur de glace : le sol est alors gelé autour des réacteurs 1 à 4, sur une profondeur de 27 mètres et une longueur de 1,4 kilomètres, grâce à une solution réfrigérante (– 30°C) circulant dans un dense réseau de tuyaux. L’efficacité de cette mesure est mise en doute, certaines portions ne parvenant pas à geler (un bétonnage a alors été préféré sur certaines zones).

Enfin, un mur de 900 mètres de long environ a été mis en place le long de l’océan pour limiter l’écoulement des eaux contaminées vers le milieu marin. Dès novembre 2015, une courbure du mur a été constatée sous l’effet de la pression liée à l’accumulation des eaux souterraines.

Alors que les infiltrations étaient d’environ 450 m3 par jour, elles sont descendues à 150 m3/j et devraient diminuer à 100 m3/j.  Les eaux détournées et pompées sont ensuite rejetées à la mer dès lors qu’elles affichent les valeurs réglementaires très basses. Les eaux pompées en aval des réacteurs sont traitées et décontaminées avant rejet.

Passées ces huit premières années, le déchargement du combustible usé des piscines et l’enlèvement des débris ont donc encore été retardés. Quant aux travaux de décontamination, ils se poursuivent dans la préfecture de Fukushima. Environ 16,5 millions de mètres cubes de sols contaminés ont été générés (pour une facture d’environ 26 milliards de dollars). Le gouvernement élabore des plans pour des installations de stockage provisoire (30 ans certainement) des déchets radioactifs dans la préfecture de Fukushima. En dehors de la préfecture de Fukushima, des sols contaminés sont conservés dans chaque municipalité locale, soit plus de 28 000 emplacements (plus de 333 000 m3 au total). Ces déchets sont destinés à être stockés et éliminés dans chaque municipalité locale sans construire de stockage intermédiaire.

Le projet expérimental vise à recycler les terres décontaminées. Elles pourraient être utilisées comme soubassements. A Iitate, ce matériau devrait servir à surélever des terres agricoles dans une zone si contaminée que les directives d’évacuation y sont encore d’actualité.

La grande facture ouverte

En 1961, la loi japonaise sur la réparation des dommages nucléaires a été promulguée. Elle contraint tout exploitant à débloquer une « réserve de sécurité » d’un milliard d’euros (120 milliards de yen), avant même de se lancer dans l’exploitation des centrales nucléaires, puisqu’il est tenu responsable (« responsabilité illimitée ») pour les dommages nucléaires qu’il a causés, même s’il n’a pas commis de faute. Mais elle prévoit aussi de rendre nulle la responsabilité de l’exploitant en cas de « catastrophes naturelles majeures ». Devant l’ampleur des réactions suscitées dans la population nippone, Tepco a finalement décidé de ne pas demander d’exonération. Seulement, il est rapidement apparu que l’énorme somme d’indemnisation dépasserait les ressources financières de la seule compagnie.

Les estimations oscillent entre 250 et 500 milliards d’euros, que l’État japonais a en fait avancé pour partie (incluant les indemnités versées aux victimes). Car les défis techniques et financiers à relever restent colossaux. Les dernières estimations officielles seraient de l’ordre de plus de 65 milliards d’euros pour le seul démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. A cela s’ajoute le montant des indemnisations donc, la décontamination des territoires et l’entreposage des déchets issus de cette décontamination.

En attendant, le procès pénal de Tepco et de ses dirigeants a débuté courant 2018.

Les conditions de travail extrêmes

Nous l’avons évoqué, aucun humain ne peut s’approcher d’un des réacteurs endommagés. L’utilisation de robots télécommandés est privilégiée dans un environnement radioactif où les taux atteignent 530 sieverts par heure. Même en utilisant des robots, le travail ne peut être effectué que pendant des durées très courtes, car les robots ne peuvent supporter que moins de deux heures d’exposition.

Longtemps l’accès aux bâtiments a été interdit par la présence d’eaux très radioactives dans les sous-sols. Trois techniciens furent d’ailleurs irradiés pour avoir marché dans une flaque d’eau et deux d’entre eux furent hospitalisés quelques jours pour des brûlures. Plus largement, la question des conséquences sanitaires des intervenants devra être abordée. De 6000 à 8000 salariés travaillent quotidiennement sur le site. Officiellement, quatre travailleurs ont eu à souffrir de maladies professionnelles reconnues comme résultant de l’accident de Fukushima : trois cas de leucémie et un cas de cancer de la thyroïde, sur les 20 000 personnes qui ont œuvré sur le site entre décembre 2011 et mars 2014 selon les études épidémiologiques (période pendant laquelle la limite de dose avait été portée de 100 mSv à 250 mSv par an pour permettre aux travailleurs d’effectuer des travaux d’urgence).

Oui, en situation d’urgence, on relève les normes sanitaires pour permettre d’intervenir. La loi autorise ainsi (avec l’aval de l’AIEA, l’agence internationale de l’énergie atomique) pour les travailleurs du nucléaire une exposition cumulée maximum de 250 mSv (valeur pour laquelle la probabilité de contracter un cancer est voisine de 1%).
À la fin 2016, 174 travailleurs avaient dépassé 100 mSv, une estimation probabilistique présageant que 2 à 3 cas de cancers additionnels pourraient survenir en plus des 70 cancers environ attendus en l’absence d’exposition. Selon les chiffres officiels, trois décès parmi les travailleurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont été ajoutés aux 64 travailleurs décédés des conséquences de leur travail.

Dans le même temps, la norme est modifiée également pour la population civile de 1 à 20 msv/an.

Avenir rose fuchsia phosphorescent

En septembre 2017, le gouvernement japonais a révisé la feuille de route à moyen et long termes relative au processus de démantèlement de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi pour lequel trente à quarante ans semblent s’avérer officiellement nécessaires. Huit ans après l’accident, les actions pour maîtriser les installations se poursuivent donc avec l’objectif d’aboutir au démantèlement d’ici 30 à 40 ans. Attendez, nous vérifions… Oui, c’est l’estimation actuelle : le démantèlement est envisagé dans un calendrier de 30 à 40 ans ! Cela correspond au retrait des combustibles présents dans les piscines des réacteurs, au retrait des combustibles dégradés et enfin au démantèlement complet des installations.

Quant aux coriums, ces magmas plus ou moins liquides de très hautes températures et radioactivité, ils ne seraient récupérés au mieux avant 2025, si les programmes de recherche robotique afin de développer des moyens d’investigation complémentaires à ceux déjà mis en œuvre et de concevoir les moyens nécessaires le permettent…

Brèfle, dans ce calendrier irréaliste, les travaux de restauration se poursuivent à Fukushima. Ce qui n’est pas une mince affaire compte tenu de l’état de nos connaissances et du niveau d’intervention et compétences dans ce type de contexte. Et la reconstruction semble en certaines zones s’effectuer selon des considérations des droits de l’homme ‘assez révisées’. De grandes quantités de déchets de décontamination sont en effet stockées dans des zones où l’ordre d’évacuation a été levé et l’exposition aux rayonnements n’y est pas entièrement sous contrôle.

Par ailleurs, la baisse de la radioactivité et les travaux de décontamination dans les territoires contaminés ont permis de lever l’ordre d’évacuation dans la quasi-totalité des zones où le retour était envisageable à court ou à moyen terme. Le choix pour les résidents est alors faussement cornélien : retourner dans leur zone d’habitation alors que les conditions sanitaires ne sont pas encore efficientes ou rester éloignés de la préfecture de Fukushima alors que tout soutien financier est levé pour ceux autorisés à rentrer.

Une telle catastrophe impacte durablement un pays, quel qu’il fusse. En termes de gestion des populations, des territoires contaminés, de réparations pour les générations futures, d’impacts sanitaires… Au-delà de son anticipation, dans quelle mesure la reproduction de ce type d’événement peut-elle voir ses conséquences amoindries ?

Qu’apprend-on vraiment d’une catastrophe ?

Le chercheur Kohta Juraku travaille en recherche sociale qualitative au département des sciences humaines et sociales de l’Université de Tokyo Denki. Sa problématique est par exemple de savoir « pourquoi [il est] si difficile d’apprendre des accidents ».

Prenons SPEEDI, le système de simulation en temps réel pour la radioprotection développé et mis en œuvre sur 30 ans. Il a manqué à sa mission attendue lors de la catastrophe de 2011 : sa sortie n’a jamais été diffusée pour aider à l’évacuation dans la phase aiguë de la catastrophe. De ce secret gouvernemental injustifié, Kohta Juraku en retient les facteurs qui ont entraîné un débat animé quant à l’utilité pratique de SPEEDI. Après l’accident nucléaire, dans ce même ordre d’idée, c’est l’ensemble de la société japonaise qui a souhaité rapidement mener des enquêtes afin d’identifier la cause première de la catastrophe. Quatre grandes commissions d’enquête ont mené des investigations sur les accidents et publié leur rapport final au milieu de l’année 2012. Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement que les processus, les causes, les antécédents et les impacts de l’accident nucléaire de Fukushima ont été bien appris.

Comment cela ? Prenons les ingénieurs nucléaires nippons.

Estimant que leurs connaissances techniques étaient suffisantes pour comprendre ce qui n’allait pas et pour atténuer la crise, ils ont alors cherché à assurer au public que l’état des centrales nucléaires paralysées de Fukushima n’était pas aussi grave que ce qu’il paraissait. En réalité, les problèmes qui se sont posés lors de la crise nucléaire de Fukushima ont dépassé les attentes des ingénieurs. En se concentrant sur la période d’urgence de la catastrophe nucléaire de Fukushima, il ressort que des biais épistémologiques ont incité les ingénieurs nucléaires japonais de haut niveau à effectuer des évaluations inexactes, ce qui a entraîné une crise prolongée.

Juraku avance le concept d’ingénierie robuste et la façon dont il est utilisé pour surestimer la capacité du système nucléaire à résister aux chocs externes. Aussi, les résultats de toutes ces enquêtes ont plutôt permis de sanctionner l’industrie nucléaire, de produire des réformes de réglementation au lieu de s’interroger sur les systèmes technologiques complexes et à haute fiabilité, ainsi que leurs défaillances.

Alors qu’attendre d’un tel accident nucléaire du point de vue de l’apprentissage ? Concernant les déficits en matière de gouvernance des risques du programme nucléaire ? La résilience doit-elle être le nouveau paradigme en matière de sûreté nucléaire ? Quelles éthiques dans le processus d’apprentissage social post-accidentel ?

Juraku affirme que certains déficits de la gouvernance nucléaire japonaise sont restés, voire se sont trouvés aggravés par rapport à avant l’accident de Fukushima. L’opinion publique reste ainsi majoritairement négative sur le programme nucléaire dans son ensemble, sur les organisations concernées et sur le redémarrage de centrales nucléaires modernisées, tandis que l’administration Abe (premier ministre de la péninsule) a officiellement décidé de maintenir l’utilisation de l’énergie nucléaire au Japon en tentant de rétablir la confiance du public.

Un accident nucléaire grave aurait pu être interprété comme l’un des cas les plus extrêmes et les plus typiques d’accident d’organisation avec des conséquences graves. Il va sans dire que l’affaire Fukushima a été la première expérience de ce type pour la société japonaise. L’un des problèmes centraux des problèmes de Fukushima est qu’il n’a pas été mis à profit de façon efficiente. Parce que les réponses qui pourraient être légitimement apportées reposent sur autre chose que des chiffres.

Opération HNK

Les causes structurelles de ce type de catastrophe se résument dans le fonctionnement du « secret institutionnalisé ». L’accident nucléaire de Fukushima aurait été causé par des insuffisances techniques associées à des obstacles institutionnels. Et c’est certainement là le problème principal inhérent. Qui pourrait se reproduire dans n’importe quel pays industrialisé nucléarisé si l’expérience ne servait à rectifier ces biais.

Ainsi, les nombreuses questions que pose la sûreté des centrales méritent d’être débattues. Toutes celles perçant sous les articles dédiés à Fukushima, mais aussi celles liées à l’absence de diesels d’ultime secours, et les récents reproches du président de l’Autorité de sûreté nucléaire à EDF et Orano sur leur médiocre réactivité en matière de sûreté et le non-respect de leurs engagements. Notre pays, nucléarisé comme aucun autre, ne peut se permettre de ne pas aborder toutes les problématiques liées à ce secteur industriel particulier.

C’est, au-delà des débats publics et consultations en cours, toute la lumière que nous nous apprêtons à faire sur le nucléaire en France. Un dernier épisode du préquel de notre projet vous sera proposé prochainement : il concernera la vie de la population dans ce contexte post-catastrophique.

Opération HNK in progress !

Lurinas

Plus radioactives que…

Plus radioactives que Tchernobyl et Fukushima, ces îles du Pacifique sont des victimes de la guerre froide

L’analyse d’échantillons de sol a révélé que les îles Marshall, situées au beau milieu de l’océan Pacifique, gardent de profonds stigmates des essais nucléaires que l’armée américaine y a menés. Les taux de radioactivité de cette zone dépassent ainsi ceux de Tchernobyl et de Fukushima.

Les taux de radioactivité des îles Marshall, sur lesquelles les États-Unis ont effectué plus de 65 tests nucléaires pendant la guerre froide, sont supérieurs à ceux de Tchernobyl et de Fukushima, révèle une récente étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Columbia et évoquée dans le New York Post.

Les chercheurs ont analysé des échantillons de sol prélevés sur quatre îles inhabitées, concluant que le taux d’isotopes radioactifs y était «nettement» plus élevé que celui autour de Tchernobyl et Fukushima.

Cette étude a été menée en lien avec le «potentiel de repeuplement d’au moins certains des atolls des Îles Marshall», a expliqué David Krofcheck, du département de physique de l’Université d’Auckland.

Selfies à Tchernobyl ou le boom touristique dans la zone d’exclusion autour de la centrale

© Sputnik . StringerSelfies à Tchernobyl ou le boom touristique dans la zone d’exclusion autour de la centraleEntre 1946 et 1996, les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont effectué des centaines d’essais nucléaires sur des îles du Pacifique.

Les Américains ont notamment réalisé plus de 100 tests, dont 67 entre 1946 et 1958, sur les atolls de Bikini et d’Enewetak, dans les Marshall, à mi-chemin entre l’Australie et Hawaï.

La bombe «Cactus», qui a explosé en 1958 sur l’île de Runit, y a laissé un profond cratère. Deux décennies plus tard, l’armée américaine a déversé dans celui-ci les déchets contaminés de dizaines d’autres tests. Le tout a été recouvert en 1979 d’un vaste dôme circulaire de béton de 115 mètres de diamètre et de 45 centimètres d’épaisseur.

Cette solution de stockage devait être temporaire. Pour des raisons de coûts, le fond du cratère n’a pas été isolé à l’aide d’une couche de béton, engendrant les craintes d’un lessivage des matières radioactives.

Hommage à Soutine

Un hommage en grande pompe, dédié à Chaïm SOUTINE, avec la présence de Igor FISSENKO, ambassadeur de Biélorussie, en présence d’une délégation de jeunes étudiants en peinture, venant de Biélorussie, accompagnés de leur professeur.

Cérémonie clôturée par la pose d’une plaque sur la maison où le célèbre peintre et sa compagne on séjourné pendant quelques temps dans le village de Civry-sur-Serein, commune de Massangis dans l’Yonne entre 1939 et 1940.

Sécurité Risque nucléaire

Le plan particulier d’intervention élargi à 26 communes du Saumurois

Samuel Gesret a pris ses fonctions de sous-préfet de Saumur le 20 mai 2019.

CO – Mélanie MAROIS

L’État établit le Plan particulier d’intervention (PPI) qui a vocation à protéger la population et l’environnement en cas d’incident dans une centrale nucléaire. Le périmètre d’intervention a été élargi de 10 à 20 km en 2019.

Les 57 000 habitants des 26 communes concernées dans le département ont reçu cette semaine un courrier de l’État, les informant de l’extension du Plan particulier d’intervention (PPI) autour de la centrale nucléaire de Chinon. En septembre, ils pourront retirer leurs pastilles d’iode.

Ingénieur en prévention des risques industriels, passé par tous les échelons hiérarchiques des services de secours et d’incendie, Samuel Gesret est un expert reconnu en sécurité civile. Avant de prendre ses fonctions de sous-préfet de Saumur le 20 mai 2019, il a assumé le même rôle dans l’arrondissement de Chinon.

Pourquoi les périmètres des Plans particuliers d’intervention (PPI) autour des centrales nucléaires ont-ils été élargis à 20 km ?

Après Fukushima en 2011, on a constaté que les zones significatives étaient à 20 km. On a trouvé de la radioactivité plus loin, évidemment, mais sur des seuils faibles. L’idée est d’associer un maximum de population. Communiquer en amont, savoir ce qu’il faut faire en cas d’incident. C’est très pertinent. J’ai passé ma vie à gérer des crises. Tout ce qui peut être fait en amont, il faut le faire. Tout ça, c’est du temps de gagné le jour J, s’il y a un incident un jour.

Le risque nucléaire a-t-il augmenté ?

Clairement, non. Il a même baissé. Après Fukushima, où il y avait eu une rupture d’alimentation électrique, des travaux ont été réalisés dans les centrales nucléaires françaises pour augmenter la sécurité et les contrôles. L’avantage du nucléaire, c’est que les installations sont particulièrement contrôlées, par EDF, l’État et l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Mais il n’y a pas de risque zéro.

Le nouveau PPI impose aux communes de penser une nouvelle organisation ?

On leur demande d’ajouter le risque nucléaire à leur Plan communal de sauvegarde (PCS). Ici, toutes les communes en ont un, avec le risque inondation lié à la Loire et le risque d’effondrement des cavités souterraines. En cas d’incident, l’État et les collectivités travaillent ensemble.

Quelles mesures sont prises ?

Il y a une partie évacuation et une partie mise à l’abri. Les choix sont faits en fonction de la gravité et du temps qu’on a pour intervenir.

Comment les habitants vont-ils être informés ?

Ils ont reçu cette semaine un premier courrier. Ils en recevront un autre en septembre, avec la marche à suivre et un flashcode pour retirer ses pastilles d’iode dans les pharmacies équipées. Les établissements recevant du public sont aussi concernés, les écoles, les entreprises, les hôtels, les hôpitaux, etc. Il faut qu’ils puissent fournir des pastilles d’iode au public se trouvant dans leurs locaux.

Quelle est l’utilité de la pastille d’iode ?

L’iode se fixe sur la thyroïde. La pastille d’iode permet de saturer sa thyroïde afin que l’iode radioactif ne s’y fixe pas. Si cela arrive, le risque pour la santé n’est pas immédiat. Le risque, c’est de développer un cancer. Il peut y avoir un incident sans émission d’iode. Il faut utiliser la pastille d’iode si la consigne en est donnée.

Que se passe-t-il pour la population qui vit à plus de 20 km ?

La préfecture du Maine-et-Loire prépare un plan Orsec pour intervenir au-delà des 20 km. Si c’est nécessaire, d’autres pastilles d’iode seront distribuées.

Les six réflexes à adopter

En cas de problème, le signal d’alerte de la sirène est utilisé. Six réflexes sont à adopter.

• Premièrement, se mettre rapidement à l’abri dans un bâtiment. Fermer les portes et les fenêtres, couper la ventilation.

• Ensuite, se tenir informé des consignes de protection données par les pouvoirs publics, via la radio, la télé ou le site Internet de la préfecture.

• Troisièmement, ne pas aller chercher ses enfants à l’école. Ils sont pris en charge dans l’établissement et il faut éviter les déplacements afin de rester à l’abri au maximum.

• Quatrièmement, ne pas saturer les réseaux de communication, donc limiter l’usage du téléphone.

• Cinquièmement, prendre l’iode dès qu’on en reçoit l’instruction. La dose doit être prise uniquement et immédiatement à la demande du préfet.

• Enfin, se préparer à une éventuelle évacuation. Préparer le kit d’urgence : papiers personnels, traitements médicaux, vêtements, nourriture et boisson.

Plus d’infos sur le site Internet : www.distribution-iode.com.

Ça tourne plus rond à la Bastille

Bastille : un nouveau sens de circulation pour la place 

Dans le cadre du réaménagement de la place de la Bastille qui s’achèvera à l’automne 2019, le plan de circulation de la place change définitivement à partir du 18 juin. 

A partir du 18 juin, le plan de circulation de la place de la Bastille évolue. Ce changement s’inscrit dans le cadre du réaménagement en cours de la place.

Quel est va être le nouveau sens de circulation? 

Que faire pour circuler pendant la mise en place du nouveau tracé ?

Nos conseils aux automobilistes : évitez le secteur de la Bastille le 17 juin à partir de 21 heures jusqu’au 18 juin dans la matinée. Adaptez votre itinéraire en amont afin d’éviter le secteur de la Bastille le temps de cette mise en place. Des plots en béton seront posés afin de délimiter les contours de la future presqu’île piétonne qui s’étendra de la colonne de Juillet au port de l’Arsenal.

Les sens de circulation des rues débouchant sur la place seront progressivement modifiés au cours de la nuit. 

Quelles conséquences pour les boulevards Beaumarchais et Richard Lenoir ?

Attention : les automobilistes arrivant sur la place de la Bastille depuis le boulevard Beaumarchais ou le boulevard Richard Lenoir ne pourront plus aller directement dans l’est parisien depuis la place. Il faudra adapter votre itinéraire en amont. Seuls les bus pourront se rendre directement dans l’est depuis la Bastille.

Voici les itinéraires possibles à partir du 18 juin pour les automobilistes arrivant sur la place depuis les boulevards Beaumarchais et Richard Lenoir.

La rue de Lyon est mise à sens unique

Le sens de circulation de la rue de Lyon est modifié : les automobilistes ne pourront plus l’emprunter pour sortir de la place de la Bastille en direction de la gare de Lyon.

Quels sont les nouveaux itinéraires conseillés? 

Pour se rendre à la gare de Lyon, à Nation ou à l’hôpital Saint-Antoine : 

  • depuis la place de la République : privilégiez le boulevard Voltaire en amont (pour Nation ou l’hôpital Saint-Antoine) puis le boulevard Ledru-Rollin (pour la gare de Lyon);
  • depuis les boulevards Beaumarchais et Richard Lenoir : empruntez la voie Mazas par le boulevard Bourdon, puis le tunnel Van Gogh (pour la gare de Lyon). et le boulevard Diderot (pour Nation ou l’hôpital Saint-Antoine).

Pour se rendre à l’hôpital des Quinze-Vingts : 

Depuis les boulevards Beaumarchais et Richard Lenoir : empruntez l’avenue Ledru-Rollin par le boulevard Voltaire puis la rue de Lyon afin de rejoindre la rue de Charenton.

Japon : l’erreur…

Japon : l’erreur d’un employé fait croire à un incident nucléaire

Ph. L. avec AFP|19 juin 2019, 14h24|MAJ : 19 juin 2019, 15h59

Le site nucléaire Kashiwazaki-Kariwa dans la préfecture de Niigata, est opéré par la même compagnie que le site de Fukushima, ravagé par le séisme et le tsunami de 2011.  AFP

A la suite du séisme de mardi, l’employé a coché la mauvaise case sur un rapport adressé par fax aux autorités locales. La compagnie Tepco, la même qu’à Fukushima, s’est confondue en excuses.

La compagnie d’électricité japonaise Tepco a failli créer la panique dans la nuit de mardi à mercredi en signalant des anomalies sur un site nucléaire à la suite d’un séisme. Il s’agissait en fait d’une erreur d’un employé.PUBLICITÉ

L’employé de Tokyo Electric Power, connue dans le monde entier comme exploitante de la centrale de Fukushima accidentée en mars 2011, avait coché la mauvaise case sur un fax, outil de communication encore fréquemment utilisé au Japon entre organismes officiels.

L’employé étourdi avait coché une case qui signifiait « présence d’anomalie », concernant les équipements de refroidissement d’un bassin de combustible d’un des sept réacteurs du site. Un second employé a vérifié avant d’envoyer, sans remarquer la gaffe.

Une gaffe «pitoyable », selon le maire qui l’a remarquée

Le tout s’est produit 30 minutes après le séisme de magnitude 6,4 enregistré près de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, dans la préfecture de Niigata. C’est le maire d’une des municipalités destinataires de cette information qui a remarqué l’erreur : Masahiro Sakurai s’est empressé de faire appeler Tepco pour avoir des détails sur ce rapport.

La compagnie a compris sa bourde et l’a rectifiée 17 minutes plus tard. Un porte-parole a présenté les excuses de l’entreprise et promis qu’elle serait plus vigilante. Jugeant « pitoyable le fait de se tromper sur une information aussi importante en pleine crise », le maire a protesté pour cette gaffe auprès de Tepco.

Déjà affectée par un tremblement de terre meurtrier en 2007, la centrale Kashiwazaki-Kariwa, la plus importante du Japon, est actuellement à l’arrêt. Elle ne pourra redémarrer que si elle se met en conformité avec les nouvelles normes de sûreté durcies après l’accident de Fukushima.

La direction de Tepco dit étudier le démantèlement de ses réacteurs 1 à 5 mais espère pouvoir relancer les unités 6 et 7. Le séisme de mardi soir, en dépit de sa force, n’a fait que des dégâts mineurs et 26 personnes ont été blessées, dont deux sérieusement.

Japon: Alerte tsunami

Le Japon frappé par un puissant séisme dans le Nord-Ouest

L’alerte tsunami a été levée environ deux heures et demie après le tremblement de terre. La crainte de répliques est en revanche toujours importante. 

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 16h17, mis à jour à 18h25

Carte montrant l’épicentre du séisme de magnitude 6,8 ressenti mardi 18 juin au Japon.
Carte montrant l’épicentre du séisme de magnitude 6,8 ressenti mardi 18 juin au Japon.

Un violent séisme s’est produit dans la soirée de mardi 18 juin, au large de la préfecture de Yamagata, dans le nord-ouest du Japon. L’agence de météorologie japonaise a estimé sa magnitude à 6,8. Dans l’immédiat, on ne signale ni victime ni dégâts majeurs.

Les autorités ont émis, dans un premier temps, un avis de tsunami, craignant qu’un raz-de-marée d’un mètre ne déferle sur une partie de la côte nord-ouest de l’île de Honshu. Mais l’alerte a été levée environ deux heures et demie après le tremblement de terre.

« Des secousses vraiment fortes ont été ressenties », a rapporté un commentateur de la chaîne publique NHK, qui a immédiatement interrompu ses programmes pour diffuser les informations relatives à ce séisme ressenti dans une très large partie de l’île principale d’Honshu, y compris à Tokyo. Les secousses ont notamment atteint une intensité grimpant à 6 + sur l’échelle japonaise de ressenti dans plusieurs localités, un niveau auquel il est jugé difficile de se maintenir debout.

Crainte de répliques

« Il est fort possible que se produisent de nouvelles fortes secousses, soyez vigilants », répétaient en boucle les commentateurs des chaînes de télévision, insistant sur le danger près des côtes. Les centres d’appel des services d’urgence ont été instantanément saturés, et des coupures de courant constatées, tout comme des fuites de gaz et des trains stoppés. Les compagnies d’électricité n’ont toutefois pas signalé d’anomalies dans les installations situées dans le périmètre affecté.

Le tremblement de terre s’est produit en pleine nuit dans une zone en grande partie rurale et il n’est ainsi pas facile de tout évaluer rapidement. La NHK a rapporté des glissements de terrain au moment où des habitants étaient en train d’évacuer leurs logements. Le gouvernement a monté une cellule spéciale pour suivre la situation et mettre en œuvre les dispositions nécessaires, a précisé le porte-parole de l’exécutif, Yoshihide Suga, lors d’un point de presse.

Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année environ 20 % des plus violents séismes recensés sur la planète. Tous les Japonais gardent en mémoire le terrible tsunami du 11 mars 2011 qui, suite à un tremblement de terre de magnitude 9 au large, avait tué 18 500 personnes et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima.

Massangis: Inauguration EDF

C’est sous un air de Garden Party que s’est déroulée ce lundi 17 juin 2019 l’inauguration d’un circuit découverte à vocation touristique et pédagogique organisé par EdF, avec pour objectif, la découverte des nouvelles productions d’énergies nouvelles et les métiers de demain dans ce domaine.

Le Sentier-1 from angeles serge on Vimeo.

Les sentiers pédagogiques

Une nouvelle approche ludique et instructive pour présenter les énergies de demain au travers des moyens naturels à dispositions

Sans prétention d’asservir la nature, cette dernière se voit partenaire et protégée au travers d’une demande grandissante de consommation énergétique liée à une population en constante augmentation et à l’impact du réchauffement climatique

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